Maître du froid
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En juillet 2003, à 33 ans, Franck Schillbach créait la SARL Eurofroid, à Villefranche, spécialisée dans les études, l'installation et la maintenance d'équipements de froid et de climatisation pour l'industrie et l'agroalimentaire. Une expérience de 12 ans dans ces secteurs et la volonté de fonder à son tour sa société l'ont fait franchir le pas. "Sur le marché, nous affrontons de grandes entreprises. Mais notre force tient justement à notre petite taille, notre polyvalence et à la très grande réactivité que nous proposons pour la maintenance. Un service que nous avons décidé de développer notamment en proposant à nos clients de l'externaliser", avoue Franck Schillbach. Eurofroid réalise les deux tiers de son chiffre d'affaires (1,5 M€ prévu pour le second exercice) à l'export.
La SARL, qui emploie cinq salariés à Villefranche, dispose d'un bureau en Algérie sous forme d'un partenariat local avec une entreprise de 12 personnes et d'agents en Tunisie, au Sénégal et en Pologne. "Notre objectif est de nous développer encore à l'étranger, dans les ex-pays de l'Est notamment. Généralement, nous accompagnons les clients français qui veulent procéder à des implantations dans ces pays. J'aimerais d'ailleurs pouvoir faire profiter d'autres sociétés de mon expérience à l'international", conclut-il.
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Les cimes pour écrin
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Georges Lozat fête cette année les 25 ans de son restaurant d'altitude L'Eterlou, lové à 2 000 m au cour des pistes de La Norma (Savoie). L'établissement, situé au lieu-dit Le Mélezet, est le premier que la station mauriennaise ait accueilli, en 1980. Dans ce solide chalet de bois aux murs de pierres, construit de ses mains par le chef, la gastronomie entre par la grande porte. Pâtes fraîches fabriquées sur place, pain cuit dans le four, pâtisseries maison, fruits, eau de source et légumes du marché. L'attention portée à la qualité des aliments précède celle accordée à la cuisine, équipée high-tech. Là aussi, l'esprit paternel du créateur s'exprime à travers des plats raffinés, notamment de réputées préparations de poissons "bichonnées" pour ses clients. Au terme des 9 km qui serpentent depuis la RN 6 l'été, à côté de la gare d'arrivée de la télécabine, ouvert en hiver et juillet août, le restaurant de Georges Lozat accueille, auprès de la cheminée, les particuliers amateurs de bonne table (80 % de la clientèle), les groupes et les séminaires.
Devant l'un des plus beaux panoramas des Alpes, face à la Vanoise, l'Eterlou maintient des menus et cartes classés en tête de l'enquête Minos qualité-prix, réalisée sur tous les massifs français, italiens, suisses et autrichiens. Un succès qui encourage l'embauche, chaque saison, de cuisiniers, serveurs et stagiaires.
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Des puces sportives
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Directeur général de Head Tyrolia Sports (CA France : 30 M€, 50 salariés), la filiale commerciale française du groupe HTM, depuis janvier 2004, Bruno Lenglart a constamment gravité dans le milieu sportif. En 1992, il a l'opportunité de rejoindre la marque autrichienne et devient chef de produit des chaussures de tennis, avant d'occuper le poste de directeur commercial en 1996. "J'ai toujours eu envie de travailler chez Head, une marque qui avance et innove sans cesse", confie-t-il. Avec 43 % du marché des raquettes de tennis, Head détient la place de leader mondial et celle de coleader avec les balles Penn. En décembre dernier, la firme a sorti une raquette révolutionnaire. Après avoir marqué le monde du tennis, avec sa raquette en titanium, elle innove cette fois-ci avec un système pour prévenir le tennis-elbow. "Nous sommes la deuxième filiale européenne après l'Allemagne, affirme Bruno Lenglart. Nous détenons le plus gros marché européen pour le tennis et souhaitons par ailleurs nous développer dans les accessoires (cordage, grip.)." Mais Head imprime aussi fortement sa marque dans le ski et le snowboard. "Si le ski et le tennis représentent chacun 50 % du chiffre d'affaires, nous pouvons encore progresser sur le secteur hiver, où nous détenons 10 % de parts de marché", remarque Bruno Lenglart. Pour séduire le consommateur, Head déboule cet hiver avec des skis à fibres intelligentes qui s'adaptent au style du skieur et au type de neige.
