Les élus de la Métropole grenobloise échouent à élire un président
Les conseillers métropolitains ne sont pas parvenus à se mettre d’accord jeudi pour élire un président. Le vote a été repoussé au jeudi 30 avril.
Au début de la séance du conseil métropolitain, vers 13h30, quatre candidats se sont déclarés pour succéder à Christophe Ferrari, président de la Métropole depuis 2015 et qui ne se représentait pas. D’abord, Raphaël Guerrero, 47 ans, maire de Jarrie et vice-président aux finances sortant à la tête d’une coalition des maires des petites communes, d’élus de droite et du centre-droit. Face à lui, Guillaume Lissy, 47 ans, maire PS de Seyssinet-Pariset et chef de file d’un collectif d’élus de gauche (socialistes, communistes et écologistes), dont la nouvelle maire de Grenoble Laurence Ruffin. Enfin, Allan Brunon, 26 ans, élu de La France insoumise de Grenoble, et Enzo Billon, 21 ans, élu RN d’Echirolles.
Lors du premier tour, aucun de ces candidats n’a obtenu la majorité absolue (56 voix sur 110). Raphaël Guerrero est arrivé en tête avec 50 voix, suivi par Guillaume Lissy, 47 voix, Allan Brunon, 9 voix et Enzo Billon, deux voix. Après de nombreuses suspensions de séance, le deuxième tour s’est déroulé à 21h30 avec quasiment le même résultat : 51 voix pour Raphaël Guerrero, 47 voix pour Guillaume Lissy, 8 voix pour Allan Brunon et 2 voix pour Enzo Billon.
Un troisième tour permettant d’élire le président à la majorité relative devait avoir lieu, mais les discussions entre les groupes politiques se sont étirées une bonne partie de la nuit. Vers 2 h du matin, l’insoumis Allan Brunon a annoncé le retrait de sa candidature et un accord avec Guillaume Lissy. Mais quelques minutes plus tard, la séance a été suspendue après un malaise du maire de Seyssinet-Pariset. Le conseil métropolitain s’est terminé sur cet incident (sans gravité pour Guillaume Lissy) et le vote pour l’élection du président de la Métropole a finalement été renvoyé au jeudi 30 avril. Date à laquelle il faudra tout recommencer. La Métropole de Grenoble est la dernière des 21 métropoles françaises à ne pas avoir élu d’exécutif à ce jour.
C. Le Goff

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