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Le couteau du Vercors affûte ses marchés |
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Et
si l'image touristique de notre région pouvait tenir dans
la poche ? Voilà une idée bien aiguisée, développée
par Vercors Lames, qui sort à l'échelle nationale
un couteau frappé du sceau de nos montagnes.
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François Nocca,
gérant de
Vercors Lames.
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Le
Vercors n'est plus seulement un plateau préalpin, c'est aussi
depuis quelques mois un couteau. Et pas n'importe lequel, puisque
le couteau du Vercors se veut un produit de qualité supérieure,
associant le savoir-faire d'antan aux techniques de production les
plus modernes. A l'origine de ce projet, François Nocca,
gérant de Vercors Lames, basée à Saint-Georges-de-Commiers
: "Depuis tout petit, je caressais le projet de fabriquer mes
propres couteaux." Une vraie fascination : "Je m'amusais
à les démonter pour étudier leur mécanisme
intérieur."
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Quelques décennies plus tard, la passion n'a pas faibli
et François Nocca décide de l'investir dans un processus
industriel. Il en fabriquait jusqu'alors pour lui-même et
ses proches, avant de constater qu'il manquait un couteau digne
de ce nom pour représenter notre région.
Pour lancer son activité, il contacte un coutelier d'art,
Jean-Pierre Sucheras, créateur avec lui du prototype. La
marque Le couteau du Vercors et le modèle de base sont
déposés à l'INPI au printemps dernier, puis
Vercors Lames investit dans un outillage d'emporte-pièce,
développé à Thiers, la capitale française
de la coutellerie. Trois monteurs travaillent aujourd'hui aux
côtés de François Nocca : "Plus de 100
opérations manuelles sont nécessaires pour monter
un spécimen. Le Sandwick 12C27,
un alliage de carbone et de différents métaux, confère
aux
lames une résistance incomparable et une grande facilité
d'affûtage." Plusieurs matériaux sont utilisés
pour les 15 modèles de manches : bois de rose, genévrier,
noyer, corne de vache, bois de cerf, qui reflètent l'identité
naturelle de notre région. Avec un poinçon illustrant
le Mont-Aiguille sur la palette, le Vercors porte bien son nom.
Chaque pièce est numérotée, avec le nom du
créateur gravé dans la platine interne et livrée
avec un certificat d'authenticité précisant une
garantie à vie : "Tout est fait pour que la personne
qui possède l'un des premiers couteaux du Vercors numéroté
soit détentrice d'une véritable pièce de
qualité." Fin août, plus de 1 000 pièces
étaient en cours de fabrication et de distribution à
travers la France, via différents canaux. Quelque 3 000
autres étaient déjà en commande. D'ici la
fin de l'année, un site Internet reliera aussi Le couteau
du Vercors à tous les amoureux de belles lames. "Ils
sont nombreux à considérer le couteau comme un objet
très personnel : on vit beaucoup de choses avec lui, c'est
le compagnon fidèle des gens de terrain." Avec ou
sans tire-bouchons, le couteau du Vercors sera bientôt décliné
dans deux versions naturalistes : un poignard, Vercors Chasse,
et un outil spécialement adapté aux taquineurs de
truites, Vercors Pêche, muni d'une entaille servant de dégorgeoir.
Une série de couteaux de table, dans l'esprit de ceux de
Thiers, est également en cours de conception : "Pour
des raisons d'image et de qualité, ils ne seront jamais
distribués en grande surface", prévient farouchement
François Nocca.
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En bref |
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La
grande Maison dans la prairie
Après dix ans de travaux, la Maison des Alpages a ouvert
cet été au public. A Besse, cur du Haut-Oisans,
où le pastoralisme est très actif, l'établissement
se veut à la fois un espace muséographique de plus
de 100 m2 et un centre de ressources pour les professionnels de
l'agriculture de montagne. La salle de conférence équipée,
la bibliothèque spécialisée et la vidéothèque
doivent permettre d'accueillir des séminaires et des formations
consacrées au pastoralisme. Construite au cur du village
de Besse, initiateur du projet avec la Fédération
des alpages de l'Isère, l'édifice a été
pensé dans un souci de respect total de l'architecture environnante.
Avec quelque 70 000 ha d'alpages, visités chaque été
par plus de 110 000 animaux et 80 bergers, l'élevage est
particulièrement actif en Isère, où il constitue
également un argument touristique non négligeable.
Le maintien des activités pastorales contribue en effet à
l'entretien d'un paysage convoité.
L'économie touristique en milieu urbain
C'était
l'un des sujets essentiels abordés lors du séminaire
du Club des grandes villes de France qui s'est tenu à Grenoble
le mois dernier. Les directeurs des offices de tourisme en ont profité
pour réfléchir sur la nécessité d'un
catalogue de produits touristiques rassemblant l'offre des 23 villes
représentées. Grenoble a connu une rentrée
chargée puisqu'elle a accueilli quelques jours auparavant
le WorkShop Rhône-Alpes, événement destiné
à promouvoir la région Rhône-Alpes auprès
de 160 organisateurs et prescripteurs de voyages de groupes ou de
séminaires, originaires de toute la France,
de Suisse et de Belgique.
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