


>> L'informatique version TPE |
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Ses dix ans de métier en SSII pour les grands comptes ont permis à Karine Ankri de détecter le manque de solutions adaptées aux TPE. "Mon expérience de directrice technique au sein d'une SSII lyonnaise m'a également aidée à mieux appréhender les différents postes d'une entreprise", explique-t-elle. En 2002, poussée par le désir d'une plus grande autonomie, elle décide de sauter le pas et crée une SARL. Basée à Villefranche, Area Systèmes cible les besoins en informatique des entreprises de moins de dix salariés. "L'idée était de concevoir des logiciels simples d'utilisation, intégrant les nouvelles technologies, explique la gérante. Le mode nomade est ainsi très apprécié par les clients. Le commercial peut passer directement sa commande en ligne, le gérant surveiller plusieurs établissements." |
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Ce logiciel couvre pour l'heure une dizaine de métiers, de la mécanique au négoce, en passant par la maçonnerie. Commercialisé depuis août 2003, il connaît un franc succès auprès des petites sociétés du grand quart Sud-Est. Avec 80 licences vendues en quelques mois, Area Systèmes peut envisager l'avenir sereinement, même si la gérante se refuse à annoncer des prévisions de chiffre d'affaires. Karine Ankri compte recruter quatre commerciaux cette année afin de prospecter la région parisienne et l'Alsace.
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>> Un style unique |
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Arrivé en février 2001 à la présidence du directoire de Carré Blanc, à Roanne, Claude Jantet a dû gérer une situation délicate, après le rachat de l’entreprise par les salariés. “Il a d’abord fallu réorganiser complètement la société”, souligne l’ancien dirigeant de Rossignol. Depuis sa création en 1982, Carré Blanc, le spécialiste du linge de maison, a acquis sa notoriété grâce à un style bien identifiable : de larges motifs géométriques, animaliers, floraux. “Un achat sur deux fait l’objet d’un cadeau, preuve que notre marque est recherchée”, constate Claude Jantet. Avec ses 215 points de vente, dont 46 à l’étranger, le dirigeant a souhaité mettre l’accent sur le développement international. Déjà présente en Pologne avec sept unités, la société en a ouvert trois nouvelles ce printemps et inaugurera bientôt son troisième point de vente en Ukraine. |
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A cela, s’ajoutent d’autres franchises dans une vingtaine de pays. “Nous réalisons 20 % de notre chiffre d’affaires à l’export. Mon objectif est de doubler notre réseau à l’international d’ici 2006 pour atteindre une centaine de points de vente, annonce Claude Jantet. En 2003, nous avons étendu notre gamme aux saveurs et cosmétiques et nous avons acquis la licence exclusive de la griffe Roland Garros.” Parmi les projets du groupe (CA 2003 : 65 ME, 150 salariés) : la modernisation des boutiques et le développement des accessoires dans la lignée du style Carré Blanc.
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>> Robots manipulateurs |
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“Flacons, produits agroalimentaires…, nous sommes un peu les spécialistes des produits fragiles et des manipulations délicates”, remarque Hervé Henry, 41 ans, directeur de Saint-Etienne Automation. L’idée de créer sa société taraudait depuis longtemps cet ingénieur robotique originaire du Mans. C’est chose faite depuis mai 2002, associé à la société SEA à Nantes et à son PDG, Daniel Durand. Auparavant, Hervé Henry a travaillé pendant huit ans au sein du groupe Vinci avant de devenir directeur du département Productique de la société Courbon à Saint-Etienne. Spécialisée dans l’automatisation, la robotisation et dans l’informatique industrielle, Saint-Etienne Automation exerce ses compétences dans les secteurs de la mécanique et de l’automobile (25 %), de l’agroalimentaire (40 %) et de la verrerie.
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Des marchés de niche dans lesquels la petite société (CA des 18 premiers mois d’activité : 600 kE, 6 personnes, objectif 2004 : 1 ME) se distingue et conduit différents projets. Elle a ainsi conçu un équipement pour le packaging des flacons de parfum. Et vient de recevoir une aide de l’Anvar (70 kE) pour le développement d’un robot à haute cadence. Ses clients ? Saint-Gobain, Hermès, General Motors, Pasquier, la fromagerie Guilloteau… “Notre métier est d’abord un métier d’intégrateur. Mais notre activité de R&D nous permet de travailler avec nos clients en amont du projet”, explique Hervé Henry, qui souhaite aussi développer l’activité de Services & Maintenance dans la région Rhône-Alpes. Labellisée Loire Entreprendre, 1 001 talents et lauréate du concours Talents 2003 piloté par les Boutiques de gestion, la société a reçu le Master 2004 de la Création d’entreprise remis par Christian Poncelet, président du Sénat.
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>> Gestionnaire du temps |
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Ancien cadre chez Cegetel où il a développé ses compétences en informatique et architecture réseaux, Philippe Cegarra a créé sa propre société, Timelog, en août 2003, à Bourgoin-Jallieu. Il a reçu pour son projet une subvention de Nord-Isère Initiative et le prix 1 001 Talents décerné par la Région. “Je me suis rendu compte qu’il existait un marché dans les logiciels de gestion du temps. L’adaptabilité aux besoins de productivité, la variabilité du temps de travail, le turn-over rendent difficile la gestion des temps de présence. Or, les badgeuses et terminaux de pointage ne répondent pas forcément aux besoins des PME-PMI.” Philippe Cegarra a donc conçu un logiciel, baptisé Mark’heur. Il s’intégre au système d’information de l’entreprise, est accessible partout sans câblage, s’installe facilement et offre un mode simple d’administration. |
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Le principe ? Un badge sans contact détecté par un lecteur USB qui recueille toutes les informations dans une base de données. Après un an et demi de développement, et suite à une commercialisation en septembre dernier difficile, la stratégie commerciale s’est orientée vers un produit clés en main. Vendu par correspondance, il est valorisé sur un site Internet qui a vu le jour en janvier 2004. Plus de 500 visites ont été réalisées sur le web en février, et une dizaine de produits vendus. Philippe Cegarra entend doubler son chiffre d’affaires en mars et diversifier son réseau de distribution prochainement. |