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L'équilibre du randonneur
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Plus ou moins perfectionné, le bâton de randonnée accompagne depuis longtemps les montagnards et alpinistes, été comme hiver. Mais, à ce jour, il n'existait pas de bâton télescopique automatique. L'idée a ainsi germé dans l'esprit de Pascal Guidetti, qui a réalisé un premier prototype et déposé un brevet. En octobre 2002, son frère, Bruno, 36 ans, décide de monter la SARL Guidetti Frères pour commercialiser l'invention de son aîné. Il s'agit d'une vraie aventure familiale, puisque le troisième frère Jean-Luc participe aussi au capital de la société.
Pour faire connaître ses produits, Bruno Guidetti participe à des salons professionnels. Il a ainsi reçu un prix de l'innovation au salon Ispo (Salon international des articles de sport) à Munich en février 2004. Cette marque de reconnaissance a permis à la jeune entreprise de Cercier, en Haute-Savoie, de décrocher des contrats à l'international, en Suisse notamment. Les premiers bâtons commercialisés depuis mai 2003 connaissent un véritable succès. "Nous sommes les seuls sur le marché à proposer une version automatique, affirme Bruno Guidetti. Et nous couvrons déjà une part non négligeable du marché haut de gamme." En septembre dernier, un nouveau bâton a vu le jour pour le ski de randonnée. Désormais, avec son frère en charge des prototypes, Bruno Guidetti envisage de proposer une gamme complète, du randonneur amateur jusqu'au guide de haute montagne.
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Vainqueur du Tour
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Officier de l'armée de terre puis à la Gendarmerie nationale, Michel Baup a ensuite travaillé dans le secteur de l'électronique. Mais c'est la passion du cyclisme, et son passé d'ancien coureur, qui l'a poussé à créer son entreprise, Portix, en 1998. Le concept qu'il a mis au point : un camion-portique automatique qui s'installe facilement et rapidement par une seule personne. Portix (CA 2004 : 500 k€, 5 salariés) destine ses camions aux organisateurs d'événements sportifs, notamment de courses cyclistes. Mais Michel Baup ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Il a ainsi conçu un camion équipé pour le contrôle antidopage, et un pour le personnel du protocole et les commentateurs. Portix propose également le marquage des maillots au logo du sponsor. "Pendant le Tour de France, à chaque étape, le vainqueur revêt un maillot aux couleurs du sponsor, rappelle Michel Baup. Mais il faut en même temps imprimer les couleurs de son équipe. Nous assurons rapidement un tel marquage par un procédé de sublimation. La qualité de notre service nous a permis d'être retenu comme fournisseur officiel du Tour de France." Présent sur plus de 200 courses cyclistes par an, la société basée à Sainte-Blandine (Isère) est devenue fournisseur officiel de l'Union cycliste internationale. Le credo de Michel Baup : "Aller au-devant des besoins des organisateurs de manifestations sportives."
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Créateur de lames
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Dessinateur industriel chez Neyrpic à Grenoble pendant 15 ans, Didier Charbonnel a repris la coutellerie Berthier, à Valence, en 1990. L'entreprise familiale créée en 1820 est désormais entre les mains de la sixième génération. "Mon ancien métier m'a aidé dans la conception technique des couteaux, note Didier Charbonnel. De profil plutôt technicien et commercial, j'ai associé mes compétences de dessinateur à celles d'autres couteliers de renom, Laurent Gaillard (couteaux Le Rhôdanien et L'Aquitain), Jean-Jacques Astier (L'Ardéchois) ou encore Alain Descy (le D6). Les pièces uniques sont fabriquées ici de façon artisanale. Les séries industrielles sont sous-traitées dans les ateliers de Thiers. La création de nouvelles pièces a permis une diversification de nos activités." La Maison Berthier compte de 300 à 400 références de couteaux de loisirs, de chasse ou professionnels, des couteaux parfois très techniques mais aussi très créatifs. Didier Charbonnel compte sur la poursuite de ses collaborations qui lui ont déjà apporté de belles réussites pour enrichir la collection. "Nous faisons partie de la vingtaine de coutelleries polyvalentes restant en France", confie-t-il. L'esprit d'innovation de la Maison Berthier devrait faire perdurer cette tradition coutelière. Prochaine création prévue en juin : le couteau de poche Le Dromois, réalisé avec Alain Descy.
