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Présences Grenoble
A table — Le 13 mars 2018

Gaudi Café : un parfum d’Espagne

Un bistro resto qui a su trouver son style.

Laurent Ibanez, un maître restaurateur inspiré © E. Tolwinska

Laurent Ibanez, comme son nom l’indique, a des racines espagnoles. Et l’idée d’intituler son établissement Gaudi Café, du nom du bâtisseur de la Sagrada Familia, évoque assez le petit côté catalan de la placette où il est installé, à l’angle du cours Berriat et du cours Gambetta, avec sa fontaine à jets et son aire de repos en plein centre-ville. Mais c’est surtout dans l’inspiration de sa cuisine que se fait sentir la créativité du célèbre architecte. Un talent que Laurent Ibanez a peaufiné plusieurs années, notamment aux Trois canards, avant de venir ouvrir ici en 2004 son restaurant personnel et de lui donner, en 2011, le décor et l’esprit qu’il avait, dès le départ, en tête. À savoir ceux d’une bistronomie raffinée et ouverte où, dans un cadre convivial – chaises métalliques noires, tables claires, murs sombres avec pans en pierres apparentes et miroirs argentés affichant carte des plats et des vins –, on vient entre amis s’ouvrir l’appétit autour d’un vin à découvrir et d’une assiette à partager, et prolonger le plaisir en passant à table.

Une bistronomie raffinée et ouverte

Une table où l’on trouve, tant dans la formule de midi qui renouvelle quotidiennement son plat du jour, que dans une carte qui elle-même évolue en fonction de la saison, des arrivages et des produits, ce parfum d’Espagne annoncé par l’enseigne. Ainsi de ces raviolis de chorizo, juste relevés ce qu’il faut, ou de ce coulis de tomates mijotées qui fait rougir un peu plus ses poivrons piquants. Ou encore de cette pressa de lomo grillée au piment d’Espelette, ou bien de ces simples tartinas à l’espagnole où le serrano dialogue avec le pata negra.

Pour autant, le voyage n’est pas qu’ibérique, et le vent qui souffle dans l’assiette s’ouvre à bien d’autres influences. Le dos de cabillaud est ainsi préparé à la basquaise, le solide cheeseburger à la montagnarde, qui combine steak limousin, raclette alpestre et lard grillé, ou le faux filet New York strip dans sa crème aux morilles. On en a encore une parfaite idée avec ce plat du jour à la sicilienne revisitée, où les pâtes De Cecco nappées de leur sauce de tomates séchées font un lit à un arancino farci de buratta, de jambon et de riz parfumé à la truffe. Quant au brownie coulant, rafraîchi d’une glace au caramel, il apporte en dessert une fraîcheur fondante. Les beaux jours venus, il invite à prendre son dessert sur la terrasse, en se laissant bercer par le doux gargouillis de la fontaine voisine.

J. Serroy

Le Gaudi Café côté Bistro

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