>> Compacteur passe-partout |
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Responsable du service après-vente chez un fabricant de matériel de voirie, Emmanuel Chaze a pu constater les problèmes techniques rencontrés par les clients sur le terrain. En contact avec de nombreux responsables de centres techniques municipaux, il s’est aperçu que l’une de leurs difficultés récurrentes dans ces services portait sur la collecte des déchets en vrac. “Après une étude approfondie des matériels existants et l’avis des utilisateurs, je me suis penché sur la conception d’un nouveau compacteur, explique-t-il. J’ai alors décidé, en 2001, de créer ma propre société, Golgoth.” Implantée à Taulignan dans la Drôme, la SARL, qui emploie aujourd’hui trois salariés, s’est donc spécialisée dans la conception, la fabrication et la collecte des déchets ménagers. |
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Emmanuel Chaze s’est vu récompenser par le prix régional 1 001 Talents et par l’Anvar pour le caractère innovant de son compacteur, un système breveté. “La différence avec les bennes existantes ? Sa forme cylindrique, unique sur le marché, sa largeur, 1,80 m seulement, qui lui permet de se faufiler dans les petites rues, sa capacité de 4 à 5 m3, son chargement latéral, sa très grande puissance de compactage”, précise le concepteur. Sa réalisation en acier inoxydable lui assure par ailleurs un très faible taux d’usure. Commercialisé depuis décembre 2003, le compacteur signé Golgoth a déjà été distribué à cinq exemplaires en France. |

