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Présences Grenoble
Management / Formation / RH — Le 19 décembre 2023

Sogrebat s’engage à faire connaître les métiers du bâtiment

De quatre salariés à plus de 150 personnes aujourd’hui, Sogrebat s’est muée en 30 ans en une entreprise de référence, spécialisée dans le gros œuvre. Un développement continu qui l’oblige à recruter régulièrement, malgré les tensions du marché du travail. Dès lors, la société active tous les leviers possibles, dès la phase d’orientation. Une première.

Nicolas Fernandes s’investit notamment pour la Nuit de l’orientation
Nicolas Fernandes s’investit notamment pour la Nuit de l’orientation © J.-M. Blache

L’an passé, pour la 4e édition de la Nuit de l’orientation organisée par la CCI de Grenoble, Nicolas Fernandes n’a pas hésité longtemps à participer à cet événement dédié à l’orientation des collégiens, lycéens et étudiants, en tant qu’intervenant. Conducteur de travaux de la société Sogrebat, dirigée par son père, il mesure en effet depuis quelques années le désintérêt pour le secteur. « C’est pourquoi je tente de vendre les métiers du bâtiment aux jeunes. S’ils ne les connaissent pas du tout, leurs parents non plus. Il est nécessaire de leur faire découvrir notre activité pour susciter l’envie. » Et toucher de futures recrues. Alors que les opportunités se multiplient, la PME qui intervient dans la construction d’immeubles collectifs peine à embaucher – comme l’ensemble de la profession. Une situation aggravée ces dernières années par des candidats à la formation en baisse, observe Nicolas Fernandes. Ses arguments sont parfaitement maîtrisés et entendent casser les a priori. Ils portent à la fois sur la baisse sensible de la pénibilité, sur la mise en avant des métiers d’ingénierie exigeant une formation dans le supérieur ou encore sur des salaires attractifs. « Un maçon peut gagner 15 euros de l’heure », souligne-il.

Des prises de parole multiples

Nicolas Fernandes prend donc la parole, comme au sein de son ancien établissement de formation, l’Institut supérieur de la construction à Grenoble (Isco, établissement de la CCI de Grenoble, formant des diplômés de bac professionnel à bac +3) où il rencontre des élèves, ou encore en parrainant une promotion. En assistant à des événements également. « On ouvre grand nos portes si une personne veut connaître notre métier », indique-t-il, ajoutant que le diplôme n’est pas une condition. « Nous sommes l’un des rares secteurs accessibles sans. L’expérience viendra et peut conduire à évoluer à des postes à responsabilité tels que chef de chantier. Seule la motivation est demandée. » Un certain nombre de salariés de Sogrebat en sont l’exemple. Cependant, conscient des enjeux de sécurité sur les chantiers, Nicolas Fernandes a créé il y a deux ans une formation pour les professionnels n’ayant pas de diplôme, en partenariat avec un organisme de formation. Celle-ci s’adresse à toutes les personnes travaillant dans le bâtiment. Une façon d’apporter une réponse à la difficile question du recrutement.

R. Charbonnier

Infos clés

1992, date de création de Sogrebat

1996, année de reprise de l’entreprise par José Fernandes

150 salariés, jusqu’à 350 personnes en comptant les intérimaires

CA 2022 : 72 M€

 

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