Engo Eyewear, une nouvelle vision de la performance sportive
Spin-off de Microoled, Engo Eyewear (25 salariés, 35 d’ici 2027 ; CA 2025 : 1 M€) est officiellement née en 2025 de l’héritage technologique du monde des micro-écrans et de l’optique de précision. Eric Marcellin-Dibon, fondateur dirigeant passé par les Arts et Métiers puis par l’École supérieure d’optique, est parti d’un constat : « Les premiers essais de lunettes connectées grand public, principalement en Californie, ont montré leurs limites : autonomie faible, usages mal définis et encombrement trop important. Nous avons donc opéré un pivot vers le sport d’endurance avec une promesse simple : rendre la donnée accessible sans détourner le regard de l’effort. » L’écran miniature d’Engo3, la 3e génération de lunettes connectées sortie en mars 2026 après deux versions commercialisées au sein de Microoled, projette ainsi les informations (allure, fréquence cardiaque, etc.) à quelques mètres devant l’utilisateur. Les atouts majeurs du produit résident dans sa conception ultra-légère - moins de 40 g, seuil critique pour le confort en course - et une consommation énergétique très faible, qui offre jusqu’à 20 h d’autonomie. La dernière version introduit un affichage couleur personnalisable et des propositions d’entraînements structurés directement intégrées aux lunettes. Les Engo3 sont vendues entre 300 et 399 € selon les modèles. « L’utilisateur a la possibilité de configurer ses écrans de données selon ses séances et de suivre des plans d’entraînement issus d’applications compatibles ». Pensées pour la course à pied, le cyclisme ou le triathlon, les lunettes connectées s’appuient sur une plateforme ouverte via API, permettant à des développeurs d’intégrer de nouveaux usages sportifs. Un positionnement qui en fait, plus qu’un simple accessoire, un véritable outil de performance pour les quelques 600 millions de coureurs dans le monde.
V. Perrenot

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