

>> Des oufs à la chaîne |
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Parce que chaque ouf est unique, il faut les contrôler un par un. Ingénieur agricole, Didier Branchard avait depuis longtemps une idée derrière la tête : comment contrôler la qualité des oufs de façon automatique ? En 1995, il fonde sa propre affaire SD2B, à Tramole, en Isère, et crée, avec un associé, un premier prototype de contrôleuse automatique. "Il faut savoir que l'ouf doit respecter un certain calibrage, une certaine couleur, un état de propreté et conserver une intégrité totale de la coquille. Avec une cadence de contrôle de 40 000 oufs à l'heure, l'opération réalisée manuellement est très contraignante pour le personnel qui doit se relayer régulièrement." L'appareil inventé par Didier Branchard photographie l'ouf sous 12 angles différents, les clichés sont ensuite analysés par informatique. |
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SD2B a déjà vendu 15 systèmes en France et compte en commercialiser 20 d'ici à la fin de l'année. Elle travaille avec d'autres sociétés iséroises : la partie informatique est sous-traitée à ITMI à Meylan, la tôlerie à une société de Veurey, l'électronique à Meylan, la sérigraphie à Bourgoin. "Seuls les caméras et l'ordinateur sont d'origine étrangère !" Didier Branchard voit se profiler "des perspectives de développement intéressantes pour 2005. L'objectif ? Nouer des partenariats avec les trois géants mondiaux sur le marché de l'automatisation de la production d'oufs". Un sacré challenge !
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>> Il donne vie aux objets |
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"J'ai toujours été attiré par le design et la création graphique", se souvient Cyril Millet, créateur de la société Cyril's Design à Bourg-lès-Valence en 2002. A 16 ans, il propose déjà ses idées de logos aux agences de communication ! En 1995, il fonde la société Essenciel spécialisée dans le design et la communication, avant de décider de séparer les deux activités. "Avant tout graphiste et créatif, il me manquait les compétences d'un designer technique." David Sacchetti le rejoint alors dans cette nouvelle entreprise. Mais Cyril Millet conserve néanmoins la tête des deux sociétés avec chacune leur spécificité en même temps qu'une certaine complémentarité : "En associant communication et design, nous pouvons proposer au client une offre globale, de la création du logo jusqu'au produit fini." |
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Avec six salariés, l'agence de communication Essenciel se positionne davantage sur l'identité visuelle. Cyril's Design dispose, quant à elle, de plusieurs cordes à son arc : le design produit, l'aménagement intérieur (décoration, mobilier, réflexion sur l'ergonomie d'un espace de travail ou d'un commerce, réalisation de stands pour salons). Enfin, les deux associés se sont penchés sur la conception d'une ligne de meubles en propre, "des objets vivants, évoluant entre graphisme, mobilier et sculpture".
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>> De l'alu dans le moteur |
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Fonderie d'aluminium, Saint-Jean Industries est implantée depuis 1962 à Saint-Jean-d'Ardières (Rhône). "Nous nous sommes orientés peu à peu vers la réalisation de pièces techniques pour la construction électrique, explique le directeur Emile Di Serio. Depuis les années 1980, nous travaillons avec les équipementiers automobiles de grands donneurs d'ordres, tels Peugeot, Audi Volkswagen, General Motors. Et depuis 2000, Saint-Jean-Industries se consacre exclusivement aux pièces en aluminium pour moteurs et châssis, secteur où nous avons atteint la place de leader mondial." Emile Di Serio a rejoint la société, rachetée par son père, en 1993 et a pris véritablement la tête de l'entreprise en 2000. Avec 500 salariés, elle réalise 60 % de son chiffre d'affaires à l'export. L'objectif désormais ?
