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Un journal dans les bus |

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Communiquer
avec les individus en attente passive sans les déranger,
grâce à une diffusion automatisée, sur écran,
de journaux multimédias, telle est l'idée de Joël
Tatier lorsqu'il fonde la société valentinoise SVD
en 1985. "Au départ, nous pensions investir les lieux
publics, avoue le PDG. Finalement, notre concept a trouvé
sa concrétisation dans les transports en commun." D'un
seul journal diffusé en boucle, SVD conçoit désormais
plusieurs éditions. "Nous pouvons rajouter une multitude
d'informations, telle l'annonce du prochain arrêt affichée
et diffusée oralement, l'état de la circulation, des
informations pratiques liées au parcours effectué."
Les transports en commun constituent un excellent moyen de toucher
une population
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nombreuse. Le système, baptisé Visiobus, peut ainsi
diffuser des informations émanant des municipalités,
de clubs sportifs ou d'associations culturelles. Il peut également
être couplé à une caméra de vidéosurveillance.
L'avantage pour les clients : SVD (CA 2002 : 3,8 MEuros, 41 salariés)
s'occupe de tout, de la conception jusqu'à la fabrication,
l'installation et la maintenance, en passant, bien sûr, par
la collecte des informations.Visiobus équipe actuellement
une quinzaine de villes en France. Depuis le 18 novembre, il a également
fait son apparition dans le tramway de Caen et équipera bientôt
les navettes aéroports d'Orly et de Roissy vers Eurodysney,
et le réseau de transports publics de Marne-la-Vallée
(85 autobus).
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Avant d'ouvrir son restaurant Nature et Saveur, à Annecy,
en octobre 2000, Laurence Salomon s'est formée durant quatre
ans à la naturopathie, l'étude de la nutrition. "Je
souhaitais préparer une cuisine à l'aide d'ingrédients
sains et naturels, qui conservent leurs saveurs, tout en respectant
l'équilibre alimentaire essentiel pour le corps." Ses
recettes, Laurence Salomon les improvise au gré des produits
de saison. La carte laisse d'ailleurs place à l'imagination
du consommateur : assiettes "au gré du potager"
(composition végétarienne saisonnière) ou "vent
du large" (poisson frais choisi en fonction des arrivages).
Laurence Salomon travaille avec des producteurs locaux qui lui fournissent
volailles, ufs, fruits et légumes.
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"Attention,
tient-elle à préciser, ma cuisine n'est pas seulement
biologique, elle répond toujours à des critères
de qualité." A côté du restaurant, Laurence
Salomon tient également un salon de thé dans lequel
elle sert toutes sortes de boissons, thés, infusions, jus
de fruits bio, conçus dans le même esprit. Un point
"vente à emporter" attire une clientèle
fidèle qui apprécie les salades et autres sandwiches,
végétariens ou non. "Je recherche actuellement
des partenaires capables de reproduire le concept Nature et Saveur,
explique la restauratrice. Je souhaiterais vraiment transmettre
mon savoir-faire !"
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Il
était une fois un instituteur savoyard découvrant
l'informatique grâce au plan Informatique pour tous lancé
par le ministère de l'Education nationale dans les écoles
en 1986. Séduit par les possibilités pédagogiques
de l'ordinateur, il fabrique un programme Expression écrite,
trouve un éditeur : le mouvement est enclenché. Avec
Marie-Hélène Bernard et Bernard Domenge, ils créent,
à Chambéry en 1988, la société Génération
5, qui compte 20 salariés, réalise un chiffre d'affaires
de 2,2 MEuros(+ 30 %), et dispose d'un catalogue de 70 CD-Rom éducatifs
et culturels (300 000 exemplaires vendus l'an dernier). Ce développement
exemplaire en France a été réalisé sur
un cur de métier : la création de logiciels
scolaires - dont beaucoup sélectionnés par le ministère
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de l'Education nationale - pour les élèves et étudiants
de tous âges, y compris des simulations de laboratoires. Pour
le grand public, Génération 5 a réalisé
de nombreux logiciels ludo-éducatifs. Remarquablement bien
faits, tous les CD-Rom font un carton ! Quant aux CD-Rom de découverte
pour les tout-petits, ils ont permis un développement récent
et spectaculaire : la mise au point du "Clavier des bébés",
en collaboration avec le nouvel actionnaire de l'entreprise (50
%), la société Berchet, numéro un des jouets
en France. Cette innovation, vendue à 150 000 exemplaires
dès son lancement, mais aussi la "Souris des tout-petits",
l'appareil photo numérique et le "Micro des tout-petits"
sont maintenant présents en Grande-Bretagne, en Allemagne
et en test aux Etats-Unis. Génération 5 et Berchet
sortent actuellement une peluche interactive pour les 3-6 ans, accompagnée
de deux CD-Rom d'activités. Ils travaillent sur d'autres
concepts, mêlant jouet et multimédia.
