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  • Services 23 juin 2026

    La rénovation vertueuse du siège d’Alma

    Depuis mars, les collaborateurs d’Alma travaillant au siège, à Saint Martin d’Hères, ont quitté leurs bureaux pour s’installer provisoirement en face, dans un second...

    Depuis mars, les collaborateurs d’Alma travaillant au siège, à Saint Martin d’Hères, ont quitté leurs bureaux pour s’installer provisoirement en face, dans un second bâtiment de la Scop, ou dans plusieurs espaces loués à l’école Ensimag. La cause de ce déplacement transitoire des équipes ? Un chantier de rénovation globale, initié sur 800 m2, qui se déroulera jusqu’à fin 2026. Les coopérateurs ont en effet décidé en 2024 de revoir entièrement le bâtiment, construit il y a plus de 30 ans. Quelques travaux de rénovation énergétique ont été réalisés depuis, comme la pose de 300 m² de panneaux photovoltaïques en toiture. « Garder l’existant en l’état n’était plus tenable. Le réseau de climatisation et de chauffage s’était fortement dégradé », explique Nicolas Thiel, responsable infrastructures. 

    © Alma
    © Alma

     

    Privilégiant la rénovation à la construction neuve, Alma a choisi un accompagnement par le cabinet Domino pour s’engager dans une démarche « vertueuse », tout au long du projet. L’entreprise, qui avec ses filiales réalise 20 M€ de chiffres d’affaires pour 186 salariés, a notamment défini des critères de recyclage et de réemploi des matériaux. Luminaires, dalles de faux plafonds, cloisons bois... seront réutilisés directement sur le chantier ou seront récupérés par EcoMat 38, l’organisme chargé de les valoriser. L’émission de 7,5 tonnes de CO₂ sera ainsi évitée. « Cela demande aux artisans de ne pas tout arracher ou démolir. Un soin beaucoup plus délicat est apporté au cours des travaux. » La rénovation a représenté un coût « important », chiffré à 1 M€, mais « qui a du sens », commente la société.

    R. Charbonnier

    © Alma
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  • Accueil 18 juin 2026

    HPE investit 350 M€ dans l’IA à Grenoble

    Présent dans l’agglomération grenobloise depuis plus de cinquante ans, Hewlett Packard Enterprise (HPE) accélère dans l’intelligence artificielle. Le groupe américain a...

    Présent dans l’agglomération grenobloise depuis plus de cinquante ans, Hewlett Packard Enterprise (HPE) accélère dans l’intelligence artificielle. Le groupe américain a annoncé un investissement de 350 M€ sur cinq ans dans son AI Factory Lab, développé en partenariat avec Nvidia. Cette enveloppe financera le renforcement des activités de R&D en IA, calcul intensif et télécommunications, l’acquisition de nouveaux équipements et le recrutement d’environ 80 ingénieurs spécialisés. 

    Installé dans le futur bâtiment Diderot Labs 2 à Saint-Martin-d’Hères, ce premier AI Factory Lab de HPE en Europe permettra aux entreprises, centres de recherche et organismes publics de tester leurs solutions d’intelligence artificielle avant leur déploiement à grande échelle. Équipée des technologies HPE et Nvidia, la plateforme doit faciliter le passage des preuves de concept à l’industrialisation. 

    Pour Antonio Neri, président-directeur général de HPE, cet investissement s’inscrit dans la stratégie mondiale du groupe. Le choix de Grenoble s’explique par la densité de son écosystème associant recherche, enseignement supérieur et industrie. Le site local compte déjà plus de 300 collaborateurs spécialisés dans le calcul haute performance, les infrastructures critiques et l’IA. Coté à New York, HPE a réalisé près de 31 Md$ de chiffre d’affaires en 2025. Avec ce projet, Grenoble confirme son attractivité auprès des grands acteurs mondiaux du numérique. 

    L.Marty

  • Accueil 18 juin 2026

    Soitec mise sur l’IA pour renouer avec la croissance

    Leader mondial des substrats innovants pour l’industrie des semi-conducteurs, Soitec a réalisé un chiffre d’affaires de 592 M€ sur son exercice 2025-2026, en baisse de...

