Le
magazine économique de la Chambre de Commerce et d'Industrie de
Grenoble
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2001 : le temps de la réflexion pour les zones d'activités Aménageurs
et promoteurs des zones d'activités sud-iséroises, réunis par Présences
lors d'une table ronde, ont inventorié les espaces encore disponibles.
Si la pénurie reste d'actualité, elle est toutefois moins criante en 2001.
L'évolution de la conjoncture explique en partie le retournement de tendance.
La requalification d'espaces dans l'agglomération, la libération de réserves
foncières en Sud-Isère ouvrent des perspectives à plus long terme. A condition
d'anticiper dès aujourd'hui. Par
Isabelle Doucet-Sardin.
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Ce chantier, qui réclame un investissement de 1 MdF, devrait placer Grenoble au plus haut niveau en matière de microélectronique et de biotechnologie. Mais pour Patrick Le Bihan "c'est presque de l'histoire ancienne". |
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Le tertiaire à Grenoble n'apparaît guère mieux loti. L'achèvement du quartier d'affaires d'Europole offrira les derniers espaces en immobilier de bureau, essentiellement pour de grandes superficies. Encore 20 000 m2 de bureaux à livrer d'ici 2003, puis il faudra se tourner vers le devenir de la minoterie Armand. Celle-ci fait l'objet d'un programme mixte qui laisse entrevoir la création de 1 200 m2 de bureaux. Pour les autres quartiers, il faudra compter sur le renouvellement du parc tertiaire existant. "Les espaces disponibles pour les activités tertiaires sont en baisse", confirme Sylvain Michallic conseiller en immobilier d'entreprise chez Jones Lang Lassalle. Rareté des surfaces supérieures à 1 000 m2, inexistence de celles comprises entre 400 et 1 000 m2. Seule l'année 2000 a été marquée par une relance de l'activité et un rattrapage de l'immobilier d'entreprise par rapport aux années précédentes. Les spécialistes rappellent l'absence de constructions jusqu'en 1998. Et pour cause !"Aujourd'hui, le niveau des loyers est à peine revenu à celui de 1992, c'est-à-dire à des prix normaux", affirme Hugues de Villard. Cette embellie n'aura duré que quelques mois. Si la demande reste importante, déjà, certains opérateurs observent sa décélération, voire une stagnation. Depuis le printemps, les dossiers, suivant le cours de la Bourse, deviennent moins urgents. D'autres parlent de mutation de la demande. |
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Une mutation aussi bien quantitative que qualitative : "Les entreprises recherchent une rapidité de communication entre leur siège, leurs sites et leurs sous-traitants. Il faut reconnaître que dans ce domaine, Grenoble est mal placée", note Sylvain Michallic. Le transport routier et la traversée de l'agglomération étant incontournables, les entreprises tentent de s'adapter pour limiter les contraintes de déplacement : "Les zones se spécialisent, avec des entreprises au plus près de leurs clients et de leurs fournisseurs : micro-électronique sur Crolles et Bernin, commerce sur Champ Roman, activités tertiaires à Meylan.", reprend Hugues de Villard. "Les entreprises privilégient les zones les plus accessibles. Leurs responsables tiennent compte des soucis de circulation pour eux-mêmes et leurs salariés, en attendant la rocade Nord", renchérit Olivier Cloitre pour le cabinet Arthur Loyd. Autre évolution tracée lors la table ronde : "Les sociétés sont devenues plus exigeantes sur la qualité des zones d'activités. Elles doivent offrir des prestations et un environnement favorable. La première entreprise qui s'implante joue un rôle de locomotive", analyse Marie-France Thouvard à Territoire 38, spécialiste de l'aménagement des zones d'activités. Or remarque-t-elle, "l'extension de la Zirst de Montbonnot est achevée, Comboire est terminé et il ne reste que quelques terrains aux Ruires à Eybens ainsi qu'à Claix". |
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Il s'agit de donner le change à des zones comme l'Isle-d'Abeau. Ensuite, il faut passer de l'autre côté de Grenoble et remonter sur Chambéry pour retrouver une offre significative. Le Sierpumg propose actuellement une trentaine d'hectares et quatre-vingt, à terme, sur la ZAC de la Grande-Ile, entre le Versoud et Villard-Bonnot. Le Moyen Grésivaudan joue la carte de la diversité. "Nous disposons de toute la place nécessaire pour tout type d'activité", avance sans hésiter Marie-Claude Dupuy, la directrice du service économique du Sierpumg. "Nous avons encore quelques espaces disponibles sur Crolles, Bernin et la Terrasse, ainsi que 20 ha bloqués en vue d'une grosse implantation et d'un projet de transport en commun train-tram", poursuit-elle. Il faut encore compter avec 20 ha dédiés aux nouvelles technologies devant le site de STMicroélectronics, autant réservés à un futur pôle d'activités commerciales, toujours sur Crolles, ainsi que des extensions sur la ZAC de Champ-Sept-Laux à Champ-Près-Froges et sur celle du Verney à Brignoud. "Nous entrons directement en concurrence avec Alpespace et Savoie Technolac", constate Marie-Claude Dupuy. D'ailleurs, le schéma départemental préconise la création d'espaces d'activités bien délimités le long de la vallée jusqu'en Savoie, dans un souci d'aménagement du territoire et de développement des échanges entre Grenoble et Chambéry. |
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Dans l'agglomération de Grenoble, "il n'y a plus de terrain, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus rien à faire. Il faut requalifier des espaces en tenant compte de contraintes comme la réalisation de programmes mixtes et la question du stationnement", déclare Cécile Allibe, du service économie de la ville d'Echirolles. "Le foncier est rare, mais les friches existent. La demande reste forte, il convient d'adapter l'offre. Tout est donc question d'anticipation. Le problème revient à identifier des espaces susceptibles de muter, et à prévoir leur reconquête en partenariat avec les propriétaires fonciers", analyse-t-elle. "Nous travaillons sur la qualité des zones que nous requalifions pour les rendre plus attractives", poursuit dans le même sens Véronique Bruhy, de Grenoble-Alpes Métropole. La Métro s'est déjà mise à pied d'ouvre en récupérant 38 ha (2,5 ha à Saint-Martin- d'Hères, 15 ha à Saint-Egrève et 21 ha à Murianette) pour créer trois zones intercommunales commercialisables à l'échéance 2002-2003 . |
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Qu'ils peinent à répondre à la demande ou cherchent au contraire à capter l'intérêt des chefs d'entreprises, tous les aménageurs reconnaissent que la carte de la concurrence n'est plus viable à l'échelle départementale. Surtout dans une période où l'on traite d'intercommunalité et de taxe professionnelle unique. Ils cherchent plutôt aujourd'hui à proposer aux entreprises une offre globale, et complémentaire, dans une logique de concertation entre zones d'activités. Ainsi, pour Marie-France Dupuy, "il est grand temps de donner une image plus cohérente et plus homogène de la région". |
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