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En
rassemblant ses multiples compétences - une formation en kinésithérapie,
un diplôme d'ingénieur en mathématiques appliquées et un esprit
endurci à la compétition grâce à une expérience d'escrimeuse de
haut niveau - Christine Beillon, à 38 ans, a trouvé sa voie. "Le
coaching, je l'ai vécu de l'intérieur en tant que sportive, explique-t-elle.
Bien plus qu'un entraîneur, le coach vous apporte le soutien mental
nécessaire pour se surpasser." Pour avoir travaillé quatre ans dans
une société informatique, Christine Beillon a également pris conscience
du stress des salariés :
"On leur demande parfois des performances comparables à celles d'un
athlète de haut niveau !" Elle décide alors de créer sa propre société,
Parenthèse, implantée à Montbonnot (Isère), dans le but "d'opérer
un travail en amont, de prévenir les manifestations psychophysiques".
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L'athlète propose ainsi du coaching personnalisé et des cours de
relaxation et stretching en entreprise. "Le bien-être physique et
mental retirés par les salariés constitue au final un bénéfice pour
l'entrepreneur, constate-t-elle. D'autant qu'il peut aider à diminuer
certains accidents ou douleurs provoqués par le travail." Le secteur
informatique constitue sa première cible, "même s'il n'est pas indispensable
de connaître le métier des clients", avoue Christine Beillon.
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"A
chaque produit son étiquette" pourrait être la devise d'Olivier
Maisonneuve, 42 ans, dirigeant de la société Erem Etiquettes, spécialisée
dans la conception et la fabrication d'étiquettes industrielles,
en PVC, métal ou polypropylène, adhésives ou non. La force de l'entreprise
? Sa réactivité, qui lui permet de répondre aussi bien à une demande
de prix pour 12 étiquettes en russe, qu'à une commande de 5 millions
avec réassort ! "Une étiquette a un impact très important sur un
produit expédié. Aujourd'hui, tout produit stocké, livré ou exporté
doit être identifié, codifié, repéré", explique-t-il. Implantée
à La Grand-Croix (Loire), Erem Etiquettes (CA : 0,914 M€, 6
personnes, ) travaille pour Dassault, Alstom, BASF. comme pour les
PME-PMI de la Vallée du Gier.
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Attiré
très tôt par le monde de l'entreprise, Olivier Maisonneuve entre
à 20 ans dans l'entreprise familiale, la passementerie Ravel & Maisonneuve,
à Saint-Paul-en-Jarez. "J'ai démarré aux manettes, comme mécanicien",
dit-il. La société se lancera plus tard dans la fabrication d'étiquettes,
qui aboutira à la création d'Erem en 1991. En parallèle, il exerce
une activité dans le textile et assure l'interface commercial entre
des acteurs du secteur du luxe et les sociétés Ravel & Maisonneuve,
Chaleyer
& Canet et Oriol pour l'emballage des parfums et produits de luxe.
Convaincu que l'on apprend beaucoup par l'échange, Olivier Maisonneuve
est depuis cinq ans le président du Club Gier, qui regroupe 115
entreprises de la Vallée du Gier et de l'Est stéphanois. Son objectif
: "Valoriser le territoire et affirmer la fierté de ses compétences".
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E-novation à la campagne |

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A
38 ans, Franck Bigalet a été un des pionniers du groupware (travail
collaboratif à distance) en France. Consultant indépendant durant
dix ans,
il décide en 2000 de crééer sa propre société, Sight'Up, en pleine
campagne, à Torchefelon (Nord-Isère). "J'avais envie de monter une
entreprise à taille humaine spécialisée dans les hautes technologies
du groupware. Elle associe, en plus, la particularité d'être implantée
au milieu de nulle part !" Editeur de solutions technologiques d'optimisation
des processus de messagerie, Sight'Up (CA 2002 prévu : 300 000 €)
propose également des outils administratifs uniques au monde permettant,
par exemple, aux entreprises une typologie des utilisateurs de leurs
intranets.