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Passionné
d'escalade, grimpeur de haut niveau, Philippe Moreau se devait de
faire carrière dans ce milieu. Après avoir travaillé
dans une société de fabrication de murs d'escalade,
il a tout naturellement pris la tête d'Entre-Prises en 1999.
La société, basée à Saint-Vincent-de-Mercuze
(Isère), est devenue, depuis sa création en 1985,
leader mondial. "Le mur d'escalade est né en France
avec Entre-Prises, reconnaît le dirigeant. Depuis une dizaine
d'années et le développement de la pratique en milieu
scolaire, nous connaissons un accroissement du nombre de grimpeurs
sur mur. Aujourd'hui, toutes les compétitions se déroulent
sur ce type d'équipement.
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Par
ailleurs, cela rend la pratique de ce sport plus facile d'accès
à tous les points de vue. On peut se faire plaisir très
vite et en toute sécurité, ce qui est impossible en
milieu naturel." La PME de Philippe Moreau est capable de réaliser
des murs de 8 m et plus. "En réalité, il n'y
a pas vraiment de limites. Nous concevons des structures de plus
en plus importantes, affirme le PDG. Notre plus importante réalisation
? Une salle de 4 000 m2, à Munich." L'arrivée
de Philippe Moreau a été marquée par une volonté
forte de développement à l'aide de franchises. Avec
20 salariés, Entre-Prises s'est toujours distinguée
par sa capacité d'innovation. Dernière en date, commercialisée
depuis septembre : une prise équipée d'un système
de sécurité l'empêchant de se décrocher
si elle casse.
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L'expert
en chocolat, c'est lui ! Directeur de la Chocolaterie Aiguebelle
à Sorbiers dans la Loire, filiale du groupe Cémoi
(CA : 534 MF, numéro un du chocolat en France), André
Duvernoir, 54 ans, a fait toute sa carrière dans le chocolat.
"Un métier passionnant, vivant, et qui, en plus, procure
du plaisir", dit-il. Ce Stéphanois a commencé
à travailler très jeune. Après un court épisode
dans la distribution, chez Coop, il entre dans la Chocolaterie Pupier
à Saint-Etienne pour un poste de vendeur. Il découvre
le monde du chocolat, gravit les échelons, et finit par se
voir confier la direction de la société. Lorsque celle-ci
est reprise en 1981 par le groupe Cémoi, il demeure à
son poste avec pour mission la construction d'une unité
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de production à Sorbiers. Aiguebelle est aujourd'hui spécialisée
dans la confiserie saisonnière de chocolat : boîtes
d'assortiments à Noël, friture et ufs à
Pâques. Elle a aussi ses spécialités : papillotes,
"bonbons froids" et cerises au kirsch. Présente
dans la grande distribution sous les marques Cantalou et Cémoi,
ainsi qu'à marque de distributeurs (un tiers de l'activité),
elle fabrique 7 000 t par an - dont 6 000 t pendant les fêtes
de fin d'année ! Et s'apprête à acquérir
en 2003 une seconde ligne robotisée de remplissage des boîtes
(1,2 MEurosd'investissement). "Toute la difficulté de
notre métier consiste à gérer la saisonnalité",
explique-t-il. Aiguebelle (CA 2001 : 39 MEuros, dont 15 % à
l'export) emploie en effet 150 personnes en temps normal et 330
personnes en moyenne sur l'année, avec des pointes à
640 à certaines périodes. Heureusement, il y a les
dégustations ! Comme celles des tout nouveaux "Petits
Emois".
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Fondateur de Semco, à Rochetoirin (Nord-Isère), en
1986, Pierre Descombes conçoit des équipements extérieurs
à destination des collectivités et entreprises. "Nous
nous situons en marge du mobilier urbain, indique le patron de cette
TPE de quatre salariés. Nous réalisons l'étude
et la conception de tous types de barrières, bornes, portiques,
limitant l'accès à certains véhicules."
