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La Bâtie de haut en bas. |
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A l'image de Saint-Ismier, la zone d'activités de la Bâtie,
située au niveau de l'échangeur du même nom
sur l'A41, a des airs de "village d'entreprises". Des
PME comme Leas jouent la carte de la fidélité à
leur commune d'accueil, laquelle ne dévoile encore qu'une
partie de son potentiel.
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Jacques Sarrault, président
de Leas.
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Si la qualité de vie au travail se mesure pour partie à
l'environnement et à l'accessibilité des entreprises,
alors celles situées sur la zone d'activités de la
Bâtie à Saint-Ismier peuvent afficher certains atouts.
Depuis l'été 2002, une dizaine de PME ont investi
les 3,5 ha disponibles en bordure de l'autoroute de Chambéry.
Avec au cur de la vallée du Grésivaudan, une
vue imprenable sur Belledonne. "Le maire de Saint-Ismier nous
a fait confiance en nous acceptant à Pont-Rivet au démarrage
de notre activité en 1987", explique Jacques Sarrault,
président de la société Leas, créée
avec Jean Angelidis, directeur général.
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L'aventure s'est logiquement poursuivie à la Bâtie.
Clients et salariés s'y retrouvent. Le concepteur et fabricant
de produits électroniques pour l'industrie a emménagé
en août 2002, peu de temps après l'installation de
l'Etablissement français du sang, suivi de Matsport (articles
de sport et loisirs), Aco'Dis (communication par l'objet), De Palma
(menuiserie), Prima Acquadro Favier (BTP), Mavragagnis (électronique)
et d'une société d'avocats. Reste un lot. La nouvelle
zone d'activités réunit près de 200 emplois.
La commune de Saint-Ismier a investi environ 300 000 euros pour
l'aménagement de ces anciens terrains du CHU. Elle poursuit
trois objectifs. D'une part la réalisation d'une opération
de 33 logements sociaux, d'autre part le développement d'un
pôle paramédical, aux côtés de l'actuelle
maison de retraite et de l'ETS, avec la prochaine construction d'une
maison d'accueil spécialisée (MAS). Enfin, la zone
d'activité bénéficiera de deux tranches supplémentaires
de l'autre côté de l'échangeur de la Bâtie,
sur une dizaine d'hectares. La commercialisation de cette nouvelle
partie pourrait être lancée vers 2006. La commune s'adresse
plus particulièrement aux PME et aux entreprises prestataires
de services dans la haute technologie. Pour un développement
cohérent avec l'essor économique du secteur et la
poussée urbanistique, tous les acteurs comptent sur le parachèvement
de l'échangeur de la Bâtie avec son raccordement sur
Chambéry, de manière à éviter un détour
de 6 km. "Une situation dommageable", reprend Jacques
Sarrault, même si les échanges de Leas s'orientent
davantage vers Grenoble, les régions rhônalpine ou
toulousaine. La société réalise 20 % de son
chiffre d'affaires en direct à l'export (CA 2002 : 1,5 Meuros),
mais plus de la moitié de ses produits est exportée
par ses clients, grands acteurs de l'industrie électrique
intéressés par les solutions électroniques.
Son activité, la création d'instruments d'enregistrements
de données sismologiques, s'exerce sur un marché international.
Leas compte aussi un département d'identification et de marquage.
"Comme notre production était en pleine expansion, nous
avions décidé de restructurer ce service. Puis nous
avons préféré le transfert total de l'entreprise",
reprend Jacques Sarrault. Le ralentissement économique général
n'a pas remis le projet en cause car la société s'appuie
sur des résultats en croissance régulière.
"Nous avons relevé le défi", poursuit le
président en soulignant l'efficacité des services
techniques municipaux. L'investissement s'élève à
600 keuros, dont l'acquisition du terrain pour 30 euros hors taxes
le mètre carré. Paré de bois, le bâtiment
de 600 m2 sur deux niveaux épouse la déclivité
du site. "Notre façon de travailler a changé.
L'espace, la qualité de vie au travail influent sur nos relations
professionnelles et par conséquent sur nos objectifs",
conclut Jacques Sarrault.
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En bref |
L'état
des locaux
La récente étude de marché de l'immobilier d'entreprise
publiée par la FNAIM Entreprises sur la région grenobloise
le confirme : le niveau des transactions reste toujours soutenu. En
2002, le stock de bureaux disponible atteignait 58 000 m2, en légère
augmentation depuis 2000, grâce à quelques programmes
neufs. Un volume qualifié de "dérisoire" par
les professionnels, comparé à un stock global de 2 millions
de m2 et donc en dessous du seuil de liquidité estimé
à 6 %. En revanche, 41 % des locaux libres s'avèrent
inadaptés à la demande (vétusté, situation).
Sur les 40 365 m2 de locaux commercialisés, il convient de
noter la belle progression du neuf, soit 14 000 m2 qui recueillent
la préférence des entreprises (Péchiney avec
2 300 m2 à Montbonnot, CIC Lyonnaise de banque avec
900 m2 à Europole ou La Poste avec 1 100 m2
). Fait exceptionnel,
une forte tendance à la vente se dégage (près
du quart des surfaces). Côté loyers, il faut compter
entre 95 et 102 e hors taxes le m2 par an, jusqu'à 120 e hors
taxes le m2 par an pour les meilleurs produits. La disponibilité
des locaux d'activité était de 90 000 m2 en 2002. Cependant,
peu de surfaces dépassent les 5 000 m2 et nombreux sont les
locaux inadaptés. La commercialisation s'élève
à 95 000 m2 avec 30 % des transactions à la vente et
70 % à la location. La part des locaux neufs est quasiment
nulle. Les PME préfèrent acheter des bâtiments
sur lesquels elles engagent des travaux. Les loyers restent bas :
27 à 45 e hors taxes le m2 par an pour les locaux d'activités,
jusqu'à 69 e hors taxes le m2 par an pour les locaux polyvalents
à plus forte connotation tertiaire. Enfin, il faut noter la
vente de 115 967 m2 d'hectares de terrains industriels, soit 2,5 fois
plus qu'en 2001.
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