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Des
idées dans le domaine des nouvelles technologies, Franck Bigalet
n'en manque pas. Il s'attaque ainsi depuis peu aux e-mails, un marché
qui atteindra, selon lui, 2,4 Mds€ en Europe en 2004. Gérer
les e-mails entrants, qui connaissent une fulgurante progression
depuis un an, afin de mieux répondre aux réclamations des clients,
donner la possibilité entreprises d'envoyer des newsletters personnalisées
en fonction du type comportemental de l'internaute. Voilà, dans
les grandes lignes, les dernières fonctionnalités sur lesquelles
se penchent les six salariés de Sight'Up.
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La voix de l'entreprise |

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"La
voix est un merveilleux instrument et le chant, une source d'épanouissement
personnel que j'ai vraiment envie de faire partager", déclare Odile
Wieder. Ce professeur de chant et de travail de la voix a fondé,
en 1994, les Ateliers et chants d'Annecy, formés d'un collectif
d'enseignants indépendants. Petit à petit, le projet de créer un
vrai centre de formation professionnelle et continue de la voix,
du chant, de l'écoute, de l'expression et de la communication a
pris corps. Aujourd'hui, Au Grand Air propose des formations à destination
des chanteurs, comédiens, enseignants, orateurs (avocats, politiques,
journalistes.) ou simple particulier. Mais Odile Wieder s'adresse
aussi au monde de l'entreprise.
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La
SARL de 18 enseignants a ainsi construit une offre de stages destinés
aux managers, DRH, commerciaux, et au personnel d'accueil... Les
premiers modules débutent en septembre. Poser sa voix, parler en
public, faire passer un message, des formations "classiques", indispensables
en entreprise. Au Grand Air offre également un répertoire plus original
pour perfectionner son anglais en chantant, par exemple ; ou encore,
méthode apparue outre-Atlantique, en incitant le personnel à chanter
afin de le déstresser, créer une cohésion, une nouvelle dynamique
d'équipe.
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La
société Vich, fondée par Jean Vich, assure depuis plus de 40 ans
la production de pulvérisateurs et d'atomiseurs. La société ardéchoise
indépendante est basée à Vals-les-Bains. En mars 2001, Bruno Aymard
a repris les rênes de l'entreprise avec un double pari : réactiver
le réseau commercial et innover. Depuis l'origine, les produits
Vich sont destinés à l'agriculture et aux espaces verts. Les principaux
clients se retrouvent donc dans le secteur agricole, dans toute
sa diversité, et le secteur du "paysage". La maîtrise complète de
la technologie ainsi que la qualité des matériaux employés dans
la confection des pulvérisateurs et des atomiseurs ont fait de Vich
une référence.
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Avec
ses trois salariés, Bruno Aymard vise donc à développer et faire
connaître ces matériels tant auprès des professionnels que des collectivités
territoriales. "Nous sommes plus particulièrement présents sur la
zone est de la France et notre objectif est de renforcer nos implantations
actuelles et de mieux couvrir le territoire national", précise le
gérant. Le nouveau patron joue également la carte de l'innovation.
Vich, dont le chiffre d'affaires avoisine 360 000 €, vient
de mettre au point deux nouveautés : un atomiseur spécifique pour
la vigne ou les plantations peu espacées, et un pulvérisateur permettant
d'utiliser simultanément les fonctions d'arrosage et de traitement.
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La tête dans le brouillard |

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Produire
du brouillard artificiel : c'est l'activité peu banale de la société
Dutrie (CA 2001 : 1,2 M€ dont 30 % à l'export), basée à Saint-Paul-Trois-Châteaux
(Drôme). Créée en 1871, Dutrie a débuté dans l'horticulture. En
1986, elle est reprise par Joseph Dufour, ingénieur en génie chimique,
hydraulique et thermodynamique. Transformée en SA, l'entreprise
se focalise depuis dans la production de Fog System, un brouillard
constitué de très fines gouttelettes pulvérisées à l'aide de diffuseurs.
"Notre système est utilisé dans trois domaines : l'agriculture,
l'élevage et l'horticulture, l'industrie des peintures et textiles
et, enfin, les spectacles et autres manifestations."
