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7DWorks entre au musée |
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Philippe Bellanger, professeur aux Beaux-Arts, s’intéressait depuis longtemps à la problématique de la copie des œuvres d’art dans le but de leur archivage et de leur conservation. “La fragilité et la sécurité des sculptures, qui ne permettent pas leur transport, sont un problème permanent pour les musées”, explique-t-il. Une première réponse à laquelle il s’est intéressé : la duplication par la robotique, en prenant exemple sur la chirurgie. “Nous nous sommes aperçus rapidement que l’expérience humaine n’est pas modélisable. Il faut donc une robotique, non qui remplace, au risque d’appauvrir le geste, mais qui assiste véritablement la main de l’artiste.” |
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La solution sera trouvée dans la combinaison d’un bras polyarticulé de haute précision avec la photo en 3D. La rencontre avec Stéphane Boussac, ingénieur informaticien doctorant à l’université de Montpellier, va accélérer les choses. Stéphane développera l’élément clé du système : le logiciel de restitution. Tous deux vont travailler pendant un an et demi à la réalisation d’un prototype, mais aussi “pour révéler nos différences, apprendre à se comprendre”. Avant de créer l’entreprise, il faudra encore valider le dispositif au plus haut niveau. Un chantier de numérisation de l’albâtre avec le Louvre, un autre avec l’Unesco, vont confirmer la pertinence de l’approche. Immédiatement séduite, la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble propose aux deux futurs cogérants de se rapprocher de l’incubateur Grain pour peaufiner leurs recherches. Et 7DWorks naît en décembre dernier. Entre temps, le projet a été désigné lauréat ex aequo au Concours national du ministère de la Recherche et de l’Industrie. Cette première consécration permet d’obtenir un financement à hauteur de 150 kE. “C’est aussi un passeport pour intéresser les banques”, explique Philippe Bellanger, qui organise des tours de table réguliers pour financer le processus d’industrialisation avec des entreprises françaises et américaines. La conservation muséologique, la pédagogie de l’art sont évidemment les premiers clients potentiels de 7DWorks. “Nous avons conscience d’ouvrir aussi le marché de la miniaturisation et de la marchandisation des œuvres d’art. Une copie rigoureusement exacte de la Vénus de Milo, à 20 cm de son bureau, entre dans le domaine du possible.”

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