    Leader mondial des substrats innovants pour l’industrie des semi-conducteurs, Soitec a réalisé un chiffre d’affaires de 592 M€ sur son exercice 2025-2026, en baisse de 34 % par rapport à l’année précédente. Une contre-performance qui s’explique principalement par la poursuite du déstockage de ses clients dans les marchés des smartphones et de l’automobile, ainsi que par un contexte économique peu porteur. 

    Malgré ce recul, le groupe de Bernin, qui emploie près de 2 000 collaborateurs dans le monde, met en avant plusieurs signaux positifs. Son chiffre d’affaires a progressé de 25 % entre le troisième et le quatrième trimestre. Et sa génération de trésorerie est redevenue positive, à 63 M€, grâce à une gestion plus stricte des coûts et des investissements. 

    Rebond d’activité 

    Surtout, Soitec bénéficie pleinement de la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Son activité dédiée aux infrastructures IA et aux centres de données a résisté à la conjoncture, portée par le succès de sa technologie Photonics-SOI, utilisée dans les interconnexions optiques à très haut débit. Ce segment a dépassé 100 M$ de revenus annuels. 

    Arrivé à la tête du groupe en avril dernier, Laurent Rémont entend s’appuyer sur cette dynamique pour ouvrir « un nouveau chapitre de croissance ». Il prévoit un rebond d’environ 15 % du chiffre d’affaires dès le premier trimestre de l’exercice 2026-2027. 

    L. Marty

  • Accueil 5 juin 2026

    La transhumance urbaine sensibilise le public aux enjeux des filières locales

    Au-delà de l’aspect festif, l’initiative met en avant une activité essentielle à l’entretien des paysages de montagne, à la préservation de la biodiversité et au...

    Au-delà de l’aspect festif, l’initiative met en avant une activité essentielle à l’entretien des paysages de montagne, à la préservation de la biodiversité et au maintien d’une agriculture locale. Le territoire concerné autour de Chamechaude et du Charmant Som accueille notamment un alpage ovin de 900 bêtes et un alpage bovin d’une centaine de têtes, seul alpage laitier isérois transformant sa production sur place. 

    Plusieurs actions ont déjà été engagées par la Métropole pour accompagner durablement la filière pastorale, notamment des diagnostics pastoraux, la création d’un poste de berger-médiateur ou le financement d’équipements. Selon Guillaume Lissy, président de la Métropole, « la transhumance illustre pleinement le lien entre les différentes facettes de notre territoire, de l’urbain à la montagne, de Veurey, Sassenage et Saint-Martin-le-Vinoux jusqu’à Quaix, Sarcenas et enfin le col de Porte, cœur montagnard de la métropole. Elle témoigne aussi du soutien de la collectivité à l’agriculture locale et à celles et ceux qui la font vivre. C’est un événement populaire et fédérateur, qui mêle convivialité, fête et pédagogie autour du monde agricole. » Pendant une semaine, plus de 1 500 personnes ont accompagné les troupeaux et participé aux différentes animations au col de Porte. 

    V. Perrenot

  • Commerce 3 juin 2026

    Le dispositif « Made in local » se poursuit

    La Direction générale de l’économie (DGE) a lancé, depuis janvier, l’opération « Made in local ». Elle propose d’accompagner les communes volontaires dans la mise...

    La Direction générale de l’économie (DGE) a lancé, depuis janvier, l’opération « Made in local ». Elle propose d’accompagner les communes volontaires dans la mise à disposition d’un local vacant, pour une durée minimale d’un mois, pour les commerçants et artisans du territoire, afin de tester leur potentiel commercial. Ces professionnels peuvent ainsi valoriser leurs savoir-faire, proposer de nouveaux produits et services et profiter d’une première expérience avant d’envisager une implantation plus pérenne. L’année 2026 permet de tester le dispositif. La DGE se donne pour objectif d’ouvrir dix commerces à l’essai, avant de déployer le dispositif plus largement en fonction des retours. Les communes peuvent encore candidater en remplissant un formulaire en ligne.

