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"Opération survie" réussie pour Tyco Healthcare |
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Confrontée à des difficultés industrielles en
2000, l'usine du Pont-de-Claix s'est redressée, en trois ans,
de façon spectaculaire grâce à une nouvelle équipe
de direction et à une implication totale des salariés. |
Sylvain
Catel
(sur la gauche), directeur des ressources humaines du site Tyco
Healthcare Manufacturing du Pont-de-Claix.
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"De
140 personnes en 1998, notre site est passé à 350
en 2000 !" indique Sylvain Catel, DRH du site isérois
de Tyco Healthcare Manufacturing France (THMF), fabricant d'aiguilles
chirurgicales. En 1999, la direction décidait en effet de
doubler la taille de l'usine du Pont-de-Claix pour répondre
aux besoins du groupe. Achat de nouvelles machines, recrutement
tout azimut
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Tyco s'emballe, l'outil de production est vite saturé, les
conséquences s'avèrent catastrophiques : baisse de
productivité, taux de rebut en hausse, et diminution des
volumes de production. En 2001, le groupe américain donne
un an à une nouvelle équipe de direction pour remettre
sur les rails l'usine iséroise. THMF repense alors complètement
son système de production, redéfinit l'organisation
humaine, décide la mise en ligne de ses ateliers, et modifie
les postes de travail. "Nous avons démarré une
première ligne pilote sur des produits simples en février
2001, puis nous avons arrêté l'usine en octobre, afin
de former le personnel à de nouvelles méthodes de
travail et réimplanter tous nos ateliers", explique
Sylvain Catel.
Aujourd'hui, l'usine du Pont-de-Claix fonctionne avec quatre lignes
de production dédiéeschacune à la fabrication
d'un type spécifique d'aiguilles. 70 millions d'aiguilles,
correspondant à 1 500 références, sortent chaque
année du site isérois. "Pour parfaire la qualité
de nos aiguilles, nous avons adopté un principe d'amélioration
continue, poursuit le DRH. Chaque matin, les opérateurs analysent
les résultats de la veille en termes de qualité, de
volume, de productivité et de temps d'écoulement.
A ce jour, et par rapport à 2001, notre taux de rebut a diminué
de 60 %, notre temps d'écoulement de 70 % et notre productivité
s'est améliorée de 80 %." Dans cette démarche,
la formation des salariés s'avère un élément
clé. "C'est l'enjeu principal de cette année,
affirme Sylvain Catel. Nous avons besoin d'opérateurs polyvalents
afin de nous adapter à la variété de nos produits
ainsi qu'aux fluctuations des volumes à produire. En septembre
2001, nous avons établi une matrice de polyvalence déclinant
toutes les étapes de notre process. A chaque poste correspondent
quatre niveaux de compétence. Nous souhaitons former, en
2003, 100 % du personnel à au moins deux postes de travail
et 50 % à au moins trois postes. Le savoir-faire minimum
requis nous empêche en effet d'avoir recours à de la
main-d'uvre extérieure à court terme. La grande
évolution par rapport à l'ancien système, tient
à la perspective d'évolution de carrière que
nous offrons aux salariés. Auparavant, un ouvrier pouvait
effectuer la même activité durant 30 ans ! Aujourd'hui,
il existe une réelle mobilité interne." Pour
le groupe américain, deuxième fournisseur mondial
de matériel de santé, l'usine du Pont-de-Claix (250
salariés) est désormais devenue une référence
et un exemple à suivre pour ses autres sites européens.
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Question à : |
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Maurice
Davy, responsable de la SARL Forma-Test, à Saint-Martin-d'Hères.
Que proposez-vous
en matière de sécurité et de formation ?
"J'ai créé
un premier cabinet, en 1990, à Saint-Martin-d'Hères,
Maurice Davy Formations (MDF), destiné à former les
salariés dans le domaine de la sécurité, et
notamment dans la conduite d'engins de manutention ou de chantier,
pour les milieux de l'industrie et du BTP. MDF fonctionne aujourd'hui
avec 14 salariés (CA : 915 000 Euros). En septembre 2001,
après avoir laissé la direction de MDF à mon
épouse, j'ai décidé de monter une deuxième
structure, Forma-Test. Sa mission : la réalisation de conseil
et d'audit en entreprise sur les risques professionnels. Le décret
du 5 novembre 2001 oblige en effet les entreprises à établir
un document unique évaluant les risques pour la sécurité
et la santé des travailleurs. Ce
décret fixait la date limite d'élaboration de ce document
au 8 novembre 2002. Chaque année, l'entreprise est tenue
de le remettre à jour. Suite aux demandes de la fédération
du BTP de l'Isère et de la Direction régionale du
ministère du Travail, j'ai mis au point une méthode
d'évaluation des risques professionnels en entreprise. Pour
chaque poste de travail, les risques d'accidents sont répertoriés
en fonction d'un indice de gravité (incident, maladie ou
accident du travail sans arrêt, avec arrêt, entraînant
une invali-dité permanente ou un décès). Cette
donnée est couplée à un indice de fréquence
(occasionnel, fréquent, très fréquent, continu).
Depuis le mois d'avril, j'ai conçu, avec la société
Obatech, à Grenoble, un logiciel permettant à l'entreprise
la mise à jour régulière de ce document unique.
Forma-Test travaille pour l'heure avec une vingtaine de sociétés,
de la TPE au grand groupe, dans tout secteur d'activité."
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