Les produits conçus par Semco sont munis de système
de rétention de clé afin d'obliger l'utilisateur à
récupérer celle-ci et donc à refermer la barrière
après son passage. Des bornes escamotables fonctionnent selon
le même principe. Semco ne cesse d'inventer de nouveaux équipements,
s'intégrant parfaitement à l'environnement urbain,
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tout
en solutionnant les questions d'accès et de sécurité.
Des passages sélectifs équipent, par exemple, les
aires de jeux et les espaces verts, laissant le passage aux poussettes
et aux personnes à mobilité réduite, mais empêchant
l'accès des deux-roues à moteurs. En 2003, Pierre
Descombes devrait commercialiser un nouveau système permettant
une meilleure sécurité des convoyeurs de fonds. Des
places de parking devant les établissements bancaires leur
seront réservées. Mais, afin d'optimiser les places
de stationnement en ville le reste du temps, une borne de gestion
autorisera ou non les automobilistes à s'y garer. Au travers
de ses multiples références, Semco (CA 2001 : près
de
1 MEuros) couvre toute la France.
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La
région de Jaujac est une région peu desservie en loisirs,
par contre elle bénéficie d'un site forestier exceptionnel."
Partant de ce constat, Guillaume Baelde a ouvert, en avril dernier,
Ardèche Parc Aventure. Investissement : 150 000 Euros. Et
un premier accueil très favorable avec 10 000 visiteurs.
"Basé sur le concept de la Forêt de l'Aventure,
l'idée est de partir à la découverte de la
forêt au travers de diverses activités", indique
le gérant. Ardèche Parc Aventure s'étend sur
5 ha de forêt au milieu du parc naturel régional des
monts d'Ardèche. A 15 km d'Aubenas, les visiteurs évoluent
dans un site remarquable, en totale autonomie. Ils peuvent ainsi
effectuer les différents parcours, un de découverte,
cinq autres classés "aventure" pour
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les
plus hardis ! Les enfants ne sont pas oubliés puisqu'un parcours
leur est réservé. "Notre clientèle se
compose pour un quart d'Ardéchois, reprend le gérant.
Nous avons également accueillis 20 % d'étrangers.
Ce qui marche aussi très fort, ce sont les groupes scolaires
venus en sortie de fin d'année. Nous pouvons accueillir jusqu'à
cent personnes simultanément, mais la réservation
reste conseillée. L'objectif est de permettre à notre
clientèle de s'offrir une demi-journée ou une journée
de loisirs et de profiter de notre région et de Jaujac, village
de caractère." Guillaume Baelde s'est fixé un
objectif de 13 000 à 14 000 visiteurs à terme chaque
année. Le chiffre d'affaires du premier exercice se monte
à 115 000 Euros. D'ici trois ans, Ardèche Parc Aventure
compte réaliser 150 000 Euros.
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François
Pralus a hérité de la pâtisserie familiale de
Roanne en 1988
et d'une lourde mission : perpétuer
la tradition de la maison. Avec Bernachon, à Lyon, et Bonnat,
à Voiron, François Pralus est l'un des trois seuls
maîtres chocolatiers de France à fabriquer son propre
chocolat de couverture et d'intérieur. "Nous sélectionnons
nous-mêmes les fèves, en provenance des plus grands
crus d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et d'Indonésie,
qui sont ensuite torréfiées, broyées et conchées,
explique-t-il. Nousenvisageons d'acquérir prochainement une
plantation de cacao à Madagascar, ce qui nous permettrait
de maîtriser l'intégralité de la chaîne
de fabrication." Outre sa quarantaine de variétés
de chocolats, la Maison Pralus doit aussi sa renommée à
une autre spécialité : une brioche au beurre fourrée
de pralines
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concassées, la Praluline, inventée par Auguste Pralus,
et connue au-delà des frontières nationales. Après
avoir repris les rênes de la chocolaterie roannaise, François,
le fils, dispose aujourd'hui de trois nouveaux points de vente à
Charlieu et Renaison dans la Loire, et de trois pâtisseries
en franchise à Annecy, Moulin et Bayonne. L'ouverture d'une
boutique sur Paris est prévue prochainement. La manufacture
de Roanne se visite sur demande : faire découvrir les méthodes
de fabrication du chocolat et le travail de la fève, c'est
aussi l'un des principes du maître chocolatier.
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