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Vichem, ou le clés en main de la dépollution |
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Vichem, spécialiste de la conception et de l'installation
d'unités clés en main pour le traitement de résidus,
est leader français sur ce secteur de niche. Fondée
en 1998, elle est en fait issue de l'entreprise Vicarb, créée
en 1948, à Saint-Martin-d'Hères.
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"Nous équipons les ex-pays d'Europe
de l'Est qui ont trois ans pour se mettre aux normes", précise
Thierry Sirba.
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"Notre prise en compte du marché
de l'environnement commence dans les années 60 avec la
mise au point d'un procédé révolutionnaire
d'oxydation thermique, appelé pulvaporisation, raconte
Thierry Sirba, président de Vichem. Ce système offre
un traitement des résidus gazeux, liquides, et solides
tout en gardant un niveau extrêmement bas de dioxines et
d'oxydes d'azote." Vichem traite ainsi les résidus
dangereux, très dangereux et halogénés (fluorés,
chlorés, bromés, iodés). "Par ce procédé
d'oxydation thermique, nous pouvons détruire tout déchet
industriel avec un taux d'efficacité de 99,99 %, et des
rejets à la cheminée bien en deçà
des exigences environnementales, avance Thierry Sirba.
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"Les normes européennes
ont pris de l'ampleur depuis une quinzaine d'années. En France
et en Europe, notre procédé est désormais reconnu
et adopté, mais il reste encore beaucoup à faire dans
les pays en voie de développement."Si Vichem a équipé
très tôt la plupart des industriels français
de la chimie (Atofina, Rhône-Poulenc, Rhodia, Elf
),
la PME-PMI s'est rapidement attaquée au marché international.
Présente en ex-Europe de l'Est, en Russie, en Chine, dans
le Sud-Est asiatique, Vichem (CA 2004 : 17 M€) réalise
d'ailleurs presque 100 % de son activité à l'international.
La raison en est simple : "La France respecte les normes, nous
n'intervenons donc plus que sur des projets occasionnels. Nous avons
ainsi décroché en août un contrat avec Sanofi-Chimie,
dans le Gard, pour le traitement des déchets issus de la
fabrication des produits pharmaceutiques. Nous voulons par contre
nous implanter davantage à l'étranger. Depuis fin
2002, nous disposons d'un bureau en Roumanie, en plus des agents
dans les pays d'Europe de l'Est et en Asie. D'ici un an, nous prévoyons
l'ouverture d'un bureau en Chine et, en 2006, au Brésil."
Les 22 salariés de Vichem, au Fontanil, s'occupent de l'ingénierie,
des achats et de la construction en sous-traitant cette dernière
aux industriels de la région. La PME-PMI assure également
le suivi de chantier et la maintenance. "Ce qui fait la différence
face aux groupes allemands, nos principaux concurrents mondiaux,
c'est justement notre petite taille, notre réactivité
et notre maîtrise totale de chaque projet", analyse Thierry
Sirba. En novembre prochain, la société va déménager
à Meylan dans des locaux plus spacieux. "Nous pourrons
ainsi effectuer directement, dans nos ateliers, les tests de nos
équipements plutôt que chez nos sous-traitants. Par
ailleurs, nous allons développer un nouveau marché
lié à l'eau potable. Nous avons inventé un
système de traitement d'eau permettant de rendre l'eau potable,
sans utilisation de produits chimiques, spécialement adapté
pour de petites capacités. Nous consacrerons, à Meylan,
un atelier d'assemblage pour cette machine qui devrait être
mise sur le marché courant 2005." Vichem pourrait recruter,
pour cette activité, cinq personnes d'ici trois ans.
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En bref |
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L'Europe sélectionne Grenoble
L'Union européenne a sélectionné le projet
d'urbanisme écologique des collectivités locales de
Grenoble, Echirolles et de la Métro dans le cadre du programme
européen de maîtrise des énergies et d'utilisation
des énergies renouvelables. L'objectif du projet est de diviser
par quatre les consommations énergétiques nettes à
l'horizon 2050. Les moyens ? Créer les conditions de sensibilisation
et de changements de comportement des habitants face à la
consommation d'énergie, concevoir des ouvrages optimisés
générant une efficacité énergétique
exemplaire, et enfin utiliser les énergies renouvelables.
La ville devra progressivement devenir productrice d'énergie,
et non plus seulement consommatrice. Cette première étape
concerne la ZAC de Bonne, les grands boulevards, le quartier de
la Viscose à Echirolles, et le nouveau stade. Les partenaires
des collectivités locales pour la mise en uvre de ce
projet sont la Sem Sages, l'Opac 38, GEG, EDF et la Compagnie de
chauffage. L'Agence locale de l'énergie et l'Ageden apporteront
également leur appui. L'ensemble de ce projet fera l'objet
d'une subvention européenne d'un montant de 2,7 M€.
La chimie, pour le développement durable
Les sociétés de la plate-forme chimique du Pont-de-Claix
ont présenté leurs résultats en faveur du développement
durable. Chloralp a franchi le cap de sa sixième année
sans accident de travail. Rhodia, qui dispose de plusieurs tours
aéroréfrigérantes, a mené l'an dernier
et poursuit activement sa démarche de prévention et
de maîtrise des risques liés aux légionnelles.
De son côté, Isochem annonce avoir atteint ses objectifs
de réduction des rejets de phosphore, d'aluminium et de matières
en suspension. Pour l'année à venir, les efforts d'information
des populations et des établissements scolaires riverains
menés par le GIE Spiral vont également se poursuivre. |
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