Présences le magazine de la cci de Grenoble Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble
Actu-produits
141 Novembre 2001
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Peau de vache
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C'est l'avenir de la chaussure de ski selon Rossignol. Le célèbre fabricant de skis vient de créer la Soft qui, comme son nom l'indique, associe souplesse et fiabilité. Cette nouvelle chaussure n'aura rien à envier au confort des bottes de snowboard. En effet, ses concepteurs, qui planchent sur le projet depuis 1995, ont supprimé les pièces plastiques partout où elles n'avaient pas d'utilité, sans en modifier son efficacité. Du textile ou du cuir ont été rajoutés à la place.

 

La technologie Rossignol consiste à associer une structure rigide, le cockpit, à une structure de liaison - une mousse qui garantit isolation et étanchéité -, ainsi qu'à un chausson souple, en synthétique ou en peau, qui épargne les tibias et facilite le chaussage. La Soft s'adresse à tous les skieurs qui ne se trouveront pas déstabilisés par ce type de produit. Cette révolution dans la conception de la chaussure de ski est étroitement liée à l'évolution des skis eux-mêmes,plus faciles à manier, ils réclament moins d'énergie à transmettre par la chaussure. Elle offre un vaste choix de coloris et est appelée à occuper une place fondamentale dans la collection de chaussures Rossignol. Le fabricant (2 400 salariés et 457 347 052 MdsE (soit 3 MdsF de chiffre d'affaires pour le groupe en 2000), installé à Voiron et Saint-Etienne de Crossey, la destine à atteindre 15 % des ventes dès sa première année de commercialisation, c'est-à-dire dans les jours à venir. Ce produit se situe sur le créneau moyen-haut de gamme avec des tarifs allant de 260 à 365 E pour la façon "peau de vache".

Faites des économies : roulez écolo !
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Réaliser des économies tout en protégeant l'environnement : c'est le principe du produit éco-system, commercialisé par la société du même nom. Prévu pour fonctionner avec tous les carburants, l'éco-system s'adapte sur n'importe quel véhicule, poids lourds, autocars, motos, et même chaudières au fuel.
Il se décline en trois dimensions selon la puissance du véhicule, pour un prix allant de 105,19 E (690 F) à 211,90 E (1 390 F).

 

Concrètement, ce petit accessoire peut réduire la consommation de carburant jusqu'à 25 % sur une voiture de tourisme. Positionné le plus près possible de la chambre de combustion, il optimise cette dernière en évitant toute déperdition de carburant. A l'origine savoyarde, Eco-system est depuis peu installée à Meylan, où elle emploie quatre personnes. La société, présidée par Hervé Girard, a déjà noué des partenariats avec des professionnels du transport, des loueurs de voitures, des auto-écoles ou encore des collectivités territoriales. Des stands de pose situés dans les centres commerciaux de l'agglomération grenobloise assurent l'équipement des particuliers (un millier de véhicules à ce jour). Eco-system prévoit pour son premier exercice un chiffre d'affaires de 228 674 E (1,50 MF).

Comme l'oiseau
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Le rêve d'Icare réalisé. Là-haut, flottant dans l'air, il bat des ailes, accroché à un étrange aéronef : un ballon. C'est le dernier-né de Airstar et il s'appelle Aéroplume. Le fabricant de ballons éclairants, qui ne cesse d'imaginer de nouveaux produits pour de nouvelles applications, se lance dans le ballon captif. Aéroplume affiche ses dix mètres de long en forme de Zeppelin.

 

Il ne dispose ni de moteur, ni de câble. Conçu pour transporter un passager, c'est à lui de ramer ! En effet, allongé sur une sellette de type deltaplane, il dirige son ballon grâce à des rames accrochées à ses bras. En silence. Ce qui en fait un de ses atouts. Le produit est déjà commercialisé et l'un de ses premiers utilisateurs s'appelle Nicolas Hulot, satisfait de trouver là un moyen de locomotion dans le cadre d'une de ses émissions. Ces produits sont le fruit d'une recherche sur les tissus et les modes d'assemblage à l'hélium. La réputation mondiale des ballons éclairants Airstar n'est plus à établir. L'entreprise, installée à Champ-Près-Froges depuis l'an dernier, emploie sur place 27 salariés auxquels il faut ajouter 23 personnes dans 10 filiales, aux Etats-Unis, en Europe et à Singapour. La production atteint 250 ballons par mois pour un chiffre d'affaires de 24,70 MF en 2000-2001. Et l'extension de la gamme se poursuit. .

