Justine Duval, l’énergie en partage
Doctorante au CEA-Liten à Grenoble, Justine Duval est lauréate du prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science France 2026. Elle explore les voies d’un accès plus équitable à l’électricité bas-carbone.
Comprendre le monde, puis agir pour le préserver. Pour Justine Duval, le goût des sciences et la sensibilité écologique ont fini par se rejoindre. Originaire de Nohanent, en Auvergne, elle intègre l’École polytechnique avant de choisir un master de physique du climat à l’ETH Zurich. « J’ai d’abord choisi les sciences pour comprendre le monde : j’aimais traduire les phénomènes en équations. »
Aujourd’hui en deuxième année de thèse au CEA-Liten, la jeune femme développe un modèle pour mieux répartir éoliennes et panneaux solaires à l’échelle mondiale. Son objectif : satisfaire les besoins électriques sans dépasser les limites environnementales, ni laisser les pays riches accaparer les ressources. Elle croise consommation, potentiel solaire et éolien et échanges d’électricité entre pays. D’abord testée en Europe, cette approche place les contraintes physiques de la planète au cœur du raisonnement.
Le prix lui apporte une reconnaissance précieuse pour défendre cette démarche encore peu répandue. La bourse doit notamment financer un séjour de recherche au Danemark. Elle souhaite aussi améliorer une interface permettant aux non-spécialistes d’explorer ses modèles. Aux jeunes filles tentées par la recherche, elle rappelle : « La science n’a pas de genre. »

Commentaires
Ajouter un commentaire