Elle embellit les villes
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Précurseur du design de mobilier urbain, Acropose a débuté
en 1985 dans la pose de clôtures. "Pour diversifier
notre activité, nous nous sommes intéressés
à partir de 1995 à la conception et la fabrication
de mobilier urbain, confie la directrice générale,
Muriel Chrétien. Aidés d'un designer, nous avons
voulu aborder le mobilier différemment." Acropose
(CA : 2,7 M€, 25 à 30 salariés à Valence)
dispose d'une centaine de références dans une gamme
complète touchant la voirie, les espaces verts, les produits
de détente ou ceux interdisant le stationnement abusif.
"Depuis quelque temps, les collectivités locales,
nos principaux clients, ont fait apparaître un besoin grandissant
dans le mobilier de fleurissement, note Muriel Chrétien.
De plus en plus de communes cherchent à embellir leurs
rues et participent d'ailleurs au concours des villes fleuries."
La créativité et l'originalité des produits
conçus par Acropose, ajoutée à son esprit de proximité, lui assurent une certaine notoriété
auprès des collectivités territoriales. La PME-PMI
drômoise fait d'ailleurs partie des cinq premières
entreprises du secteur en France et affiche 30 % de croissance
par rapport à 2003. Sa différence, assurée
notamment par le design, Acropose a souhaité la mettre
au service des étudiants designers. Elle organise ainsi
pour la cinquième fois un concours à leur intention
et s'engage à fabriquer le projet du gagnant.
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Du rêve à la carte
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Aux Quatre coins du monde soufflera en janvier prochain ses 20
bougies. Après un an à parcourir l'Amérique
du Sud avec son mari, Maritée Béteille a eu envie
de créer sa propre agence. Aux Quatre coins du monde (4
salariés) reste l'une des rares agences de voyages encore
indépendante et qui poursuit avec succès, depuis
1985, son bonhomme de chemin. "Nous ne voulions pas être
soumis aux diktats des réseaux et tour-opérateurs",
explique André Béteille, qui, après le décès
de son épouse, a décidé de reprendre la gérance
avec Nathalie Raveau. "Nous travaillons en direct avec des
agences locales sur tous les continents, renchérit de son
côté Françoise Martin-Grand, spécialiste
depuis 13 ans du voyage à la carte. Et notre clientèle nous est fidèle à 60 %
car nous conservons l'état d'esprit initié par Maritée
Béteille : faire rêver les gens, s'attacher aux destinations
davantage qu'au confort d'un hôtel luxueux, s'adapter au
mieux à la demande." C'est ainsi que l'agence grenobloise
peut aider des associations humanitaires dans la préparation
de leur voyage. Face à Internet, Aux Quatre coins du monde
résiste sans peine. Les ingrédients de la réussite
? Le conseil, le service, le côté convivial, ajoutés
à une parfaite connaissance des pays pour guider le touriste
dans ses choix et ses envies d'ailleurs.
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Guérir l'absentéisme
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"Le contrôle médical n'a pas pour objectif de
faire plaisir à l'employeur, mais de limiter, voire supprimer
l'absentéisme injustifié dont la France détient
le taux record en Europe. Cet absentéisme coûte très
cher tant à la société qu'aux entreprises
qui supportent des charges élevées", affirme
Michèle Laporte à la tête de Medicat-Partner
à Saint-Etienne. Créée en 1990, la société
est spécialisée dans le contrôle médical
: des contre-visites réalisées par
des médecins qualifiés à la demande des employeurs
pour vérifier la réalité de la pathologie
justifiant l'arrêt de travail. Depuis la loi du 19 janvier
1978, relative à la mensualisation du travail, les chefs
d'entreprise peuvent demander des visites de contrôle. "Celles-ci
ont très souvent pour effet de générer une
baisse globale de l'absentéisme qui perturbe l'organisation
de l'entreprise", observe-t-elle. En moyenne, 52 % des arrêts
de travail sont médicalement justifiés, mais presque
un arrêt sur deux révèle une fraude. Autant
de cas de figure où l'employeur est alors autorisé
à suspendre le versement des indemnités complémentaires
de salaire. "Il y a 10 ans, le contrôle médical
était assez mal perçu en France. Aujourd'hui, il
existe une réelle prise de conscience du coût de
l'absentéisme injustifié." Plus de 3 000 entreprises
en France, de toutes tailles et de tous secteurs d'activité,
font déjà appel à Medicat-Partner qui réalise
30 % de son activité en Rhône-Alpes. De 1 400 en
2001, le nombre de contrôles réalisés est
passé à 2 700 en 2002 ; et plus de 3 000 l'an passé.