  • Ils font l'actu 2 juin 2026

    Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais : une AG sous le signe de la transformation technologique

    Ce temps fort de la vie coopérative a démarré par une plénière sur le thème de la transformation et des révolutions technologiques. Un enjeu pour le Crédit Mutuel qui...

    Ce temps fort de la vie coopérative a démarré par une plénière sur le thème de la transformation et des révolutions technologiques. Un enjeu pour le Crédit Mutuel qui souhaite garder son ADN mutualiste en alliant le meilleur de l’humain et de la technologie.

    Stéphanie de Kerdrel, directrice du développement et directrice des assurances de personnes au sein des Assurances Crédit Mutuel, a ensuite évoqué les transformations et défis pour l’entreprise avec des cas d’usage concrets.

    La soirée s’est poursuivie par l’intervention du journaliste et animateur Ismaël Khelifa autour du projet Montagnes Solidaires, une expédition humaine, sportive et solidaire, ainsi que par la présentation de l’Association For My Planet dont l’objectif est d’aider les adolescents à affronter les défis écologiques et sociaux de notre époque. Le magicien et mentaliste, Kévin Micoud, a clôturé la soirée festive. 

    Reconduit à la présidence de la Fédération régionale du Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais le 7 mars dernier, Thierry Reboulet a officiellement démarré son mandat lors de l’assemblée générale. Le Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais regroupe 633 élus et 591 collaborateurs répartis en 44 caisses locales couvrant notamment l'arrondissement de Grenoble.

     

  • Accueil 1 juin 2026

    Rosi Solar obtient un financement de plus de 20 M€

    Rosi Solar confirme sa position d’acteur européen de premier plan sur le marché du recyclage de panneaux solaires à forte valeur ajoutée. La levée de fonds de série B,...

    Rosi Solar confirme sa position d’acteur européen de premier plan sur le marché du recyclage de panneaux solaires à forte valeur ajoutée. La levée de fonds de série B, effectuée en avril dernier, a été réalisée auprès de nouveaux investisseurs internationaux ainsi que des acteurs historiques (InnoEnergy, CMA CGM, l’EIC et le family office espagnol G3T). Ce financement permettra de soutenir le déploiement de ses projets industriels, à commencer par celui de son futur site, à Teruel, en Espagne. Celui-ci intégrera la première ligne entièrement standardisée utilisant sa technologie de recyclage. Dotée d’une capacité de traitement de 10 000 tonnes par an, elle aura pour objectif de fournir des matières premières recyclées de haute pureté. 

    Cette nouvelle usine marque une étape majeure dans l’industrialisation du procédé de Rosi Solar. Basé sur un modèle économique circulaire réplicable, économiquement viable et déployable à l’échelle européenne, ce projet apporte une contribution importante à la souveraineté française, et européenne, des matières premières critiques. 

    Des ambitions internationales 

    Rosi Solar (siège à Seyssins) dispose, depuis 2023, d’une première ligne de production à Saint-Honoré (siège de Rosi Alpes). Depuis le 1er avril dernier, Thierry Galvez assure la direction du site de production de Rosi Alpes. Fort d’une expérience de trente ans dans l’industrie photovoltaïque, principalement à Photowatt, il a pour mission de renforcer la performance industrielle de l’entreprise et de mettre en place les conditions nécessaires aux futures expansions. Rosi vise en effet un déploiement européen. 

    « Notre objectif est de faire émerger une plateforme industrielle à l’échelle européenne pour la gestion circulaire et la production de matières premières stratégiques, en transformant les panneaux solaires en fin de vie en une source fiable de matières premières de haute pureté pour les industries européennes de demain », déclare Yun Luo, présidente et cofondatrice de Rosi. 

    Les enjeux sont colossaux, tout comme le potentiel pour la société iséroise : d’ici à 2050, des dizaines de millions de tonnes de panneaux photovoltaïques devraient arriver en fin de vie. 

