Blue Eye Video enregistre ses premiers succès
Sortie de l'incubateur Grain fin 2002, Blue Eye Video, lauréate de l'Anvar, entend commercialiser son logiciel intelligent dans le domaine de la surveillance. Les usages ne manquent pas.
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Au grand regret de Pierre de la Salle, "l'Europe est un marché cloisonné où une start-up française pénètre trop lentement. Au contraire, les start-up américaines bénéficient d'un immense marché homogène", explique-t-il, lui qui a déjà créé deux sociétés dans la Silicon Valley.
Pour autant, Blue Eye Video est plutôt bien représentée à l'international via deux poids lourds de la surveillance : Thales Systems & Supervision, et VisioWave. Grâce à ce dernier, Pékin pour les Jeux olympiques, l'aéroport de Barcelone, la gare principale de Moscou, étudient actuellement la solution de la start-up. Si ces contrats venaient à se concrétiser, le chiffre d'affaires 2005 de Blue Eye Video atteindrait sans peine le million d'euros. "Pour aborder Thales Systems, nous avons stratégiquement intégré un programme européen", indique Pierre de la Salle. Bien lui en a pris, Thales a permis à Blue Eye Video de décrocher un important contrat export en cours de finalisation. D'autres partenaires de taille plus modeste se sont avérés de performants alliés pour décrocher des marchés importants. Le gérant cite I Process pour l'aéroport de Strasbourg, et Atius Consulting pour l'aéroport de Paris. "Ce dernier a acheté notre logiciel Blue Count pour compter ses passagers au contrôle des bagages et mesurer ses files d'attente", commente encore Pierre de la Salle. De même, la RATP, l'aéroport de Strasbourg, et le Stade de France ont été séduits par Blue Count. "La fonction comptage est celle qui se vend le mieux, c'est pourtant la plus basique, et donc la moins rentable !"
Un usage très prometteur de la technologie de Blue Eye Video se profile à l'horizon : la surveillance des automobilistes au feu rouge. Un distributeur italien a déjà précommandé le produit. Plus que quelques réglages, un test grandeur nature à Grenoble même, et Blue Light sera fin prêt. Dans leur bureau basé au centre grenoblois Cemoi, les quatre ingénieurs salariés de la jeune pousse affûtent jour après jour leur produit. Ils viennent ainsi de revoir l'ensemble de leur packaging. "Nous avons intégré tous nos logiciels dans des boîtes, ce qui est plus concret pour le client", note Pierre de la Salle. Confiants, ils savent qu'un coup de fil peut tout changer. Ce pourrait être celui de ce distributeur mondial coréen ou d'une autre société de Singapour, chacun leader dans le domaine de distribution de matériel électronique. Plus qu'intéressée, la start-up ne veut surtout pas brûler les étapes de la négociation : le risque est grand de se faire copier.
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[ En bref
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Le marché de demain est en ligne
"Le Panier de Johanna" fait le marché pour vous dans les fermes. Cette petite entreprise sur Internet (www.lepanierdejohanna.com) est basée à Engins, aux portes du Vercors, et tenue par son unique associée gérante Johanna Moinier. Ingénieur agronome, cette jeune femme a su tirer parti de son expérience d'animatrice d'un réseau de producteurs dans la région pour se lancer dans le e-commerce de produits de la ferme. Le visiteur a juste à composer son propre panier de produits fermiers en se baladant sur le site, avant de valider sa commande en quelques secondes. Le système de commande à l'avance permet au maraîcher de cueillir de beaux légumes la veille de la livraison, à l'arboriculteur de choisir des fruits mûrs à point, et à l'éleveur d'attraper son plus joli poulet pour le week-end. Les producteurs préparent eux-mêmes la commande. La gérante fait la tournée des fermes et rassemble avec soin tous les produits. Ceux-ci séjournent une nuit en chambre froide ou dans un local tempéré situé à Engins avant d'être livrés le lendemain par le véhicule frigorifique du Panier de Johanna. La gérante souhaite développer les livraisons groupées en direction des entreprises et de zones d'entreprises. "Acheter un produit fermier, c'est également faire le choix d'une autre façon de consommer. C'est permettre aux agriculteurs de vendre leur production en direct à un prix équitable pour eux et pour vous", note Johanna Moinier. Le site propose de nombreuses informations sur les produits et les producteurs, mais également sur les labels et réseaux, et le bien-manger en général.
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