Lauréate du Trophée de l'Entreprise 2004, la société
(7 salariés), qui travaille avec plus 1 000 médecins
en France, enregistre une forte croissance de son activité
: + 30 % attendus cette année.
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L'évasion sur deux-roues
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Après 15 ans passés à New York dans le secteur
du tourisme, Bruno Toutain, 39 ans, a voulu revenir en France
et fonder sa société autour de ses deux passions
: les voyages et le vélo.
Ainsi est née Cyclomundo, à Annecy, en 2003. Sa
clientèle est composée exclusivement d'Anglo-Saxons.
Logique, car son concept d'agence de voyages pour cyclistes lui
vient d'outre-Atlantique. Bruno Toutain propose une palette de
services, souvent du sur-mesure. Assister au Tour de France, réaliser
des descentes à VTT dans les Alpes, découvrir la
vallée de la Loire en péniche en aménageant
des haltes à vélo
, Cyclomundo s'adapte à
la demande. En couple, en famille ou pour des groupes de dix personnes,
l'agence permet de vagabonder dans tous les coins de France. Bruno
Toutain travaille pour cela avec un réseau de prestataires
qui lui assure la location de vélos, la réservation
de chambres d'hôte ou l'accompagnement d'un guide. La plupart
des circuits sont testés pour vérifier leur faisabilité
et mettre au point toute la logistique, mais Cyclomundo tente
de répondre à toutes les demandes, à partir
du moment où elle concerne le voyage à vélo.
Et Bruno Toutain ne souhaite pas s'arrêter là. "Dans
cinq ans, j'espère ouvrir un centre dédié
au cycle : hébergement, lieu de rencontre, espace documentation.
Les idées ne manquent pas, reste à les concrétiser
!"
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Des capsules magiques
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Créée en 1986 à Chasse-sur-Rhône, Euracli
(7 salariés) est une spécialiste de la microencapsulation.
Le procédé consiste à renfermer une substance
dans une membrane étanche afin de l'isoler et de la protéger
jusqu'à sa libération. Le fondateur, Yves Franz,
a travaillé auparavant dans une distillerie d'alcool de
poire, puis au sein de cafés-restaurants. Il s'est alors
aperçu qu'on ne servait jamais le vin à la bonne
température. "En fondant ma société,
j'ai d'abord misé sur le marché vinicole en inventant
un procédé à partir de cristaux liquides
qui changeaient de couleur en fonction de la température
du vin", explique-t-il. La demande n'étant pas au
rendez-vous, Euracli a dû rapidement changer de stratégie.
La société iséroise s'est alors tournée
vers l'imprimerie et la publicité olfactive qui représentent
désormais 60 % de son chiffre d'affaires (CA 2003 : 625
k€). 30 % provient des applications pour le textile intelligent
aux propriétés spécifiques, notamment cosmétiques.
"Nous souhaitons consacrer 30 % de notre chiffre d'affaires
à la R&D", remarque Suzanne Rey, qui a accompagné
Yves Frantz depuis la création de l'entreprise. Positionnée
sur des marchés de niche, Euracli cherche à innover
sans cesse et à trouver de nouvelles applications à
ses microcapsules de vitamines, huiles essentielles, parfums,
crèmes ou cristaux liquides.
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Entre être et paraître
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En entrant chez Patriarche & Co Architectes-Urbanistes (à
Savoie Technolac), on est d'emblée touché par la
lumière enveloppante, les lignes pures, des peintures vibrantes
aux murs, un patio
Pour Jean-Loup Patriarche, "l'architecture
n'existe que quand elle est construite" et le bien-être
des êtres à habiter les lieux de sa composition demeure
sa plus belle récompense. Diplômé de l'Ecole
spéciale d'architecture, Jean-Loup Patriarche a trouvé
des maîtres en "Frank Lloyd Wright, Louis Sullivan
ou encore Mies Van Der Rohe". Son style en est certes imprégné
: équilibre des formes et des volumes, omniprésence
de la lumière et la nature, utilisation du verre, du bois
et du métal, "délicat à travailler,
son immuabilité requiert une extrême précision".
