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Le Banc de l'Ours, pour les faims de loup |
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Au-dessus
d'Autrans, à l'orée de la Combe de Nave, le Banc de
l'Ours accueille depuis le début de l'année tous les
pratiquants de la montagne. Une auberge d'altitude qui allie la
convivialité à l'authenticité de la cuisine
du Vercors.
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Après l'effort, le réconfort en compagnie de David
et Eléonore Pasqualon.
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Eléonore et David Pasqualon reviennent semer sur leur terre
natale. Ils sont enfants du pays et pour eux, c'était écrit,
l'aventure professionnelle devait nécessairement finir par
épouser les contours magiques du Vercors. "A Grenoble,
nous étions nostalgiques des montagnes et je savais depuis
longtemps que je reviendrais créer un projet de restauration",
raconte David, ancien juriste.
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"Par nos relations, nous savions que le concept du refuge
fonctionnait plutôt bien par ici", poursuit Eléonore,
qui travaillait précédemment dans une agence d'intérim.
Cette ancienne fermette au milieu des sapins, dominée par
un frêne bienveillant et ouverte plein sud, ils la connaissaient
bien. Elle se dressait au carrefour des vététistes,
skieurs et randonneurs, et attendait, en se délabrant lentement,
de trouver la vocation que sa situation idéale lui permettait
encore d'espérer. "Ce n'était plus que quatre
murs de pierres dans la broussaille, se rappellent-ils, et plus
de six mois ont été nécessaires pour tout
refaire."
Une SCI pour gérer l'immobilier, une EURL pour l'exploitation
de l'enseigne, et voilà David et son épouse lancés
dans l'aventure. Avec leurs proches, ils vont assurer plus de
la moitié des travaux de reconstruction et de viabilisation
du site. "Nous avons préparé nous-mêmes
les boiseries et entrepris une grande partie de la maçonnerie,
de la plomberie et de l'électricité, ce qui nous
a permis de réduire nos investissements de 60 %, soit près
de 80 000 E", concède David. De nombreux partenaires
ont suivi le projet, de la commune d'Autrans à la région
Rhône-Alpes, via la subvention 1001 Talents, en passant
par la CCI de Grenoble pour l'élaboration du business plan
et l'orientation vers les dispositifs d'aide tels qu'Isère
Sud Initiative. "Nous nous sommes centrés sur un concept
précis, qui complète l'offre de restauration à
Autrans : restituer le plus authentiquement possible le charme
d'un refuge de montagne, avec une cuisine simple à base
d'aliments frais du terroir (recettes fromagères, poulet
aux morilles, lapin en sauce
), dans un cadre à la
fois intimiste et convivial, où le client, qu'il soit sportif,
marcheur, touriste ou ramasseur de champignons, crée lui-même
son ambiance." Le Banc de l'Ours dispose de deux salles de
restauration, avec à l'étage, un espace de 35 couverts
qui élargit la clientèle vers les repas familiaux
et les déjeuners d'affaires. Eléonore et David ne
manquent pas d'idées pour assurer un flux d'activités
constant en toutes saisons et dépasser l'objectif initial
des 75 000 E de chiffre d'affaires. "Nos ambitions ne
doivent pas trahir notre image. Nous proposons des animations
spécifiques comme les saucisses grillées sur la
terrasse après une journée de ski. Nous travaillons
aussi avec les mushers pour des étapes gastronomiques sur
leurs circuits." Cet été, le Banc de l'Ours
prévoit des circuits en calèche autour du domaine
boisé avec pause obligatoire sur sa terrasse aménagée
de 40 places, inondée de soleil
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En bref |
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L'info
tout schuss !
La société meylanaise Innov'adhoc-Apprima, spécialisée
dans le traitement et la gestion de données, met au point
un nouveau concept pour la station des Sept-Laux : un système
d'information personnalisée et adressée en temps réel
sur les téléphones portables des clients. En s'abonnant
via Internet à ce service gratuit, les skieurs reçoivent
plusieurs textos sur leur téléphone portable au cours
de l'hiver. Ces messages courts leur assurent notamment les conditions
météo et de qualité des pistes.
Nuits à prix câlins
L'Office de tourisme de Grenoble se joint à une opération
de promotion nationale destinée à mieux profiter des
week-ends de visite. Baptisée "Bon week-end en villes",
elle permet aux personnes séjournant en fin de semaine dans
l'une des 42 villes participantes de bénéficier de
deux nuits d'hôtel pour le prix d'une. Pas moins de 18 établissements
de l'agglomération s'associent à la démarche,
parmi lesquels le Grand Hôtel Mercure Président, l'Hôtel
Europole, Kyriad Meylan, Best Western Terminus et l'Hôtel
Gloria.
Bien toqué !
Le restaurant Les Terrasses à Uriage-les-Bains a reçu
sa deuxième étoile au guide Michelin. L'établissement
du chef Philippe Bouissou est à nouveau récompensé,
moins de deux ans après son premier macaron. L'événement
est d'autant plus rare qu'il faut remonter aux années 1970
pour retrouver d'autres deux-étoiles dans la région
grenobloise, avec Jo Rostang et René Brunet. Les Terrasses
font désormais partie du club des dix "deux-étoiles"
en région Rhône-Alpes (79 sur la France entière).
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