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Industrie — Le 5 octobre 2017

Constructeurs et sous-traitance d'excellence : Le socle de la performance industrielle

La capitale des Alpes compte nombre d’industriels leaders : Caterpillar, ARaymond, Radiall, ECM Technologies… Dans leur sillage ou sur des marchés de niche, des PME performantes de tous secteurs – mécanique, chaudronnerie, plasturgie, automatisme, électricité… – s’adaptent et se transforment.

© AdobeStock

Si Grenoble est terre d’industrie, c’est bien par le maillage serré de grandes entreprises, ETI, PME, reliées les unes aux autres par des liens qui forgent la performance d’ensemble. Loin, toutefois, des situations de dépendance d’hier, les PME ont su élargir et diversifier leurs marchés pour maîtriser leur évolution, gage de leur pérennité.

Caterpillar, un groupe moteur

Caterpillar, poids lourd de l'industrie grenobloise.
Caterpillar, poids lourd de l'industrie grenobloise. ©DR

Premier employeur de ce vaste secteur, l’industriel américain Caterpillar. Implanté en Isère depuis 1961, il emploie 1 500 personnes dans son bureau d’études et ses usines de Grenoble et Échirolles. Il s’agit de la première unité de production du groupe en Europe. Plus de 90 % des engins fabriqués localement – tracteurs, chargeuses sur chaîne, pelles hydrauliques sur pneus, trains de roulement… – sont exportés. Le site dispose d’une image d’excellence, après avoir remporté en 2015 et 2016 le prix de la performance industrielle, parmi 200 usines Caterpillar dans le monde. “Nous avons toujours souhaité nous différencier par le haut. La qualité de l’organisation industrielle, la modernisation constante des équipements, l’investissement dans le développement
des employés pallient d’autres facteurs comme la situation en Europe et les coûts de main-d’oeuvre”, expose Laurent Rannaz, président de Caterpillar France. De fait, la filiale a investi 6,45 % de la masse salariale dans la formation, et a créé en 2011 un centre dédié qui a délivré près de 14 000 heures de formation, dont 20 % pour le compte d’entreprises extérieures.

Un tissu performant et réactif

La région compte d’autres leaders internationaux dans leur secteur d’activités, comme ARaymond, spécialiste des solutions d’assemblage et de fixation créé en 1865 à Grenoble. L’entreprise est devenue une ETI de 6 200 personnes, diversifiée
sur six marchés. ECM technologies a aussi grandi depuis ses bases grenobloises. Ce fournisseur de fours industriels de haute technologie, né en 1928, est passé de 120 personnes en 2012 à 335 aujourd’hui. Après l’intégration de Semco Technologies en 2016, il projette un déploiement par croissance externe en Allemagne.

Travail des métaux
Travail des métaux © AdobeStock

Les entreprises de la filière partagent le leitmotiv martelé par Olivier Six, dirigeant de CIC Orio et président de la commission industrie et services aux entreprises de la CCI de Grenoble :  L’industrie est condamnée à l’excellence, ce qui passe par des gains de productivité et des investissements productifs constants. Le pire serait de considérer, si l’entreprise va bien, qu’il lui est possible de ralentir ses efforts. Le déclassement serait alors assuré !” CIC Orio, multispécialiste du métal, a évolué de 6 à 150 personnes en un peu plus de 10 ans.

Si Parolai Stil’Eco, métallier multimétier, enregistre une croissance de 20 % en 2017 (CA 2016 : 4,1 M€), c’est parce qu’elle a su sans cesse compléter son panel d’offres. Elle est ainsi capable de réaliser des pièces métalliques miniatures aux grandes structures porteuses de robots qui s’insèrent sur les lignes de production de ses clients. “La réactivité, la polyvalence, la proximité, l’investissement dans l’outil de travail et les hommes, sont devenus nos maîtres mots”, commente son dirigeant Jérôme Lopez. La société réalisera prochainement une extension pour faire face à l’augmentation de ses flux.

Une industrie conquérante

Autre métier, autre parcours de croissance pour Automatique et Industrie (AI), qui propose des solutions globales en automatisme et gestion d’énergie pour l’industrie et les infrastructures, et réalise 25 % de son activité à l’export dans les automatismes pour les aéroports. Reprise en 2006 par Pascal Mioche, elle est passée de 5 à 80 collaborateurs, et de 700 000 € à 6,4 M€ de chiffre d’affaires. C’est aussi sur le plan de la qualité, réactivité du service client, que la société de tournage et de décolletage GEM, à Voiron (45 salariés ; CA prévisionnel 2017 : 5,5 M€), se différencie. “La forte automatisation de l’usine nous permet d’être compétitifs sur des marchés très exigeants comme l’automobile. Nous recrutons des jeunes que nous faisons évoluer dans l’entreprise”, témoigne Angélique Jsan, responsable administrative.

Un emballage Weepack
Un emballage Weepack ©DR

Gueripel, spécialisé dans le travail du tube technique (35 personnes ; CA 2016 : 4 M€), s’est réorienté depuis la fin des années 2000 vers les transports ferroviaires, la cryogénie, le secteur militaire. “Il y a de la place pour une industrie conquérante, positionnée sur des produits complexes ou technologiques”, énonce Alain Lebre, son dirigeant. Depuis 2014, à la faveur de la reprise et de son dynamisme commercial, la société connaît une forte croissance.

À Saint-Marcellin, Weepack (22 salariés ; CA 2016 : 3,1 M€) propose des emballages spéciaux à base de mousse, bois, carton, pour protéger les produits des grands noms des industries électriques, électroniques, aéronautiques, horlogères. Son bureau d’études intégré participe à un savoir-faire reconnu. “Depuis la reprise en 2010, nous avons adossé l’entreprise à cinq piliers : la technique, le commercial, les finances, l’humain, le développement responsable. Nous venons d’investir dans 2 000 m2 d’entrepôt logistique à Saint-Égrève pour compléter notre service client”, explique Jacques Grégoire.

Insatiable, volontaire, ambitieuse, l’industrie grenobloise va résolument de l’avant !

E.Ballery

Recherche

  • Giant : campus d’innovation mondial au coeur des révolutions technologiques de la société (1,2 Md€ d’investissement, 250 ha)
  • Deux chaires de la Fondation Grenoble INP : Link (modèles et outils pour développer l’innovation des PME), et Trust (confiance dans les systèmes)
  • Laboratoires de recherche de l’Université Grenoble-Alpes et du CNRS

Formation

  • Université Grenoble-Alpes : DUT génie mécanique et productique, mesures physiques, licences professionnelles conception et amélioration de processus et procédés industriels ou conception de produits industriels… + masters et doctorats spécialisés.
  • Grenoble INP : écoles d’ingénieurs Phelma (physique, électronique, matériaux) et génie industriel (conception de produits ou services, gestion de production et logistique).

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