Dutrie intervient pour des demandes bien particulières, qui exigent
une
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maîtrise parfaite de cette technique. La société de Joseph Dufour
réalise notamment des effets spéciaux pour les parcs d'attractions
(Parc Astérix, Disneyland Paris, Vulcania...). Elle travaille également
pour des mises en scène de concerts ou pour la projection de films
cinématographiques sur écran de brouillard. Le dernier gros contrat
décroché par Dutrie ? Un énorme nuage de brouillard au-dessus d'un
lac réalisé pour l'Expo 2002, à Yverdon, en Suisse. Une référence
de plus pour cette PME d'une dizaine de salariés. Et une attraction
encore visible jusqu'au 20 octobre !
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La
société Prosis SA, spécialisée dans les implants dentaires, a reçu
la médaille d'or au dernier Salon international des inventions de
Genève et le Prix spécial de l'INPI France. Et des débouchés commerciaux
s'ouvrent déjà en Asie et en Europe : ce sont des implants dentaires
sans concurrence dans le monde. Le docteur Hubert Godefroy, chirurgien
dentaire, a fondé la société Prosis SA, à Albertville, avec Jacques
Suleau, chirurgien maxilo-facial, et Roger Marrillet, ingénieur
scientifique. "Il nous a fallu huit ans de recherche pour mettre
au point ces implants dentaires fabriqués à partir de nouveaux matériaux
: le carbone-carbone, la zircone et le titane, bio-compatibles et
non corrosifs. De plus, le carbone-carbone présente l'avantage d'avoir
la même souplesse que l'os."
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Pour
mener à bien ce projet, deux d'entre eux ont déménagé pour s'installer
à Albertville, se rapprochant ainsi de celui qui les a beaucoup
aidés - M. Chanéac, l'architecte des JO de 1992 - et d'un secteur
micromécanique performant : "Pour finaliser un projet de cette importance,
il fallait travailler avec des entreprises pointues." Des entreprises
locales mais aussi des leaders mondiaux dans leurs domaines : la
Société européenne de propulsion pour le carbone-carbone, Saint-Gobain
et Maillefer, en Suisse. Le produit final ? "Plus simple, plus sûr,
moins cher, dont l'élément essentiel est la bague en zircone qui
permet une adhésion parfaite à la gencive." La France est le pays
d'Europe où l'on pose le moins d'implants. La nouveauté savoyarde
devrait améliorer la situation : "Désormais, l'implant n'est plus
réservé à une élite de praticiens ni à une élite de patients."
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L'union
fait la force. Le proverbe est illustré par Bernard Gabert, dirigeant
de Mécanergie, à Roanne. Mécanergie est un groupement de sous-traitants
couvrant les métiers de la mécanique, traditionnelle ou à commande
numérique. "A sa création il y a sept ans, ce rassemblement visait
à consolider la position des associés vis-à-vis de leurs donneurs
d'ordres", rappelle Bernard Gabert. Deux objectifs étaient fixés
: développer une flotte commerciale commune et favoriser les synergies
sur les process et les méthodes. Depuis, Mécanergie a troqué son
statut de SARL contre celui de SA et affirmé son souci de croissance.
En 1998, elle a ainsi racheté Barriquand Mécanique, spécialisée
dans la mécanique d'usinage.
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"Une
activité complémentaire, qui nous a permis de développer l'usinage
en grande dimension", explique-t-il. L'année suivante, les associés
rachetaient les bâtiments de la société ICBT. Aujourd'hui, Mécanergie
emploie près de 180 personnes et réalise un chiffre d'affaires de
22 M€. Sur des marchés aussi variés que le ferroviaire, l'armement,
la chimie, les machines textiles, l'entreprise s'impose avec un
atout concurrentiel : la possibilité de mener des projets clés en
main. Après quelques années difficiles liées à une conjoncture atone
et aux investissements immobiliers, la rentabilité de Mécanergie
s'est redressée. Un plan d'économies, mené de front avec l'envolée
du chiffre d'affaires, a joué favorablement. La société a créé 39
postes ces derniers mois.
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