    F. Combier

  • Accueil 1 juin 2026

    BioMérieux : 5 000 m2 supplémentaires pour la R&D

    Présent à Grenoble depuis plus de vingt ans, le groupe spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation de solutions de diagnostic in vitro achève la...

    Présent à Grenoble depuis plus de vingt ans, le groupe spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation de solutions de diagnostic in vitro achève la construction d’un nouveau bâtiment sur son site de la presqu’île. Ces 5 000 m2, en partie déjà occupés depuis ce printemps, seront livrés à la rentrée prochaine. Des locaux qui s’ajoutent aux 30 000 m2 existants, dédiés principalement à la production de tests diagnostiques (applications cliniques et industrielles), à la R&D en biologie moléculaire et au service clients international. Une cinquantaine de collaborateurs supplémentaires (effectif actuel : 320) intégreront le bâtiment, distribué en 22 laboratoires. Les chercheurs se concentreront sur « des solutions diagnostiques innovantes liées à la biologie moléculaire (technologie PCR) et au séquençage », indique la direction de bioMérieux Grenoble. En rez-de-chaussée, une unité de production servira à « soutenir des projets stratégiques ». Coût total de l’investissement : 22 M€. Le groupe bioMérieux, dont le siège est basé à Marcy-l’Étoile (Rhône, 13 700 salariés dans le monde), a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 4,07 Md€ (+ 2,3 %). Une croissance de 5 à 7 % est attendue en 2026, à périmètre et taux de change constants. Le site bioMérieux de Grenoble devrait accueillir à terme 500 collaborateurs. 

    R. Gonzalez

  • Accueil 1 juin 2026

    La French Tech Alpes parmi les 19 capitales françaises

    Le 6 mai dernier, la French Tech Alpes a vu sa labellisation renouvelée pour la période 2026-2028. La France compte 19 capitales French Tech, des métropoles labellisées pour...

    Le 6 mai dernier, la French Tech Alpes a vu sa labellisation renouvelée pour la période 2026-2028. La France compte 19 capitales French Tech, des métropoles labellisées pour leur écosystème tech structuré. La French Tech Alpes, qui couvre les départements de l’Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie et de la Drôme, à travers cinq territoires (Grenoble, Chambéry, Annecy, Valence-Romans et Genevois français), regroupe plus de 700 start-up et « scale-up », employant plus de 10 000 personnes, une dizaine d’acteurs de la recherche et plus de 200 structures d’accompagnement et de financement. Depuis l’an dernier, elle est coprésidée par Jean-Pierre Ramoul et Bertrand Giffon. Jean-Pierre Ramoul, fondateur de Voxity, entreprise grenobloise de téléphonie IP, a repris, en 2022, la marque de vélos haut de gamme CMT, fabriqués artisanalement en Haute-Savoie. Bertrand Giffon a, lui, repris, en 2024, Optimergo, société savoyarde[FB1.1] de prévention des risques physiques au travail. 

    Pour 2026-2028, l’association alpine s’engage sur cinq priorités : connecter les start-up aux grands comptes locaux, les aider à trouver des financements, leur faciliter l’accès à l’international, renforcer les liens avec la recherche et promouvoir la diversité dans la tech. 

    F. Combier

  • Ils font l'actu 29 mai 2026

    Pierre Soubirou, président de Tenerrdis

    Pierre Soubirou a été élu le 13 mai à la présidence de Tenerrdis. Il succède à Xavier Rabanel. Pierre Soubirou travaille depuis plus de vingt ans dans le secteur de...

    Pierre Soubirou a été élu le 13 mai à la présidence de Tenerrdis. Il succède à Xavier Rabanel. Pierre Soubirou travaille depuis plus de vingt ans dans le secteur de l'énergie. Entré chez EDF en 2012, il a occupé plusieurs fonctions dans la gestion de projets liés aux smart grids, à la mobilité et à l’hydrogène. Depuis février, il contribue à la mise en oeuvre de la stratégie territoriale du groupe en région AURA.