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Mobilier d'aujourd'hui
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"Chacun de mes meubles est une création unique, sur mesure, qui répond à un besoin, une envie. Ils se nourrissent d'abord d'un dialogue", affirme Paul Hoffmann. A 38 ans, cet ébéniste, installé à La Fouillouse dans la Loire, vit à l'heure de la création contemporaine. Cet ancien élève de l'école Boulle à Paris a commencé à travailler avec un créateur d'instruments de musique : des percussions montées sur des structures monumentales. Séduit par cette approche de la création, il s'installe et rachète l'atelier d'un artisan à La Ricamarie, en région stéphanoise. Les débuts sont difficiles. "J'avais 25 ans, peu de notions de ce qu'était une entreprise., mais cela m'a aussi permis de me lancer dans des choses un peu folles", reconnaît-il. Le même enthousiasme l'anime aujourd'hui. Paul Hoffmann crée des meubles aux lignes modernes, aménage des lieux de vie pour les particuliers, des lieux de travail pour des professionnels, conçoit la partie technique et réalise mobiliers et agencements pour des prescripteurs. "Mes clients sont à 95 % des particuliers", précise-t-il. Renommé pour son savoir-faire, son atelier, désormais installé à La Fouillouse, emploie deux compagnons. Pour se faire connaître, il expose ses créations dans des galeries, participe à des manifestations (la Biennale du design et le salon Artis'Art à Saint-Etienne, la Biennale des Arts décoratifs à Paris.). Aujourd'hui, Paul Hoffmann réalise 80 % de son activité (120 k€ à fin septembre 2003) dans la région Rhône-Alpes et 20 % à Paris. Et même à l'étranger. C'est comme cela qu'il a conçu avec Philippe Moine et Antoine Brac de la Perrière, deux ébénistes du groupement Dédale, le mobilier de l'Alliance française à La Paz, en Bolivie. Une commande d'un montant de 180 k€. Tandis qu'un projet est dans l'air avec un fabricant de meubles irlandais.
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Quatre étoiles pour Chamonix
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Originaire de Haute-Savoie, Bernard Prud'homme a d'abord travaillé comme ingénieur en région parisienne dans l'aéronautique, puis l'informatique. Revenu en pays savoyard, il passe une dizaine d'années comme guide de haute montagne, arpentant le globe dans des expéditions polaires aux côtés de Jean-Louis Etienne notamment, ou sur les cimes de l'Himalaya. Après sept ans à la présidence de la Compagnie des guides de Chamonix, il prend, en 1991, la direction de l'office de tourisme de la station. Depuis, Chamonix a obtenu la norme NF décernée par l'Afnor, une condition indispensable pour décrocher quatre étoiles. L'établissement est ainsi devenu le premier office de montagne à obtenir cette distinction. "Les critères pris en compte pour l'évaluation reposent sur la qualité de l'accueil, la rapidité dans la réponse aux demandes de renseignements, les solutions apportées à tout dysfonctionnement", précise le directeur. "Nous avons aussi réfléchi à l'image, l'identité que nous voulions donner de Chamonix et de son office de tourisme. Nous souhaitons mettre l'accent sur la protection de la ressource naturelle et du mont Blanc en particulier, faire preuve d'un esprit d'ouverture pour faire face aux 2,5 millions de touristes d'une vingtaine de nationalités différentes qui visitent la station chaque année, être un creuset de réflexions pour les scientifiques et les alpinistes."
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