|
|
|
"Proposer
des produits simples et sécuritaires", "un outil de motivation",
c'est ainsi que Roger Laurenceau, directeur de la clientèle entreprise
à la BNP Paribas à Grenoble, qualifie les nouveaux plans d'épargne
salariale lancés par Bercy. Leur objectif : "Permettre aux chefs
d'entreprises de moins de 100 salariés de bénéficier de l'ensemble
des plans d'épargne", souligne Patrick Lamy, responsable de l'épargne
d'entreprise à la BNP. Le PEI, à la différence du PEE est mis en
place grâce à un accord collectif ou après négociation avec les
représentants du personnel d'une entreprise.
|
|
|
|
Roger
Laurenceau, directeur de la clientèle entreprise à la BNP Paribas
à Grenoble.nt.
|
Il
permet une mutualisation des frais. "Une entreprise adhérente à un PEI
dans sa branche peut aussi verser dans un PEE de groupe", poursuit le
spécialiste. Autrement dit, les plans peuvent se compléter, pourvu que
l'abondement de l'employeur ne dépasse pas 2 300 €(15 000 F) répartis
entre un PEE et un PEI. A noter que l'abondement maximum pour un PPESV
est de 4 600 €.
La somme des trois dispositifs ne pouvant donc dépasser 6 900 € et
ce, dans la limite d'un versement du salarié qui ne dépasse pas le quart
de sa rémunération annuelle brute. Enfin, le PEI ouvre la porte à l'actionnariat
salarié et peut faire l'objet d'un accord de participation dans les entreprises
de moins de 50 employés. Quant au PPESV, le législateur l'avait imaginé
comme le premier fonds de pension français ; il s'est rapidement transformé
en un dispositif d'épargne à long terme. Il se présente sous deux formes,
soit avec un blocage à 10 ans, soit avec des blocages glissant d'années
en années. Un salarié peut en détenir plusieurs. Si l'abondement de l'employeur
est inférieur à 2 300 €, certaines charges sont allégées pour alimenter
le fonds spécial des retraites. Le PPESV est toujours soumis à un accord
et des parts de FCPE peuvent être investies dans l'économie solidaire
avec des encouragements fiscaux à la clé. Enfin l'alimentation des PPESV
s'effectue en versements volontaires, en abondements, mais aussi grâce
aux participations ou par transfert de sommes des PEE ou PEI. Si les conditions
de déblocages sont classiques pour les plans d'épargne, elles se réduisent
pour les plans partenarieux.
Les banquiers se rejouissent de la réforme. Les "carottes fiscales" générées
par ces nouveaux produits vont amener nombre d'entreprises sur le marché
de l'épargne salariale. Moins de 50 % des PME sont actuellement équipées
de plans d'épargne. Satisfaction aussi des mandataires sociaux car la
condition d'accord ouvre la négociation avec les salariés de l'entreprise.
Roger Laurenceau signale encore que dans le secteur high-tech, il s'agit
"d'un outil moderne pour passer de la start-up au stade de développement".
"Mais le PEE reste compétitif et trop peu utilisé. Il est pourtant entièrement
défiscalisé", souligne Guy Lapierre, conseiller en gestion de Patrimoine
à Act Performance à Montbonnot. Avec ses produits pluriels, il entend
jouer la carte du choix et de la proximité. "Pour de simples artisans,
avec trois ou quatre salariés, l'épargne salariale devient possible".
Une clientèle à conquérir. Il pense toutefois que le législateur n'est
pas allé assez loin et que, dès lors, "les fonds de pension sont inévitables".
Question à José Beaurin,
Directeur du centre d'affaires de la Banque Rhône-Alpes à Grenoble.
En quoi consiste
votre service d'alerte par e-mail destiné aux PME-PMI ?
"La Banque Rhône-Alpes lance un nouveau service internet destiné à alerter
par e-mail ses clients PME-PMI. Ils ont ainsi la possibilité d'être informés
sur leurs impayés LCR (lettre de change relevé) et sur les virements reçus
de l'étranger (avis de paiement TEX). L'objectif pour l'entreprise est
d'être informée le plus en amont possible d'une réception ou non de fonds
attendus d'un client étranger. Cela lui permet de réagir rapidement et
de débloquer une commande. Sinon, elle peut relancer son acheteur ou décider
de ne pas le livrer. De plus, notre client peut choisir par internet les
adresses auxquelles les messages d'alerte sont envoyés. Les communications
ont lieu trois fois par jour (9 h, 11 h 30 et 15 h). C'est une réponse
aux nombreux appels en provenance des entreprises à l'export qui demandaient
des nouvelles de leurs virements. Si les PME-PMI sont ciblées, c'est parce
qu'elles sont les plus utilisatrices du service internet transactionnel.
La Banque Rhône-Alpes compte plus de 500 de ces entreprises sur l'Isère
et leur abonnement à ce service a augmenté de 10 % le mois dernier sur
Grenoble. Quant au nombre de connexions au site, elles suivent une croissance
exponentielle."
Rubrique
réalisée par Isabelle Doucet-Sardin
|