  • Accueil 27 mai 2026

    Cinedia, de la vidéo d’entreprise aux salles obscures

    Implantée à Grenoble, avec une partie de ses collaborateurs à Paris et Biarritz, Cinedia (anciennement « Les Bobinettes ») s’articule autour d’un collectif de 15...

    Implantée à Grenoble, avec une partie de ses collaborateurs à Paris et Biarritz, Cinedia (anciennement « Les Bobinettes ») s’articule autour d’un collectif de 15 réalisateurs intermittents aux profils variés : des documentaristes, certains issus de la télévision, d’autres spécialisés dans le sport, la danse contemporaine, des dronistes, des spécialistes de la captation corporate et culturelle, etc. Au cœur du modèle économique : le film d’entreprise, qui représente près de 95 % du chiffre d’affaires. Depuis sa création en 2013 par les réalisateurs Thomas Groc et Sophie Loridon, l’entreprise audiovisuelle travaille notamment avec Grenoble Alpes Métropole, la CCI, le Groupe Samse, Hardis Group ou encore l’Institut du Cerveau (ICM) à Paris. « Nous nous sommes fait connaître avec les premières vidéos de la French Tech grenobloise », se souvient le directeur, Thomas Groc. 

    Le cinéma documentaire comme terrain d’expression 

    En parallèle, Cinedia développe une activité de producteur et distributeur cinéma, avec une ligne éditoriale tournée vers les projets documentaires à dimension sociétale. Après Lucie après moi le déluge, sorti en 2019 et vu par près de 30 000 spectateurs, la société distribue son deuxième long métrage : Quand j'étais petit·e, dont la sortie nationale a eu lieu le 29 avril. « Le projet trouve son origine dans des ateliers intergénérationnels lancés il y a dix ans dans le village isérois de Murianette pour créer du lien entre enfants et personnes âgées », raconte Thomas Groc. Face au succès de l’initiative, l’expérience a été répliquée dans une trentaine de communes du département, du Pays voironnais au lac de Paladru. « Sophie a accumulé plus de 400 heures de rush autour de thèmes comme la transmission, la vie d’autrefois, les migrations, la guerre, l’écologie ou la place des femmes à l’époque. » Cinedia a distribué en autonomie le film en s’appuyant sur son propre réseau : démarchage des salles, relations presse et communication sur les réseaux sociaux. Résultat : près de 50 cinémas programmés en France jusqu’en juin, ainsi qu’une quarantaine d’avant-premières organisées depuis l’automne. 

    Avec cette diversification, Cinedia entend désormais organiser son activité entre production audiovisuelle pour les entreprises et diffusion de films documentaires en salles. Une manière, pour la TPE grenobloise, de créer un continuum entre création et diffusion tout en affirmant son positionnement sur des films engagés et accessibles au grand public. 

    V. Perrenot

  • Accueil 5 mai 2026

    Aide pour les travailleurs "Grands rouleurs" : les modalités

    Les demandes pour obtenir cette aide pourront être réalisées à partir du 27 mai sur le site impots.gouv.fr. A qui s’adresse cette mesure « grands rouleurs »...

    Les demandes pour obtenir cette aide pourront être réalisées à partir du 27 mai sur le site impots.gouv.fr. A qui s’adresse cette mesure « grands rouleurs » ? 

    • Les personnes qui perçoivent des revenus d’activité et dont le revenu fiscal, par part au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 €. 

      Cela correspond environ à :
      - un salaire net mensuel de 1 508 € pour une personne seule ; 
      - un salaire net mensuel de 3 771 € pour un couple avec un enfant ;
      - un salaire net mensuel de 4 525 € pour un couple avec deux enfants. 
       
    • Et qui utilisent leur véhicule pour effectuer au moins 15 kilomètres par trajet domicile-travail ou 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. 

    Comment obtenir cette aide ? 

    À partir du 27 mai, un formulaire sera disponible sur l’espace personnel du site impots.gouv.fr pour une durée de deux mois. Il suffira de renseigner son état civil, son numéro fiscal, le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé et le numéro de carte grise. Le demandeur devra également certifier qu’il remplit les conditions d’utilisation du véhicule en termes de distances parcourues. 

