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la Banque de France
de Lyon
Les perspectives s'élargissent encore.
Après un mois d'avril sans grand relief, l'activité industrielle s'est maintenue. Même si une stabilité d'ensemble perdure, des évolutions divergentes selon les secteurs sont observées. L'industrie automobile a conservé son orientation favorable. L'activité des industries électriques et électroniques s'est inscrite en baisse. Hormis une légère dégradation dans le bois-papier et la chimie, les biens intermédiaires sont restés stables. Les composants ont, en revanche, poursuivi leur bon rythme de progression. La croissance aux Etats-Unis et en Asie a contribué à la bonne tenue des flux avec ces zones dynamiques. Toutefois, l'atonie du marché intérieur allemand n'a pas bénéficié aux échanges avec notre principal partenaire économique, mais le courant d'affaires avec le Royaume-Uni et l'Espagne est resté favorable. Les cours des métaux et du pétrole ont poursuivi leur ascension, certes atténuée par l'évolution de l'euro, et ont continué d'affecter les marges. Pour la première fois depuis l'automne 2002, les carnets de commandes ont gagné en consistance. Les effectifs ont légèrement progressé sous l'effet essentiellement de renforts d'intérimaires pour faire face aux surcharges ponctuelles ou pallier les départs naturels.
Dans les services marchands, l'orientation favorable est toujours perceptible pour l'ensemble des compartiments, sauf pour l'ingénierie informatique où elle est moins marquée. La reprise dans le travail temporaire s'est confirmée sous l'impulsion de la demande toujours forte du bâtiment, mais encore dans la lignée du mois précédent de l'industrie. Les prévisions demeurent bien orientées dans la majorité des secteurs. Les effectifs s'inscrivent toujours sur une tendance baissière.
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