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Shimitek désinfecte les labos |

Shimitek conçoit et fabrique
des produits de nettoyage pour les laboratoires. Une spécialité
scelle son identité à l'échelle nationale :
la décontamination radioactive. "C'est un marché
important qu'aucune société française n'a réellement
investi jusque-là", présente Lionel Eichenbon,
directeur général de la structure eybensoise. Il existerait
en Europe seulement quatre fabricants, qui ne semblent pas vouloir
s'intéresser au marché français. "Les
produits existent, mais restent très mal diffusés.
Notre activité correspond à une vive attente",
ajoute-t-il. La fabrication en propre concerne uniquement les produits
liquides : sels régénérants et savons, conçus
ici, sont sous-traités pour d'évidentes raisons matérielles.
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"L'investissement initial de Shimitek, qui
comprend deux cuves de 5 000 litres et du matériel de conditionnement,
s'élève à 40 k€. Un apport supplémentaire
de 80 k€ permettra à la société de développer
un laboratoire de recherche. Agréée Cofrac, elle étudiera
notamment les possibilités d'élimination de la corrosion.
"Nous restons attentifs à tout type de nettoyage, nos
procédés de fabrication sont suffisamment souples
pour imaginer de nouveaux produits assez vite." Séduit
par le professionnalisme et l'ingéniosité de Shimitek,
le CEA lui a ouvert ses portes, et par son biais, celles du CEA-Leti.
Encouragée à formuler d'autres spécialités
et avec l'aide de l'Anvar, la société se diversifie
vers la décontamination, notamment bactérienne. La
gamme de produits, baptisée Gigapur, propose déjà
18 marques différentes. Les détergents mis au point,
d'une grande rinçabilité, sont destinés à
remplacer les acides et les solvants nocifs employés jusqu'ici.
Les marchés convoités par Shimitek : l'industrie pharmaceutique,
la microélectronique ainsi que les laboratoires de recherche
et de biologie bactérienne.
"Ces structures ont besoin d'obtenir un nettoyage parfait des
outils de manipulation et de la verrerie pour obtenir des résultats
fiables", explique Lionel Eichenbon. Trente unités de
l'Inserm, l'Inria et des grands groupes, tels que STMicroelectronics,
figurent dans le portefeuille de clients. Seul frein à l'essor
attendu de Shimitek : le trop faible nombre de fournisseurs de composants
chimiques. "Il nous faut parfois attendre jusqu'à deux
mois pour être livrés", regrette son directeur
général. Créée en janvier dernier, Shimitek
emploie à ce jour trois personnes. La société
table sur un chiffre d'affaires de 180 k€ pour son premier
exercice.

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