    Si ces conditions sont remplies, l’indemnité sera versée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire communiqué dans le cadre de l’impôt sur le revenu dans un délai d’environ 10 jours. 

    Toutes les informations et les conditions d’éligibilité pour l’indemnité carburant sont disponibles en ligne : https://www.impots.gouv.fr/actualite/carburants-aide-pour-les-grands-rouleurs 

  • Accueil 30 avril 2026

    EDF Hydro Alpes investit 35 M€ pour le bassin du Flumet

    La centrale du Cheylas est l’une des six STEP (Stations de Transfert d’Energie par Pompage) exploitées par EDF en France. Elle fournit 500 MW, ou de quoi alimenter une...

    La centrale du Cheylas est l’une des six STEP (Stations de Transfert d’Energie par Pompage) exploitées par EDF en France. Elle fournit 500 MW, ou de quoi alimenter une ville de 253 000 habitants en électricité. Ouvrages stratégiques, les STEP représentent le principal moyen de stockage d’électricité à grande échelle. En heures creuses, l’électricité excédentaire est utilisée pour pomper l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur ; en heures de pointe, l’eau est relâchée du bassin supérieur, actionnant les turbines qui produisent de l’électricité. En cas de besoin réseau, la centrale est en mesure d’atteindre sa puissance maximale en seulement trois minutes. Le bassin du Flumet constitue le bassin supérieur de la STEP du Cheylas. Situé entre Allevard et Saint-Pierre-d’Allevard, il est alimenté par les eaux de la rivière Arc et fait l’objet, depuis sa construction en 1979, d’un envasement progressif. En 2020, il avait perdu près de 30 % de sa capacité initiale, occasionnant des désagréments pour les riverains et une perte de productivité pour la centrale.

    Centrale du Cheylas. © EDF - D. Guillaudin
    Centrale du Cheylas. © EDF - D. Guillaudin

     

    Un chantier hors normes 

    Afin de restaurer sa capacité originelle, EDF a lancé en 2023 une vaste campagne de travaux, consistant à évacuer 1 500 000 m3 de sédiments en quatre ans (entre 2025 et 2028), soit l’équivalent de 30 000 camions par an. Une option inenvisageable. Une solution innovante, à la fois curative et préventive, a donc été imaginée : un conduit d’évacuation des sédiments, presque entièrement souterrain, d’une longueur de 7 km et d’un diamètre de 40 cm sur un dénivelé de 300 m, a été installé, depuis le bassin du Flumet jusqu’à l’Isère. Le dragage est quant à lui accompli par un robot hors norme, conçu pour l’occasion et nommé Super Nessie, capable de descendre jusqu’à 300 m de fond et de traiter entre 200 et 300 m3 de sédiments par heure. Quatre campagnes de curage annuelles sont programmées entre avril et août. La première a démarré en 2025, et la seconde vient de débuter. Ce chantier exceptionnel a été réalisé en concertation étroite avec les élus et les habitants du territoire. Il a fait intervenir plus d’une vingtaine d’entreprises spécialisées telles que Midali, Rampa et Colas. Selon EDF, « ces campagnes représentent la plus importante opération de dragage lacustre jamais réalisée en France ».

    P. Napoletano

  • Accueil 29 avril 2026

    Lyonbiopôle : jouer les synergies pour exister dans la compétition mondiale

    Vous avez pris la présidence de Lyonbiopôle il y a un an. Quel premier bilan dressez-vous ?

    Erick Lelouche : Plus qu'un bilan sur un an, c'est le moment de réfléchir sur...

    Vous avez pris la présidence de Lyonbiopôle il y a un an. Quel premier bilan dressez-vous ?