Il y a une quinzaine d'années, il a pris la suite de son
père, architecte bourguignon venu s'installer en Savoie
dans les années 50. Patriarche & Co compte aujourd'hui
plus de 20 collaborateurs, incluant le bureau d'études,
et signe des projets industriels, d'urbanisme, des constructions
publiques et de l'habitat. Un rayonnement qui va au-delà
de l'Hexagone. "Nous continuons d'étendre nos activités
à l'international, en misant notamment sur notre House
Boat, concept original, modulaire, pouvant être érigé
dans des lieux inhospitaliers - marécages, friche industrielle."
L'idée vient de Californie, où dans les années
60, d'anciens bateaux étaient montés sur pilotis
et convertis en habitat. Le premier House Boat a vu le jour en
2003, sur Savoie Technolac.
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Du briquet à la plume
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A Grenoble, la boutique Trichon est implantée depuis 70
ans place de l'Etoile. Deux générations de Trichon
se sont succédé avant la reprise par Bernard Peronnet,
en 1994. Au départ tabac-presse, l'enseigne s'est réorientée
vers le cadeau de luxe. "Dans les années 1960-1970,
les briquets Dupont constituaient des cadeaux très à
la mode, raconte Bernard Peronnet. Aujourd'hui, avec la perte
de vitesse du tabac, j'ai étendu l'offre à l'écriture.
Contrairement à une idée reçue, les gens
écrivent encore beaucoup et la plume demeure une référence,
y compris pour la population jeune." Trichon propose également
de la petite maroquinerie pour hommes et femmes et, depuis peu,
de la petite bijouterie. Le stylo représente toutefois
40 % de son chiffre d'affaires, la maroquinerie 30 % et la petite
bijouterie un peu plus de 10 %.
Même s'il n'affiche que de grandes marques (Cartier, Montblanc,
Dunhill, Swarovski
), Bernard Peronnet ne veut pas définir
son enseigne comme un magasin de luxe. "Nous vendons des
cadeaux. L'on vient ici pour se faire plaisir ou faire plaisir.
Le large éventail d'articles et de prix permet à
chacun de trouver son bonheur. Ce qui influence les ventes ? La
météo et le moral des consommateurs ! Une partie
de ma clientèle est constituée d'entrepreneurs.
Leurs achats dépendent directement de la santé financière
de leur entreprise ou des cotations boursières." Proche
de la retraite, Bernard Peronnet n'espère qu'une chose
: que le magasin survive à son départ.
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Commerçante dans l'âme
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Propriétaire d'une boulangerie à Saint-Quentin-sur-Isère
et d'un point de vente à Tullins, Catherine Franchini est
depuis cette année présidente de l'Association des
commerçants et artisans de Tullins-Fures (Actif). Créée
en 1996, l'association comptait en 2003 une quarantaine d'adhérents.
"Aujourd'hui, nous sommes 59, soit les deux tiers des commerçants
et artisans de Tullins-Fures, se réjouit la présidente.
Plusieurs magasins, ouverts ces derniers mois, ont apporté
un souffle de dynamisme et du sang neuf à notre association."
Adhérer à une union commerciale prend du temps et
beaucoup d'énergie. Actif a d'ailleurs été
récompensée pour son dynamisme en recevant en juin
dernier la Mercuriale de l'Union commerciale. "Mais attention,
prévient Catherine Franchini, nous ne sommes pas un comité
des fêtes. Notre premier combat consiste à faire
vivre le commerce à Tullins, à défendre notre
âme de commerçants. De nombreux locaux ont été
transformés en habitation. Or, aujourd'hui, nous manquons
de fonds de commerce pour ceux qui voudraient s'installer dans
notre ville. Quant à la clientèle, il reste difficile
d'attirer les nouveaux habitants de la périphérie
vers le centre." Adhérente à la Fédération
nationale des unions commerciales, Actif souhaite peser davantage
auprès des pouvoirs publics sur certaines décisions.
Pour faire vivre le commerce local, tout simplement.
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