Convertible à volonté
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Designer et gérant de l'Atelier du Vercors, spécialisé en mobilier hôtelier, Alexis Paoutoff a imaginé un concept plutôt renversant. La chambre Conférence sert en effet de bureau le jour, de chambre la nuit. Les meubles ont été conçus pour se plier aux exigences de l'homme d'affaires.
DesDotée d'un meuble-lit, d'une table-console dépliable en table de réunion, de chaises pliantes, de mobiliers optionnels et d'un écran plasma pour la vidéo-conférence également en option, la pièce est convertible en une quinzaine de minutes. Transformée en bureau, elle peut accueillir jusqu'à dix personnes.

 

Equipé par le groupe allemand Häfele d'un mécanisme électrique actionnable par télécommande, le lit se manouvre aisément, avec une garantie d'utilisation quotidienne de plus de 58 ans ! 13 chambres Conférence ont déjà été installées dans des hôtels parisiens, strasbourgeois et grenoblois (Park Hôtel). Le système s'avère rapidement rentable car la demande en petites salles de réunion connaît une forte croissance. Avec une centaine de commandes, le produit Conférence est en pleine explosion. Les dix salariés de l'Atelier du Vercors (CA 2001 prévu : 6 MF, 914 694 E, croissance : 50 %), à Saint-Just-de-Claix, vont avoir du pain sur la planche !

Le poiré ne compte pas pour des prunes
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Une double originalité pour ce cidre : d'une part il est fabriqué avec des poires et non des pommes, et d'autre part ces producteurs utilisent des fruits de table et non des fruits plus petits comme les cidres traditionnels. Près d'une dizaine d'années ont été nécessaires à son élaboration, beaucoup plus délicate que celle du cidre de pomme en raison d'un contrôle pointilleux de la fermentation des poires.
Le Poiré est fabriqué par Gaston Béchet et sa fille Claire, arboriculteurs à La Terrasse et producteurs d'une gamme complète de jus de fruits et de cidres. Il a été lancé sur le marché il y a un an et vient de remporter le master d'Or au concours général européen 2001.

 

Il faut deux kilogrammes de poires pour obtenir un litre de Poiré. Les fruits sont récoltés sur le verger de La Terrasse qui compte une vingtaine d'hectares avec toute sorte de variétés. Récoltées, lavées, pesées, broyés, mises en cuves, les poires passent ensuite à la centrifugeuse. Il faut encore laisser déposer le jus avant qu'il ne commence à fermenter. L'entreprise familiale affiche une production de 80 000 bouteilles par an et réalise un chiffre d'affaires de 121 959 E (800 000 F) sur les cidres et les jus, le cidre représentant environ un quart de sa production. Elle emploie trois salariés à temps plein auxquels s'ajoutent une dizaine de saisonniers pour la cueillette. Les boissons sont distribuées dans tous les types de commerces, de l'épicerie locale à l'hypermarché pour un prix de vente autour de 2,75 E (18 F) la bouteille de Poiré..

Trouver chaussette à son pied
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Indispensable à l'équipement du skieur, la chaussure est pourtant loin d'être suffisante. Tout aussi indispensable : la chaussette de ski, bien sûr ! Connue pour ses semelles thermoformables, Sidas (60 salariés, CA : 9,1 ME, soit 60 MF) a donc sorti pour l'hiver la "Global Fit", chaussette composée à 85 % de thermolite et à 15 % de polyamide. Fabriquée en double maille repiquée à la main, elle ne laisse apparaître aucune couture et évite ainsi tout frottement.

 

Trois zones élastiques assurent un maintien et une précision parfaite. Disponible en six tailles, la "Global Fit" est vendue au prix de 20 E (139 F). Mais attention, entre la chaussette et la chaussure, il y a. la semelle ! La Conform'able Pro Intensive de Sidas, tout aussi perfectionnée, est spécialement prévue pour la pratique du ski ou du snowboard et parfaitement adaptable selon le pied de chacun. D'un savoir-faire issu du ski (Sidas équipe plusieurs champions français), l'entreprise voironnaise offre aujourd'hui une gamme complète de solutions avec des semelles, chaussettes ou chaussons taillés sur mesure. Dans un souci de performance et de développement, Sidas a construit un nouveau site industriel, sur la ZAC de Grenoble Air Parc, où sont regroupés le département R&D et les unités de production et de logistique..


  Rubrique réalisée par Fabienne Combier et Isabelle Doucet-Sardin
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