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"De nombreux commerçants m'ont contactée après la parution il y a un an de l'article dans Présences pour me demander conseil au sujet de la vitrine en ligne Achatville. Je leur ai dit de foncer, car c'est un service porteur, quelle que soit la profession, et intéressant quant au coût." Marie-Christine Roux, gérante du magasin d'objets d'arts de la table La Crémaillère, rue Thiers à Grenoble, a enregistré en 2003 près de 3 500 visites sur son site via achatgrenoble.com. "Les demandes arrivent de toute la France et de l'étranger. Nous répondons systématiquement." Pour préparer l'avenir, la commerçante étudie la possibilité de se regrouper avec des confrères afin de proposer un service de livraison. Les nouveaux commerçants, les jeunes, semblent particulièrement sensibles à cette façon de travailler en ligne. Marie-Christine Roux préconise la patience car les retombées ne sont pas immédiates, et souligne l'importance d'une mise à jour régulière. Son site ressemble à son magasin : des nouveautés, des vitrines renouvelées tous les deux mois, de la couleur. "L'accueil, la propreté, les prix et les produits", c'est son credo. Marie-Christine Roux n'hésite pas à se remettre en question pour attirer sa clientèle. En 2004, elle projette de rénover son magasin, à commencer par l'entière réfection de sa vitrine. Et l'enseigne septuagénaire tient son rang dans une rue qui bénéficie d'une bonne fréquentation. Qualifiée de morose, l'année 2003 s'est bien terminée grâce aux fêtes auxquelles ont succédé des soldes satisfaisants. "Tout le magasin est soldé, ce qui nous permet de faire tourner le stock puis de renouveler nos collections. De plus, nous continuons à confectionner des paquets cadeaux durant cette période. C'est important, ça va avec le produit", insiste la commerçante. Elle constate pourtant un tarissement de l'achat spontané et une désertion de la clientèle du centre-ville. "C'est un véritable défi aujourd'hui de venir faire ses achats en ville avec les travaux de la troisième ligne de tramway !" Quant à 2004, "elle nous laisse présager quelques signes de reprise et de redémarrage de l'activité dont nous avons tous besoin", observe Marie-Christine Roux.
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