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Présences Grenoble
Tourisme d’affaires — Le 3 octobre 2018

Le Grand Hôtel d’Uriage ouvre une nouvelle table

Le Grand Hôtel d’Uriage tourne une page importante de son histoire, en ouvrant en janvier prochain une activité de restauration plus adaptée aux attentes de ses clients. Charles Beaujean, directeur général du pôle Services des laboratoires d’Uriage commente sa nouvelle stratégie ainsi que les évolutions fortes de la saison.

© J.-M. Blache

Ancien du groupe Barrière, vous êtes arrivé à Uriage en 2017. Quelles ont été vos premières impressions ?

Charles Beaujean : Le cadre et l’outil de travail m’ont semblé remarquables, à tous points de vue. Cela faisait 15 ans que j’opérais dans les domaines de la balnéothérapie et des établissements de jeux en France. Je souhaitais évoluer dans un environnement multi-activités, plus transversal. La création d’un poste de directeur général du pôle Services correspondait exactement à ce que je recherchais : de multiples activités à gérer en synergie, une forte attractivité et un vrai potentiel de développement. Le défi est en même temps important. Mais j’ai trouvé ici des collaborateurs formidables, dont certains investis depuis 20 ans et très fiers de leur activité !

Comment retracez-vous les caractéristiques du pôle Services ?

CB : Il regroupe d’abord les thermes et le spa, autour d’une source aux vertus uniques, exploitée déjà par les Romains, reconnue en 1877 par l’Académie de médecine, et encore aujourd’hui prescrite par le corps médical auprès de 4 500 curistes à l’année. Les résultats des cures sont avérés : ils contribuent directement à une réduction de la prise de médicaments, traitent les affections ORL, rhumatologiques et dermatologiques. Le spa se situe à la jonction des thermes et de l’activité réceptive. Ouvert depuis deux ans, il utilise l’eau de source d’Uriage pour nos soins de balnéothérapie. Si le thermalisme est arrivé à maturité, le spa répond, lui, à une attente complémentaire de détente et de bien-être, pour la clientèle de l’hôtel, les habitants de la région, ou encore des personnes ayant suivi des traitements lourds. C’est tout l’esprit notamment des cures post-cancer. Le pôle se compose ensuite de notre activité hôtellerie et restauration. Celle-ci prend un virage important avec l’arrêt de la restauration gastronomique aux Terrasses en fin d’année.

Quels sont les facteurs qui ont conduit à cette décision ?

CB : Sans être élitiste, un restaurant gastronomique reste une exception. Or la création, il y a quelques années, d’un espace de restauration bistronomique de 25 couverts a montré la voie. Il se trouve que pour cette offre, nous refusions de la demande, notamment pour les clients de l’hôtel, ce qui n’était pas acceptable. Notre hôtel de 41 chambres dispose, rappelons-le, d’une classification quatre étoiles. Conserver une table gastronomique aurait nécessité de proposer un positionnement hôtelier en cohérence, soit un cinq étoiles palace. Ce n’était pas réaliste. Nous maintenons donc la classification de l’hôtel, bien adaptée à la demande, et nous faisons le choix de créer une nouvelle table, plus accessible, créative et tendance, basée sur l’utilisation de produits frais et locaux. Il se trouve que notre chef, Christophe Aribert, a lui aussi un projet personnel qu’il souhaite mettre en oeuvre. Un nouveau chef est donc en cours de recrutement. Il viendra avec un projet, et une passion que l’on devra ressentir à la fois dans l’assiette et dans une aventure partagée avec les équipes en place. Un bar lounge permettra également de créer un vrai espace de convivialité. La clientèle, nous l’avons. Elle est exigeante et nous savons que nous sommes très attendus. En retour, nous voulons créer une offre globale qui sonne vrai.

D’autres changements devraient-ils intervenir ?

CB : Le restaurant fera bien sûr l’objet de travaux. Au niveau de l’hôtel, nous aurons un établissement totalement restauré d’icitrois ans, en rénovant un étage par an. Concernant les thermes, nous envisageons d’élargir la saison des cures, initialement de mars à novembre, à au moins trois semaines supplémentaires. L’objectif est d’éviter de perdre une eau de source en quantité disponible, précieuse pour les traitements. La rénovation de l’accueil, d’une aile de soins, des vestiaires, de la salle de repos a déjà été conduite. Quant au spa, il demeure le seul de cette envergure dans la région grenobloise et ses environs. Il constitue un élément d’attractivité incontournable pour la fréquentation de l’hôtel et la venue de la clientèle locale. Nous allons continuer à renforcer ses atouts.

Vos activités peuvent s’appuyer sur l’appui du groupe Puig…

CB : Son soutien est effectivement très fort. Le groupe familial Puig, positionné dans les parfums, la mode et la cosmétique, est très attaché aux valeurs sûres d’Uriage. Derrière la marque s’exprime en effet beaucoup d’authenticité : une source, un lieu, de la pierre, des produits aux bienfaits avérés… Le groupe n’hésite pas à manifester son engagement par ses investissements et l’organisation d’événements internes. Et lors de ces manifestations, la découverte de la source est toujours un moment fort ! Nous le partageons actuellement avec la force de vente d’Uriage en Slovaquie, venue en séminaire de deux jours chez nous. Deux à trois fois par mois, nous recevons l’une des filiales de la marque à l’étranger, soit une dizaine de personnes.

Par ailleurs, Uriage représente un lieu très attractif de rencontres scientifiques pour les médecins, les dermatologues. Nous invitons nous-mêmes régulièrement des médecins et des internes pour faire mieux connaître les vertus de l’eau de source. Enfin, je compte fortement développer l’offre séminaire pour les entreprises. Pour un travail de réflexion ou des séminaires incentives, notre offre globale est attractive et différenciante. En retour, nous sommes nous-mêmes acteurs du territoire en sponsorisant le FCG, ainsi que le golf et le club de tennis d’Uriage.
E. Ballery

Infos clés

  • Laboratoires dermatologiques d’Uriage : Marque leader du marché de la dermo-cosmétique, détenue par le groupe catalan Puig
  • Activités des Laboratoires à Uriage : fabrication et commercialisation de produits dermo-cosmétiques
  • Volumes produits : 38 millions d’unités
  • Effectif monde : 500 collaborateurs
  • Présence dans plus de 80 pays
  • Activités du pôle Services : Restaurant, hôtel, spa, établissement thermal
  • 4 500 curistes accueillis à l’année
  • Effectif : 100 personnes
  • CA 2017 : 2,7 M€ pour les thermes et le spa ; 3 M€ pour l’hôtellerie et la restauration
  • Localisation : Uriage-les-Bains

A savoir

  • Uriage rassemble toute la force et les atouts du “made in France”

En images

Commentaires 1

Beff
ven 05/10/2018 - 19:36

Très bel article super bien expliqué on sent le pro ...je suis contente que cet hotel évolue bien j'ai été à la création de l'institut et j'ai adoré mon poste et une bonne équipe en plus et le super KINÉ JOSÉ....bonne continuation et bravo..

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