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Octobre 2002





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Tourisme
Rubrique réalisée par Richard Gonzalez.

>> Le couteau du Vercors affûte ses marchés

Et si l'image touristique de notre région pouvait tenir dans la poche ? Voilà une idée bien aiguisée, développée par Vercors Lames, qui sort à l'échelle nationale un couteau frappé du sceau de nos montagnes.


François Nocca,
gérant de
Vercors Lames.

Le Vercors n'est plus seulement un plateau préalpin, c'est aussi depuis quelques mois un couteau. Et pas n'importe lequel, puisque le couteau du Vercors se veut un produit de qualité supérieure, associant le savoir-faire d'antan aux techniques de production les plus modernes. A l'origine de ce projet, François Nocca, gérant de Vercors Lames, basée à Saint-Georges-de-Commiers : "Depuis tout petit, je caressais le projet de fabriquer mes propres couteaux." Une vraie fascination : "Je m'amusais à les démonter pour étudier leur mécanisme intérieur."

Quelques décennies plus tard, la passion n'a pas faibli et François Nocca décide de l'investir dans un processus industriel. Il en fabriquait jusqu'alors pour lui-même et ses proches, avant de constater qu'il manquait un couteau digne de ce nom pour représenter notre région.
Pour lancer son activité, il contacte un coutelier d'art, Jean-Pierre Sucheras, créateur avec lui du prototype. La marque Le couteau du Vercors et le modèle de base sont déposés à l'INPI au printemps dernier, puis Vercors Lames investit dans un outillage d'emporte-pièce, développé à Thiers, la capitale française de la coutellerie. Trois monteurs travaillent aujourd'hui aux côtés de François Nocca : "Plus de 100 opérations manuelles sont nécessaires pour monter un spécimen. Le Sandwick 12C27,
un alliage de carbone et de différents métaux, confère aux
lames une résistance incomparable et une grande facilité d'affûtage." Plusieurs matériaux sont utilisés pour les 15 modèles de manches : bois de rose, genévrier, noyer, corne de vache, bois de cerf, qui reflètent l'identité naturelle de notre région. Avec un poinçon illustrant le Mont-Aiguille sur la palette, le Vercors porte bien son nom. Chaque pièce est numérotée, avec le nom du créateur gravé dans la platine interne et livrée avec un certificat d'authenticité précisant une garantie à vie : "Tout est fait pour que la personne qui possède l'un des premiers couteaux du Vercors numéroté soit détentrice d'une véritable pièce de qualité." Fin août, plus de 1 000 pièces étaient en cours de fabrication et de distribution à travers la France, via différents canaux. Quelque 3 000 autres étaient déjà en commande. D'ici la fin de l'année, un site Internet reliera aussi Le couteau du Vercors à tous les amoureux de belles lames. "Ils sont nombreux à considérer le couteau comme un objet très personnel : on vit beaucoup de choses avec lui, c'est le compagnon fidèle des gens de terrain." Avec ou sans tire-bouchons, le couteau du Vercors sera bientôt décliné dans deux versions naturalistes : un poignard, Vercors Chasse, et un outil spécialement adapté aux taquineurs de truites, Vercors Pêche, muni d'une entaille servant de dégorgeoir. Une série de couteaux de table, dans l'esprit de ceux de Thiers, est également en cours de conception : "Pour des raisons d'image et de qualité, ils ne seront jamais distribués en grande surface", prévient farouchement François Nocca.


 
>> En bref

La grande Maison dans la prairie
Après dix ans de travaux, la Maison des Alpages a ouvert cet été au public. A Besse, cœur du Haut-Oisans, où le pastoralisme est très actif, l'établissement se veut à la fois un espace muséographique de plus de 100 m2 et un centre de ressources pour les professionnels de l'agriculture de montagne. La salle de conférence équipée, la bibliothèque spécialisée et la vidéothèque doivent permettre d'accueillir des séminaires et des formations consacrées au pastoralisme. Construite au cœur du village de Besse, initiateur du projet avec la Fédération des alpages de l'Isère, l'édifice a été pensé dans un souci de respect total de l'architecture environnante. Avec quelque 70 000 ha d'alpages, visités chaque été par plus de 110 000 animaux et 80 bergers, l'élevage est particulièrement actif en Isère, où il constitue également un argument touristique non négligeable. Le maintien des activités pastorales contribue en effet à l'entretien d'un paysage convoité.


L'économie touristique en milieu urbain
C'était l'un des sujets essentiels abordés lors du séminaire du Club des grandes villes de France qui s'est tenu à Grenoble le mois dernier. Les directeurs des offices de tourisme en ont profité pour réfléchir sur la nécessité d'un catalogue de produits touristiques rassemblant l'offre des 23 villes représentées. Grenoble a connu une rentrée chargée puisqu'elle a accueilli quelques jours auparavant le WorkShop Rhône-Alpes, événement destiné à promouvoir la région Rhône-Alpes auprès de 160 organisateurs et prescripteurs de voyages de groupes ou de séminaires, originaires de toute la France,
de Suisse et de Belgique.

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Présences est édité par la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble - 70 000 lecteurs - 9 numéros par an