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Ulis voit loin |
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Filiale
de Sofradir et du CEA-Valorisation, Ulis a démarré
son activité en 2002. Avec ses détecteurs infrarouges
non refroidis utilisés dans de nombreuses applications grand
public ou professionnels, cette jeune société détient
un fort potentiel de développement.
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Jean-Pierre Chatard,
directeur général d'Ulis
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"Sofradir
a démarré en 1986 à partir d'une technologie
de détecteurs infrarouges de haute performance destinés
à des applications militaires, développée au
CEA-Léti. Une fois ce marché en croissance stabilisé,
sa direction a décidé de développer une nouvelle
génération de détecteurs moins hauts de gamme",
confie Jean-Pierre Chatard, directeur général d'Ulis.
Très sensibles, les détecteurs à usage militaire
refroidis à moins 200 °C se caractérisent par
une taille imposante et un coût élevé. Pour
s'affranchir de la contrainte du refroidissement, le Léti
a mis au point dès 1992 des détecteurs infrarouges
plus petits, dont la définition d'image est moindre mais
suffisante pour des usages plus courants.
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"Ils sont munis d'un microbolomètre, c'est-à-dire
d'un thermomètre en silicium amorphe, fabriqué avec
les technologies de la microélectronique silicium à
faibles coûts de fabrication et très haute fiabilité",
poursuit-il. Intégrés par exemple dans des caméras
de surveillance, ils améliorent l'observation des sites comme
les stocks de ports, les aéroports. Equipant les casques
des pompiers, ils permettent de détecter à travers
la fumée et de détecter les zones chaudes et les blessés.
Dans le domaine médical, ils apportent également une
réelle avancée dans la détection des cancers
du sein, la circulation du sang, le diagnostic vétérinaire.
Embarqués dans les voitures, ils aident
à conduire par mauvais temps. "Nous pouvons voir grâce
au soleil, notre source principale de lumière. En infrarouge,
plus besoin de soleil car les corps rayonnent eux-mêmes, et
on voit aussi bien de jour que de nuit", explique encore Jean-Pierre
Chatard. Une fois cette technologie mise au point, l'idée
de créer une société indépendante a
été abandonnée au profit de la filialisation.
Ulis est ainsi créée officiellement en juin 2002.
Implantée dans 900 m2 de locaux repris à SICN, elle
compte près de 40 personnes installées dans son nouveau
bâtiment de production de 1 500 m2 récemment bâti
à côté, comportant une salle blanche de 500
m2. Au printemps, l'entreprise accueillera la dernière équipe
travaillant encore au Léti, le laboratoire poursuivant la
R&D de sa technologie de base. Ulis a produit 1 800 détecteurs
en 2002 pour un chiffre d'affaires d'environ 5 MEuros. La société
prévoit de monter en puissance avec 4 000 détecteurs
en 2003 et 15 000 en 2004. "Notre usine est dimensionnée
pour 50 000 unités par an avec une centaine de personnes
à horizon 2006." De plus en plus petits - 160 par 120
pixels en 2003 contre 320 par 340 auparavant -, ses détecteurs
deviennent aussi moins chers. "Pour amortir notre nouvelle
usine, nous visons des marchés consommant de grandes quantités,
pour l'instant exclusivement à l'export, où nos produits
simples à réaliser, et non fragiles à hautes
températures, rencontrent une concurrence uniquement américaine."
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En bref |
Biotechnologies
Le Cime, Centre interuniversitaire de microélectronique, inaugure
une plate-forme d'instrumentation destinée à la réalisation
de biopuces à ADN. La montée en puissance des biotechnologies
a en effet incité l'Ecole nationale supérieure de physique
de Grenoble (ENSPG) à créer dès 2002 une nouvelle
filière de formation "instrumentation physique pour les
biotechnologies". Visant à préparer les futurs
ingénieurs à travailler efficacement dans des équipes
pluridisciplinaires, cette plate-forme destinée à la
formation et à la recherche est implantée dans la salle
blanche du Cime. Elle met en uvre des microtechnologies, de
la gravure chimique de microréacteurs sur silicium, un robot
de dépôt de séquences d'ADN, des outils d'analyse
et de traitement. Elle est le fruit d'une collaboration entre l'ENSPG,
le Cime, le CEA-Léti et l'UJF, avec le soutien de la région
Rhône-Alpes.
Levée
de fonds
DGTec, entreprise spécialisée dans la fabrication
de poudres microniques utilisées dans de nombreux secteurs
de pointe, lève 1,5 MEuros auprès de sociétés
de capital-risque, Rhône-Alpes Création, Rhône-Dauphiné
développement, Viveris, et trois investisseurs privés.
"Ce montant va nous permettre d'industrialiser nos procédés,
de réaliser des équipements pilotes et une ligne de
production. Nous pourrons également mettre en place notre
organisation commerciale tournée vers l'Europe et l'Extrême-Orient",
confient ses dirigeants Pierre-Paul Jobert et Guy Baret. Lauréate
de nombreux prix à l'innovation depuis sa création
en septembre 2000, DGTec va ainsi passer à une phase d'échantillonnage
de poudre micronique d'1 kg par jour à partir de juin prochain
pour parvenir à 2 kg par heure d'ici la fin de l'année.
"Nous devrions atteindre un chiffre d'affaires d'environ 3 MEuros
cumulé sur les deux prochaines années et prévoyons
de déménager de nos locaux actuels à Moirans
dans un local de 1 500 m2 qu'il nous reste à trouver."
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