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"Accroître encore cette part à l'export, mais au niveau européen, et s'appuyer sur des partenariats de licence pour le reste du monde." Avec son équipe R&D et son bureau d'études d'une trentaine d'ingénieurs, Saint-Jean Industries a mis au point une nouvelle technologie, baptisée "cobapress", entre la fonderie et la forge, adaptée principalement aux châssis. Plusieurs brevets ont été déposés et de nouvelles applications de ce process sont actuellement à l'étude. Et pour approvisionner les futurs marchés de PSA et d'Audi, la société beaujolaise a construit un nouveau site, à côté du siège historique réservé, lui, à la mécanique et à l'usinage. |

>> Ambassadeur du commerce équitable |
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Après des études commerciales et quelques années dans la vie active, Eric Lalanne a compris que le monde de l'entreprise "classique" n'était pas fait pour lui. Avec un ami, Cyril Savoie, issu lui aussi d'une filière commerciale et partageant les mêmes convictions, il se lance dans la création d'un concept totalement inédit en France. "Nous souhaitions créer une boutique de produits du commerce équitable, en même temps qu'un salon de thé avec possibilité de dégustation", confie Eric Lalanne. "Se limiter au seul salon de thé n'aurait pas été rentable", ajoute-t-il. Le Local a ainsi ouvert ses portes, sous forme de coopérative, en novembre dernier, à Grenoble. Avec près de 500 références, il propose une gamme très étendue de produits alimentaires (cafés, thés, épicerie.), objets artisanaux, textile.
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"Contrairement aux idées reçues, les prix ne sont pas plus chers qu'ailleurs !, explique Eric Lalanne. En créant notre propre entreprise, nous avons voulu donner une vraie chance à cette économie, essayer d'agir utilement pour la société, tout en pouvant vivre nous-mêmes de notre travail." Et la boutique tourne ! Les deux associés n'ont eu d'ailleurs aucun mal à conquérir et même fidéliser une clientèle qui existait déjà. Plus qu'un lieu de vente, Le Local se veut aussi un espace d'animations et de rencontre pour les associations de l'économie sociale et solidaire. |

>> "21 pour durer" |
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Henri Nigay, ligérien pure souche, conseiller général et membre élu de la CCI de Saint-Etienne, préside l'Association régionale pour l'amélioration et la compétitivité qualité (Aracq). Cet homme de conviction, entouré de deux vice-présidents, Alain Angin, PDG de Ducarme (groupe Gruau), et André Duvernoir, PDG des Chocolateries Aiguebelle (groupe Cémoi), a engagé l'organisation dans une dynamique de développement durable. "Cette orientation résulte d'un travail de réflexion que nous avons mené sur l'évolution de l'Aracq et ses enjeux à venir. Nous avons élaboré au sein d'un comité stratégique un véritable projet d'entreprise qui s'inscrit totalement dans le projet Economique Loire et qui fait sens aussi bien pour l'association que pour le territoire.
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Le développement durable est en effet un prolongement naturel de la démarche de management intégré QSE (qualité, sécurité et environnement), qui était jusqu'alors l'axe principal de l'Aracq. Nous avons ainsi décidé de lancer le programme 21 pour durer, accompagnement des entreprises dans une stratégie de développement durable". Henri Nigay, acteur discret, occupe le terrain sans relâche. Prochainement, 21 entreprises bénéficieront, grâce à des fonds de la Région Rhône-Alpes et de la Drire, de journées de sensibilisation et de formation assurées en grande partie par l'APDD, Association pour les pratiques du développement durable. L'APDD propose à de nombreuses collectivités, entreprises et écoles supérieures, un travail de réflexion, et un autodiagnostic leur permettant d'identifier leurs enjeux de développement durable. Elle aura un rôle de coordination pédagogique en s'appuyant sur les compétences environnement de la CCI et l'expertise de l'Ecole des mines. Belle victoire remportée par la mobilisation de personnes successives engagées depuis 20 ans, puisque l'Aracq fête cet anniversaire ce mois-ci.
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>> La force de l'adhésion collective |
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Damien Cayer-Barrioz a fondé CB Etiquettes à Annecy-le-Vieux, en janvier 2001. Salarié dans l'entreprise Riondet-Malbert (Isère) depuis 1986, il est parti développer le secteur Savoie et Haute-Savoie en 1993, suite au rachat du groupe. Il décide alors de quitter l'entreprise fin 2000. Avec quatre autres collaborateurs de Riondet-Malbert, qui eux aussi ont fondé leurs sociétés (Azur adhésif, ID.las, Ermo-Class, toutes les trois basées à Eybens en Isère, et Stratège Print à Saint-Bonnet-de-Mure, dans le Rhône), une holding, Esiac, est née. Sa vocation ? Proposer une offre globale dans l'identification et le marquage industriel. "Cela nous donne une force face au client qui dispose d'un interlocuteur unique et d'une solution appropriée, explique Damien Cayer-Barrioz. Nous pouvons ainsi confectionner des étiquettes particulières pour des applications spécifiques."
