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Ahlstrom détient la fibre environnementale. |
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Spécialiste
du non-tissé industriel, Ahlstrom Brignoud a toujours fait
preuve d'une grande capacité d'innovation. Un dynamisme qui
se retrouve également dans sa politique environnementale
et sa gestion du risque industriel.
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"Grâce à cette station d'épuration,
nous rejetons une eau propre et sans risque pour l'environnement",
expliquent Patrick Jeambard et Arnaud Marquis.
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"Brignoud
est le site phare du groupe finlandais pour la production de non-tissés,
mais aussi pour la force de vente et la R&D, remarque Arnaud
Marquis, directeur du site. Nous nous concentrons sur des produits
à haute valeur ajoutée, sur des marchés de
niche." Ahlstrom Brignoud (CA : 31ME, 110 salariés)
a ainsi reçu le prix de l'innovation aux Rencontres internationales
de l'industrie papetière à Grenoble, en octobre
dernier, pour son non-tissé destiné au marché
de l'affiche.
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L'usine iséroise s'est déjà faite remarquée,
pour l'environnement notamment. "Nous avons été
la 57e entreprise française à obtenir la certification
ISO 14001 en 1996", annonce fièrement Patrick Jeambard,
directeur de l'activité du non-tissé industriel chez
Ahlstrom. Le site de Brignoud s'inscrit dans un processus d'amélioration
continue pour la gestion de ses déchets et la minimisation
des impacts sur l'environnement. "L'une de nos préoccupations
concerne la consommation et la pollution de l'eau, analyse Arnaud
Marquis. Notre activité a besoin de davantage d'eau qu'une
papeterie classique. Mais nous nous efforçons de diminuer
notre consommation. Aujourd'hui, nous fonctionnons avec 130 m3 d'eau/h,
contre 200 m3/h en 1998. Pour cela, nous avons bouclé, en
2002, les circuits d'eau. Cette année, nous avons par ailleurs
investi 150 kE pour améliorer notre station de traitement
des eaux." Ahlstrom Brignoud cherche également à
diminuer ses déchets. Le site rejette l'équivalent
en matière sèche de 450 tonnes par an qui vont en
décharge. "Nous réfléchissons à
des solutions alternatives, comme l'incinération des déchets.
Mais il faut trouver une solution économiquement viable",
ajoute Patrick Jeambard. Entre 2002 et 2003, le site de Brignoud
a réussi à réduire de 25 % ses rejets de matières
en suspension grâce au flocage des colorants utilisés.
Anticiper les règlements futurs fait partie de la ligne de
conduite de l'établissement de Brignoud, tout comme répondre
au souci constant d'amélioration prévu par la norme
ISO 14 001.
Par ailleurs, la prévention des risques constitue un élément
fort chez Ahlstrom Brignoud. "Au moins deux pompiers sont présents
dans chaque équipe de huit afin de parer à tout incident",
précise le directeur du site. Face à l'incendie déclaré
sur la chaîne de production le 16 septembre dernier, Patrick
Jeambard reconnaît : "Sans la réaction rapide
du personnel en poste dès les premières minutes du
drame, l'usine aurait été complètement détruite
avant même l'arrivée des pompiers !" Ahlstrom
ne lésine pas sur la formation au risque de son personnel,
ainsi que celle de l'encadrement, et sur la communication de crise.
"Nous avions par ailleurs planifié, pour 2004, un investissement
de 450 kE pour l'installation d'un système d'aspersion automatique
en cas d'incendie, reconnaît Arnaud Marquis. Le groupe nous
avait donné son accord début septembre, avant l'incendie."
Tout comme pour l'environnement, la prévention des risques
est prise très au sérieux par le groupe finlandais.
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Question à |
Jean-Paul
Giraud, président de Gaz Electricité
de Grenoble (GEG).
GEG fête cette année son centenaire. Quelles grandes
dates retenez-vous et quels sont vos objectifs pour l'avenir ?
"La fondation de GEG remonte au 1er octobre 1903. A cette date,
la Ville de Grenoble crée un service municipal qui rassemble
le gaz et l'électricité dans une même entité
de service public local. En 1986, GEG devient une société
d'économie mixte. Depuis mon arrivée à la présidence,
en 1995, je retiens une date forte : 1998 et l'inauguration de la
première station de véhicules propres grand public en
France. Le développement des énergies renouvelables
fait d'ailleurs partie de nos priorités pour l'avenir. Aujourd'hui,
grâce à la cogénération et aux centrales
hydrauliques, nous produisons 20 % de l'électricité
consommée par les Grenoblois. Je souhaiterais atteindre 50
% d'ici dix ans. Mon deuxième objectif est la multiplication
de partenariats avec les autres entreprises de distribution dans les
Alpes. Le marché du gaz et de l'électricité va
connaître une ouverture vers les professionnels à partir
du 1er juillet 2004 et vers les particuliers à partir du 1er
juillet 2007. Dans cet environnement concurrentiel, GEG a toute sa
place. Nous devons notamment mettre en avant notre savoir-faire auprès
des collectivités locales et de leurs entreprises. Nous souhaitons
aussi nous développer dans notre troisième zone naturelle
d'action qui est la région urbaine grenobloise et les Alpes.
Par ailleurs, nous continuerons à assurer la distribution qui
reste un monopole naturel, et nous nous concentrerons sur le renforcement
de la qualité des services. Il faudra également veiller
à assurer un équilibre tarifaire pour que GEG puisse
réaliser les investissements indispensables au maintien d'un
réseau en bon état pour ne pas connaître la situation
vécue récemment aux Etats-Unis ou en Italie."
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