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e-GEE entend gérer l'évolution des services. |
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Filiale
de l'éditeur Ever Team, e-GEE porte le nom de son produit
phare. Un système d'informations pour commercialiser et facturer
gaz, eau et électricité. Il s'adapte à l'évolution
des services, et accompagne, avec l'ouverture des marchés
de l'énergie, leur révolution.
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"e-GEE facilitera la gestion des abonnements
clients des collectivités", explique Philippe Verkindt.
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Plus de deux millions d'abonnés sont gérés
à travers e-GEE, au sein de régies, de syndicats
et de collectivités en France. Cette solution clés
en main est née d'une demande forte du terrain : "En
1998, la Communauté urbaine de Strasbourg nous a confié
la modernisation de sa gestion de clientèle eau et assainissement.
Onze projets
du même type ont suivi, qui ont permis de bâtir notre
expertise d'e-GEE", relate Philippe Verkindt, directeur d'e-GEE
à Meylan.
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Cette nouvelle activité prend vite de l'ampleur au sein d'Ever
Team, éditeur international de logiciels de gestion documentaire.
"Pour plus de visibilité marketing", l'équipe
de 20 personnes réunie autour d'e-GEE se constitue en filiale,
en juillet 2003.
Le directeur n'est pas inquiet de cette autonomie : "Notre
pérennité est acquise sur le marché de l'eau
et de l'assainissement." De plus, la réglementation
française et européenne est particulièrement
étoffée dans ce domaine. En France, la loi SRU en
2000 incite les collectivités à tracer le parcours
de l'eau jusqu'au robinet de l'usager. Au niveau européen,
la nouvelle directive sur l'assainissement est déjà
suivie d'effet. La Communauté urbaine de Brest a décidé
de déployer e-GEE pour le contrôle et le suivi de ses
50 000 branchements d'assainissement collectifs et non-collectifs.
Pourquoi choisir e-GEE ? "Pour la prestation de mise en uvre
et de suivi de chaque étape de la montée en compétence
des systèmes", répond le directeur. Déjà,
une quarantaine d'utilisateurs, y compris pour le gaz et l'électricité,
ont fait ce choix.
L'élargissement de l'ouverture du marché de l'électricité
au 1er juillet 2004 bouscule un peu plus les acteurs en place. "Les
systèmes de gestion et de facturation clients existants ne
répondent pas au monde concurrentiel qui se dessine",
prévient Philippe Verkindt. L'entreprise locale de distribution
d'électricité de Loos (Nord) en a sans doute pris
conscience puisqu'elle vient de moderniser son outil de gestion
commerciale avec
e-GEE. Le responsable de la régie
de Loos justifie cette décision : "Avec plus de 10 000
abonnés à gérer, 10 200 compteurs à
relever trois fois par an, environ 40 000 factures à éditer
pour un effectif total de 15 personnes, l'outil information est
capital."
Avec une certaine assurance, le spécialiste multifluide,
eau, gaz, électricité, mais aussi Internet via le
câble, annonce un chiffre d'affaires 2004 de 1,8 ME, "rien
que sur le marché français". Il est en effet
question, pour lui, de convoler vers l'export en direction de pays
européens comme Chypre, et vers le Moyen-Orient. Les systèmes
d'information sont entièrement à construire dans ces
pays, et les demandes pour la mise en place de solutions métiers
sont très importantes. Afin de propulser davantage sa croissance,
en particulier à l'export, le capital d'e-GEE se déclare
ouvert à d'éventuels acteurs intéressés.
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Question à |
François
Rechenman, responsable
de la bio-informatique du Réseau national des génopoles
et directeur de recherche à l'Inria Rhône-Alpes.
Quels débouchés pour la bio-informatique ?
"Depuis plus de 25 ans, les outils informatiques sont utilisés
en biologie. La bioinformatique a pris un véritable essor ces
dix dernières années, à la suite des grands projets
de séquençage de génomes, en particulier du génome
humain. Plusieurs avancées technologiques ont marqué
une rupture quantitative dans la production de données en biologie.
A titre d'exemple, le séquençage d'un seul génome
produit entre plusieurs millions et plusieurs milliards de données.
La bio-informatique est largement utilisée en génomique
et en protéomique, pour l'analyse des génomes et des
protéines codés par les gènes. La technologie
des puces à ADN, qui est passée à un rendement
industriel grâce aux efforts de sociétés telles
qu'Apibio à Grenoble, requiert également des outils
en bio-informatique adaptés. La confidentialité des
données constitue, en effet, plutôt un frein à
l'externalisation des activités bio-informatiques. Quelques
sociétés, comme Genome Express, installée à
Meylan, sont toutefois parvenues à se positionner sur ce créneau.
A ce stade d'évolution, la bio-informatique est un marché
qui se cherche. Par ailleurs, son modèle économique
reste à définir. Ajouté à ces incertitudes,
un obstacle culturel : le fossé des pratiques entre informaticiens
et biologistes, que des formations spécifiques pourront combler.
Mais mieux vaut avancer prudemment, car on le constate déjà,
les besoins n'évoluent pas assez vite pour absorber les centaines
de bioinformaticiens formés ces dernières années." |
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