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Chaque entité du groupe Esiac (CA : 8,2 M€, 50 salariés) possède, en effet, sa spécialisation par type d'impression. CB Etiquettes se positionne dans l'étiquette technique : la typo à plat, la typo rotative et la sérigraphie en continu. Elle vient d'investir dans une cinquième machine (450 k€), une typo semi-rotative qui augmente le choix et la qualité d'impression sur des supports variés. |

>> Le voyage pour port d'attache |
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"Breton de souche, Savoyard d'adoption, Africain de cour." Ainsi se dit Laurent Prud'homme, aujourd'hui à la barre de l'entreprise * fondée par ses parents à Aix-les-Bains en 1977. Avec ses coéquipiers, dont sa mère, son frère, sa sour, son épouse et son DG, et via quelques rachats stratégiques, il a su hisser l'entreprise familiale, "l'héritage paternel", au rang des meilleures. Elle opère aujourd'hui sous pavillon "Bateaux du Lac du Bourget et du Haut-Rhône" et compte 40 salariés, 150 000 passagers par an, une flotte de huit bateaux-croisières (dont le Alain Prud'homme, hommage au père disparu en 1993), et un chiffre d'affaires de 18 M€. Pour le Breton, marin dans l'âme, la réussite est belle. "Nos bateaux sont avant tout voués à la navigation, à la découverte du patrimoine du lac du Bourget et du Rhône.
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L'un des sites en France où règne une harmonie entre bateaux à passagers et de plaisance", se réjouit-il. Pour le Savoyard d'adoption, il y a une gratitude autant qu'une fierté à être associé au rayonnement de sa région : "C'est ici que j'ai pu me développer, personnellement et professionnellement." Africain de cour ? Il se sent "imprégné de l'esprit et de la beauté du Sénégal", où il développe aujourd'hui un autre axe, essentiel à son équilibre : l'humanitaire - via une entreprise créée en 2002 avec trois amis sénégalais. Car pour l'homme qu'il est avant tout, la passion et le cour demeurent la seule voie. D'où ses implications, parfois comme créateur, dans "La Croisière en Rhône-Alpes", "Navig'Aix", "Les Artisanales", "Les Artisanales des Vignerons".
* Sous le nom de Gwel, "voile" en breton.
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>> D'une essence rare |
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Originaire de Grasse, Luc Jugla a baigné dans la cosmétologie. A 34 ans, il fonde sa propre société Cosnessens, à Grenay (Isère). Son métier ? La réalisation de formules cosmétiques pour des clients qui en assurent la distribution. "Les marques possèdent ou non leur propre laboratoire, mais elles peuvent externaliser une partie de leur recherche, explique le gérant. Il nous faut alors bien comprendre ce que veut le client, pour ensuite travailler à la réalisation d'une formule, la tester, s'assurer de sa faisabilité." Depuis sa création en octobre 2001, Cosnessens n'a cessé de monter en puissance. La société dispose aujourd'hui d'une trentaine de clients, certains parmi les grands noms de la cosmétologie. Et puis son savoir-faire s'exporte. En 2003, la PME-PMI iséroise de neuf salariés a même décroché des contrats en Belgique et en Suisse.
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"Nous proposons des formules clés en main, poursuit Luc Jugla. Nous achetons les matières premières, réalisons les échantillons et fabriquons également le packaging." L'une des grandes spécialités de Cosnessens est la cosmétologie écologique et biologique pour laquelle elle a d'ailleurs obtenu la certification Ecocert. "Nous évoluons sur un marché au potentiel important, d'autant que les grandes entreprises de cosmétique affichent des taux de croissance exceptionnels et externalisent de plus en plus leur laboratoire de recherche." De quoi donner des couleurs à la jeune pousse ! |
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