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Le bâtiment veut séduire les femmes |
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aux difficultés de recrutement de plus en plus criantes, les professionnels
du bâtiment, aidés par leur fédération, tentent de se tourner vers
la maind'ouvre féminine. |
Depuis
15 ans,
Béatrice Bayer a su trouver sa place dans
la peinture en bâtiment.
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Cela
fait 15 ans que Béatrice Bayer travaille comme peintre en bâtiment.
"J'étais surtout attirée par la rénovation et la finition, avoue-t-elle.
Ce qui me plaisait ? Pouvoir redonner des couleurs à d'anciens locaux."
Son CAP passé à l'Afpa lui ouvre donc les portes de ce milieu. plutôt
masculin. "Il est vrai que je suis entourée d'hommes, mais cela
ne me dérange pas." Depuis un an, elle travaille pour l'entreprise
Benoist, à Sassenage. La spécialité de cette PME de 12 salariés
et 900 000 Euros de chiffre d'affaires : la peinture d'intérieur.
Elle intervient auprès d'une clientèle de particuliers et d'industriels,
auprès de l'administration ou encore dans le cadre de programme
de constructions neuves et de logements sociaux.
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Le patron, Christian Fay, reconnaît qu'il lui manque trois
bons pein-tres pour faire face aux commandes. Le problème
? "Trouver du personnel qualifié et surtout motivé.
J'ai engagé Béatrice, parce que je connaissais son
savoir-faire et son enthousiasme au travail. Il ne faut pas se leurrer
: le BTP demeure un milieu très machiste. Dès lors,
je la privilégie en l'envoyant sur certains chantiers plutôt
que d'autres. Mais cela ne m'empêche pas d'être aussi
exigeant que pour n'importe quel autre salarié ! Et puis
c'est sa force de caractère qui a permis à Béatrice
de se faire respecter. Il est certain qu'une femme doit se montrer
deux fois plus motivée pour intégrer le secteur. Honnêtement,
aujourd'hui, le bâtiment n'est pas prêt à accueillir
du personnel féminin sur les gros chantiers.
Cela nécessiterait une adaptation des conditions de travail
avec des vestiaires et des sanitaires séparés. Paradoxalement,
les femmes ne sont pas assez nombreuses pour que nous, entrepreneurs,
puissions engager des frais qui restent, pour l'heure, à
notre charge."
Le manque de personnel qualifié touche l'ensemble des professionnels
du bâtiment. Société de serrurerie et ferronnerie,
l'entreprise grenobloise Guillot (8 salariés) a du mal à
recruter des apprentis motivés. Elle se trouve parfois dans
l'obligation de refuser du travail faute d'ouvriers. "Je ne
suis absolument pas opposé à l'embauche d'une femme,
admet le patron Pierre Guillot. J'envisage même sérieusement
cette solution, à condition qu'il y ait des candidates !
Dans notre métier, nous réalisons un nombre important
de dépannages. Nous pourrions tout à fait travailler
en binôme." Dans un premier temps, la fédération
du BTP Isère cherche donc à identifier et informer
les entreprises intéressées. "Le message que
nous souhaitons faire passer est que le bâtiment peut proposer
de véritables carrières aux femmes avec des perspectives
d'évolution, explique Jean-Philippe Martin, chargé
de mission formation au sein de la fédération du BTP
Isère. La DDTE et l'Afpa sont chargées, de leur côté,
de détecter les futures candidates et de leur proposer des
plans de formation personnalisée." Il existe encore
de nombreux préjugés et des freins réels à
la féminisation de la profession, tel l'aménagement
de locaux appropriés. Mais la porte est désormais
entrouverte.
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Question à |
Sylvie
Raspail, responsable du Cesi-Dauphiné-Savoie
Quelles sont les nouveautés de l'automne ?
"Le Centre
d'études supérieures industrielles s'est tout d'abord
implanté au cur du quartier d'affaires grenoblois,
sur le site d'Europole. Nous disposons, sur place, de trois salles
de formation avec, de plus, la possibilité de louer des salles
à l'extérieur selon les besoins.
Dès cet automne, nous offrons de nouvelles formations sur
l'organisation du temps, la gestion du stress, les transports et
opérations douanières, mais également sur la
sécurité et l'évolution des risques industriels
avec l'instauration d'une formation à la fonction de "responsable
sécurité". Le Cesi se veut à la pointe
en matière d'évolution des compétences. Il
souhaite proposer aux entreprises des outils d'accompagnement aux
évolutions du marché et aux changements législatifs.
C'est pourquoi nous avons décidé l'instauration de
journées de formation dans des domaines propres à
l'expertise immobilière (amiante, plomb, gestion des états
parasitaires). Par ailleurs, nous poursuivons le dispositif Arcadre
accompagnant les techniciens vers des fonctions cadres. Le titre,
homologué par l'Etat, s'intitule depuis peu "manager
industriel". La formation, d'une durée de deux ans,
permet à un technicien de niveau bac + 2 d'accéder
à un niveau bac + 4. Nous avons déjà de belles
perspectives de recrutement pour la prochaine session qui démarrera
en avril 2003. Nous développerons également notre
présence dans les domaines de la qualité, de l'organisation
et de la gestion industrielles, de la gestion des ressources humaines...
Le renforcement des offres de formation sur Grenoble et sa région
fait partie des priorités de Dominique Juttard, directeur
régional du Cesi depuis avril dernier."
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