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Mai 2004





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Aménagement
Rubrique réalisée par Isabelle Doucet-Sardin.
>> Le projet de l'arrière-gare voironnaise

Les collectivités locales, la ville et le Pays Voironnais, ont dévoilé un vaste projet pour le quartier de l'arrière-gare de Voiron. Une cité administrative côtoiera un parc immobilier, des activités économiques tertiaires, mais aussi des stationnements et un pôle de déplacement multimodal.


Robert Boissier dirige la fonderie Bot, une industrie au cour du projet de l'arrière-gare.

En dix ans, le quartier de l'arrière-gare de Voiron offrira une géographie entièrement revisitée, à la faveur du vaste projet engagé par le Pays Voironnais sur un périmètre de 9 ha. Ce programme a pour objectif de renforcer les fonctions urbaines de la commune, à la fois pôle d'équilibre dans la région urbaine grenobloise et cour de la communauté d'agglomération. Le développement de ce secteur passe par l'émergence d'un pôle tertiaire public et privé, la construction de logements et l'articulation des modes de déplacement.

Le Pays Voironnais, maître d'ouvrage, travaille en étroite collaboration avec la Ville de Voiron à la définition du programme qui sera arrêté à l'automne 2004. Pour l'heure, l'arrière-gare est structurée de façon diffuse entre des entités tertiaires, comme l'ANPE ou le Pays Voironnais, soit environ 200 emplois, des logements et des activités souvent industrielles qui pèsent près de 300 emplois. A terme, le quartier pourrait générer 1 500 emplois répartis sur une cité administrative et un parc d'activité tertiaire.
Dès 2005, débuteront des travaux d'extension sur 3 500 m2 de l'immeuble Le Quartz (actuellement 2 700 m2), siège de la communauté d'agglomération du Pays Voironnais, pour un montant de 5,5 ME. Courant 2005 commenceront également les travaux sur un îlot de 1 ha situé sur la partie haute du périmètre. Ils concernent la construction d'un parking silo de 350 places qui marquera la première étape vers le pôle d'échange de la gare de Voiron. Sont également prévus le réaménagement de la gare routière et de ses accès routiers, le prolongement du souterrain pour le franchissement piétonnier des voies ferrées, l'aménagement de cheminements piétons pour relier la gare aux parkings et aux arrêts de bus. Le schéma directeur de la région urbaine, qui a défini la vocation tertiaire du secteur, préconise également la construction de 350 logements dans le quartier en habitat social ou en accès à la propriété ; 80 sont déjà programmés, 60 réalisés et 250 en prévision.
Aujourd'hui, la Ville de Voiron maîtrise environ un tiers du foncier. Pour avancer dans le projet et récupérer les tènements situés à l'intérieur du périmètre, le Pays Voironnais demandera un droit de préemption urbain à la Ville et établira au cas par cas des conventions avec les entreprises présentes. La société Radiall, qui a déjà signé un protocole d'accord, prévoit le déménagement de ses activités à Centr'Alp II en 2006. Restent les deux fonderies, un fabricant de surgelés, une carrosserie, un dépôt de peinture, EDF et quelques activités aux intérêts très divers. Place à la négociation et aux échéances à moyen terme. "Le projet du Pays Voironnais s'accélère", constate Robert Boissier, dirigeant de la fonderie Bot (CA 2003 : 2,270  €, 29 salariés), installée dans le quartier depuis 1913. Face à une situation complexe, aux enjeux multiples, il se déclare "ouvert au dialogue pour défendre son activité industrielle". Absorbées par la Ville, certaines de ces activités posent aujourd'hui un problème environnemental. Mais le climat est au dialogue, et le départ de Radiall jouera probablement un rôle d'accélérateur dans le processus.



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Déménagements en Matheysine
C'est un véritable jeu de chaises musicales auquel participent quelques entreprises du plateau pour trouver des locaux adaptés à leur développement. Dinac (164 salariés), qui conçoit, fabrique, et distribue des profilés pour la finition dans la construction, vient de négocier le rachat du bâtiment Inosetta situé à La Mure. Ces locaux de 20 000 m2 ont bénéficié d'une importante transformation. A Susville, l'entreprise a libéré 10 000 m2 de bâtiments sur la zone industrielle qui ont été entièrement réaffectés avec l'intervention du Smime*, propriétaire d'une partie des locaux. C'est d'abord l'entreprise Donati (18 salariés), fabricant de meubles en panneaux mélaminés pour l'agencement de laboratoires et de bureaux, qui a quitté ses murs historiques sur la D 529 pour investir une grande partie de la surface et installer les nouvelles machines, dont elle vient de faire l'acquisition. Elle emménagera fin mai après des travaux d'installation. Elle laisse vacants des locaux de 2 400 m2, repris par le Smime pour les transformer en atelier-relais. Les bâtiments Dinac abritent également l'entreprise de charpente Merle ainsi que la SCI Piétra-Bournay, constituée d'un informaticien et d'un géomètre-expert. Par ailleurs, la société Alpes Réfractaire, qui réalise des creusets en céramique, installée dans l'atelier-relais de la Laiterie à Pierre-Châtel, déménage dans un bâtiment de 700 m2 sur la ZI des Marais à La Mure. Enfin, le plateau matheysin accueille Naturamol, jeune société de biochimie qui développe une activité autour des molécules naturelles, dans un local de 600 m2 de la ZI de Susville, libéré par RB Concept. Cette dernière regroupe ses activités à RBPim sur la ZI des Marais.

*Smime : syndicat mixte d'industrialisation

Présences est édité par la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble - 90 000 lecteurs - 9 numéros par an