Oberon Sciences, l’IA au service de la qualité de l'air
Fondée en 2021, Oberon Sciences a mis au point une solution innovante de détection des pollens et particules fines. Lauréate des Innotrophées en juin, la start-up de Villard-Bonnot vise une levée de fonds pour accélérer son industrialisation.
La technologie d'Oberon Sciences est la résultante de sept années de recherche au sein du CEA (Saclay) et du CNRS (Toulouse), dont sont issus les deux fondateurs, Benjamin Guinot et Dominique Filippi. La start-up a initialement mis au point une solution de détection des pollens. Aujourd'hui, son capteur est capable de collecter et qualifier une variété très importante de microparticules. « Cela peut être des particules issues de la combustion, du chauffage, de la circulation routière, de la production industrielle, liées aux incendies ou provenant des sables désertiques, explique Benjamin Guinot. Deux caractéristiques nous différencient sur le marché : l'imagerie, qui nous permet une identification précise grâce à l’intelligence artificielle, et la mesure en temps réel. »
Oberon Sciences cible prioritairement les sites industriels : « connaître les émissions de particules permet d'agir plus rapidement, d'avoir ainsi un moindre impact sur l'environnement tout en consommant moins d'eau, d'énergie et de carburant. » Dans ce domaine, l'entreprise a été lauréate, fin septembre, du concours Cleantech Open France.
Des applications multiples
La start-up table aussi sur un relais de croissance, à partir de 2027, auprès des infrastructures de surveillance de la qualité de l'air. La détection des pollens, sur lequel elle est historiquement positionnée, constitue une troisième cible importante. Là encore, les enjeux sont cruciaux : « Une personne sur trois est allergique au pollen, une part croissante de la population. Pouvoir obtenir l'information suffisamment tôt leur permet de prendre leur disposition et leur traitement au bon moment. » Enfin, Oberon Sciences s'intéresse de près au secteur agricole. Sa solution est capable, par exemple, de détecter les spores de mildiou et d’oïdium dans l’air plusieurs jours avant que la maladie ne soit constatée sur le vignoble. L’entreprise vise une levée de fonds de 1,2 à 1,4 M€ au printemps 2026. Objectif : renforcer l’action marketing et commerciale ainsi que l’outil de production. Elle souhaite passer de 40 à 100 unités fabriquées à l’horizon 2027.
F. Combier
Infos clés
- Conception et production d'instruments de mesure en temps réel de la qualité de l’air
- Villard-Bonnot
- 9 collaborateurs
- CA 2025 : entre 300 et 350 k€
- CA 2026 prévu : 1 M€
A savoir
- Nous avons des ambitions à l'international, en Europe, mais également en Amérique du Nord, au Moyen-Orient ou encore en Australie.

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