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De l'ordre dans la révision des baux commerciaux |
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Bonne
nouvelle pour les bailleurs et les investisseurs : la loi Murcef
clarifie la législation en matière de révision des baux commerciaux.
Désormais, la valeur du loyer contractuel est considérée comme valeur
plancher, et la révision du bail ne peut s'effectuer en deçà de
ce montant.
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Maître
Michel Dalmas.
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C'est
la fin d'une jurisprudence que les représentants des bailleurs
et des investisseurs avaient jugée catastrophique. Inaugurée par
un arrêt "Privilèges" du 24 janvier 1996, cette jurisprudence
avait évolué dans un sens qui aboutissait, en définitive, à ce
qu'un loyer commercial puisse être, à l'occasion d'une révision
triennale, ramené à un montant sensiblement inférieur, alors même
que l'on ne notait pas de modification notable des facteurs de
commercialité. Il y est mis fin par la loi Murcef, portant mesures
urgentes de réformes à caractère économique et financier.
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"La loi pose pour principe que le loyer commercial doit toujours
correspondre à la valeur locative. Mais en matière de révision triennale,
elle est venue enfermer la majoration ou la diminution du loyer
dans une limite, celle de la variation de l'indice trimestriel du
coût de la construction. On ne peut en sortir qu'à une condition
: qu'il y ait eu modification matérielle des facteurs locaux de
commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus
de 10 % de la valeur locative", explique maître Dalmas, avocat.
La jurisprudence avait totalement privilégié ce mécanisme de plafonnement,
de sorte qu'en pratique, et en l'absence d'une telle modification,
il était impossible de voir diminuer le loyer au-dessous de la valeur
inscrite dans le bail. Mais précisément par une série d'arrêts du
30 mai 2001, la Cour de cassation avait donné "la prééminence à
la règle selon laquelle le loyer révisé doit être fixé à la valeur
locative, moyennant quoi, les tribunaux pouvaient très sensiblement,
à l'occasion d'une révision triennale, redescendre le loyer en dessous
du montant fixé au départ", poursuit l'avocat. Les investisseurs
se sont émus de cette situation, de sorte que la loi Murcef est
venue apporter une réponse législative. Il a suffi de l'introduction
de seulement huit mots : "Par dérogation aux dispositions de l'article
L.145-33", pour préciser que l'application de la valeur locative
à l'occasion d'une révision n'est pas la règle. Le 27 février dernier,
la Cour de cassation s'est donc inclinée. Mieux, la loi Murcef est
appliquée aux instances en cours en dépit de la non-rétroactivité
des lois. En effet, la Cour de cassation a considéré cette loi comme
interprétative dans la mesure où "elle se borne à reconnaître sans
innover un droit qui préexistait et qu'une définition imparfaite
a rendu susceptible de controverse", mentionne l'attendu. Désormais,
le loyer contractuel est considéré comme plancher, "ce qui rendra
plus sûrs les baux neufs de locaux commerciaux", reprend maître
Michel Dalmas. "Le droit économique réclame de l'ordre et de la
sécurité. Le législateur est intervenu pour protéger les investisseurs.
Cela leur apporte une garantie et clarifie la règle du jeu. C'était
une jurisprudence qui s'était énormément développée et qui avait
été notamment appliquée à Grenoble dans quelques cas ."
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en bref |
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La
CIC-Lyonnaise de Banque s'active
Roland Brosselard, directeur de la région Dauphiné CIC-Lyonnaise
de Banque, a annoncé pour juin 2002 l'ouverture d'un centre d'appels
téléphoniques à Grenoble. Implanté à Europole, il occupera 1 000
m2 de l'immeuble Le Doyen, pour une quarantaine de collaborateurs.
C'est le troisième centre d'appel pour la banque, qui entend ainsi
améliorer la qualité de son accueil, en permettant aux commerciaux
en agence de se consacrer entièrement à leur clientèle. Les conseillers
assureront une écoute 68 heures par semaine et disposeront d'outils
technologiques développés. L'investissement s'élève à 1,5 M€.
Par ailleurs, la CIC-Lyonnaise de Banque-Dauphiné ouvrira un autre
point dans le centre de Grenoble, portant à 31 le nombre d'agences.
Avec pas moins de 200 collaborateurs en 2001, une douzaine de plus
cette année, l'établissement renforce ses positions dans un climat
de croissance. Les dépôts s'élèvent à 500 M€ (+ 4,7 %) dont
une forte progression des crédits à l'industrie et au commerce (+
13,7 % avec 211,4 M€) et des crédits immobiliers (15,9 % avec
175 M€). Les OPCVM, avec 180,1 M€, progressent de 5 %,
et les assurances (Socapi) intéressent toujours plus le marché des
particuliers
(206,2 M€, soit + 8,5%). Côté entreprises, la CIC-Lyonnaise
de Banque-Dauphiné, assure toujours une offre de services globale
avec "pro-PME" et bénéficie de la grande réactivité de la Banque
de Vizille. Localement, elle maîtrise les crédits structurés pour
de gros projets. Enfin, elle dispose d'une équipe dédiée à la gestion
privée qui traite 140 M€ de fonds et vient de se doter d'une
table des marchés.
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