>> Le gout du service |
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L’accueil et la qualité du service, c’est le cheval de bataille de Danièle Fechoz, depuis 12 ans à la tête du Grand hôtel des thermes de Brides-les-Bains. Si cet hôtel trois étoiles ne dispose pas de conciergerie, deux personnes sont mobilisées en permanence à l’accueil pour répondre aux demandes des clients : réservation de matériel, de cours et de forfaits de ski, mais aussi de soins d’hydrothérapie aux thermes… Profitant de la situation de la petite ville thermale reliée en 20 minutes de télécabine à la station de Méribel, le Grand hôtel des thermes peut, en effet, proposer des formules mixtes associant ski, remise en forme et diététique. “Les produits tout compris sont de plus en plus demandés par la clientèle, observe Danièle Fechoz. |
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La suppression pour la saison 2003-2004 de la surtarification des forfaits au départ de Brides favorise l’achat de titres pour le domaine des Trois Vallées.” “Mais, remarque encore la directrice du Grand hôtel des thermes, les touristes qui viennent à Brides ne sont pas motivés uniquement par le ski, ils apprécient ici le calme et le savoir-faire en matière de soins de bien-être.” Pour les satisfaire, l’hôtel met à leur disposition un espace avec jacuzzi, piscine, sauna, salle de massage… Depuis le début de l’année 2004, les intervenants touristiques de Brides et Méribel Alpina mènent une réflexion sur l’avenir de la station. “Il s’agit d’imaginer de nouvelles formules combinant plus étroitement ski et remise en forme et d’améliorer encore la qualité du service”, explique Danièle Fechoz. Dans ce domaine, Brides-les-Bains a déjà une longueur d’avance. |

>> Au four et au moulin |
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A la suite de la liquidation judiciaire des Papeteries de Moulin Vieux, en juin 2000, Jean-François Simon décide, avec l’appui de partenaires financiers, de relancer une société par rachat des actifs. Il reprend 87 salariés, soit la moitié de l’effectif, 60 % des capacités de production et 75 % du chiffre d’affaires. Moulin Vieux SA conserve les marchés des Papeteries situées à Pontcharra (Isère) : les papiers pour l’édition, les notices pharmaceutiques et, surtout, l’affiche, secteur où l’entreprise se positionne au deuxième rang mondial. Avec 36 % de croissance entre 2001 et 2002, Moulin Vieux (CA 2002 : 23 ME, 92 salariés) démarre en force. “Aujourd’hui, nous sommes au maximum de nos capacités de production, avec 23 000 tonnes de papier par an, précise le PDG. |
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Notre ambition : atteindre 36 000 tonnes, ce qui signifie passer à cinq équipes de production.” Grâce au renforcement du poste R&D, Jean-François Simon prévoit également la sortie prochaine de deux nouveaux produits, dont un papier ignifuge, un marché typiquement français. Moulin Vieux exporte par ailleurs 35 % de sa production dans plus de 40 pays. Trésorier du Groupement des industries papetières du Sud-Est, Jean-François Simon assure passer “100 % de son temps à Moulin Vieux, et 30 % ailleurs !” Vice-président et cofondateur d’Alpes Grésivaudan Initiative avec le PDG de Silicomp, Jean-Michel Gliner, il est également le directeur général de Marex, une société de commercial export, à Montbonnot. |

>> Des chantiers à la pelle |
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PDG de Mecalac-Alhmann depuis 1988, Henri Marchetta a toujours travaillé dans le secteur des engins de travaux publics. PME européenne (CA : 80 ME, dont 60 % à l’export, 400 salariés), Mecalac-Alhmann dispose de trois sites de production, à Annecy-le-Vieux, à Albens et en Allemagne, et possède 150 points de distribution dans toute l’Europe. Ses innovations lui ont permis d’acquérir 40 % des parts de marché en France et 15 % en Europe. Spécialiste des engins de travaux publics pour chantiers urbains, Mecalac-Alhmann appuie sa stratégie sur trois axes : la croissance, par le développement géographique et l’élargissement de sa gamme de produits ; l’innovation ; l’excellence. Les engins pour chantiers urbains répondent à des contraintes bien spécifiques : “En ville, vous devez pouvoir réaliser le maximum d’opérations avec une seule machine, car l’espace est restreint.
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Maniables et compactes, nos pelles doivent non seulement être polyvalentes, mais également assurer le confort et la sécurité de l’ouvrier.” Déjà forte d’une quinzaine de brevets, la société commercialise depuis novembre dernier de nouvelles pelles sur roues ou chenilles, toujours plus polyvalentes et sécurisées. Président national et vice-président européen du Syndicat des matériels de travaux publics, Henri Marchetta connaît mieux que personne son secteur et sait être attentif aux attentes de ses clients. |
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