    Erick Lelouche : Plus qu'un bilan sur un an, c'est le moment de réfléchir sur vingt ans. Lyonbiopôle a été créé pour fédérer les écosystèmes et pousser l'innovation. Ce pari est réussi : le pôle santé d'Auvergne-Rhône-Alpes, qui couvre Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus dynamiques en France, voire en Europe. Pour les vingt ans qui viennent, il ne faut surtout pas se reposer sur nos lauriers. 

    Une feuille de route à dix ans sera présentée en juin. Quel en sont les axes forts et priorités ? 

    EL : Nous avons mené une démarche collective inédite : questionnaires, ateliers sur les trois sites régionaux, plus d'une centaine de contacts avec adhérents et partenaires. Deux sujets majeurs ressortent. Le financement d'abord : nos membres levaient 300 à 350 M€ il y a quelques années, nous sommes à 154 M€ en 2025… Trop de contraintes réglementaires et fiscales freinent l'investissement dans l'innovation. Il faut en convaincre les pouvoirs publics ! Ensuite l'immobilier scientifique : notre centre d'innovation, qui hébergeait des biotechs en démarrage dans des laboratoires à loyers modérés, a été démoli l'an dernier. Nous travaillons activement à une solution de remplacement. Sans foncier adapté, les jeunes entreprises prometteuses iront s'installer ailleurs. 

    Vous plaidez aussi pour davantage de coopération. Pourquoi ?

    EL : L'innovation ne vient que de la collaboration et de l'intelligence collective. Il faut casser les silos entre chercheurs et industriels, entre Lyon et Grenoble, entre la France et l'Europe. La complémentarité entre ces deux territoires constitue un atout stratégique majeur - mais son plein potentiel suppose de renforcer les synergies. Dans un contexte d'incertitudes, le risque serait de voir ressurgir des logiques de repli local, alors que c'est précisément l'inverse dont nous avons besoin pour faire face à une concurrence internationale accrue. L'Europe est prise en étau entre les États-Unis et la Chine sur les questions de souveraineté sanitaire. Je ne crois pas une seconde à une souveraineté purement franco-française : elle ne peut être qu'européenne. C'est pourquoi Lyonbiopôle s'investit, via la fédération Enosis, pour créer des passerelles avec les autres clusters nationaux et européens. 

    Quels leviers concrets pour soutenir les PME ? 

    EL : Notre rôle, c'est de mettre en lumière les petites structures pour qu'elles soient dans le radar des grands groupes (Sanofi, Biomérieux, Boehringer) pour des collaborations ou des projets communs. Notre journée collaborative d'octobre a réuni 360 participants et a généré 150 entretiens entre entreprises. Nous devons aussi attirer davantage de fonds privés régionaux vers nos adhérents : c'est un chantier prioritaire. Et je veux que ces adhérents soient co-acteurs du pôle, pas de simples spectateurs. C'est à cette condition que Lyonbiopôle restera un vrai catalyseur de l'innovation en santé. 

    L. Marty

    Infos clés

    Lyonbiopôle en chiffres :

    236 membres

    177 projets de R&D accompagnés en 2025, 153,8 M€ levés par les entreprises membres

    62 événements organisés sur un an

     

  • Accueil 14 avril 2026

    Inverso souffle le chaud et le froid à Crolles

    Ancienne enseignante pendant 20 ans, Emilie Cortial vient de créer Inverso, à Crolles, un centre alternant sauna et bain froid. Très sportive, pratiquant la course à pied...

    Ancienne enseignante pendant 20 ans, Emilie Cortial vient de créer Inverso, à Crolles, un centre alternant sauna et bain froid. Très sportive, pratiquant la course à pied (running, trail et marathon), ski, fitness et yoga, l’ex-professeur d’espagnol a expérimenté les bienfaits des bains froids durant des années pour favoriser la récupération après l’effort. Elle a souhaité se former au Paris Ice club pour devenir coach et accompagner les clients à s’immerger dans un bain situé entre 8 et 10°C après un sauna. « Cette pratique permet un relâchement musculaire et une récupération durable, tout en diminuant la douleur et en améliorant la mobilité. C’est une approche holistique, alliant bien-être physique et mental », explique Emilie Cortal. Situé rue des Sources, dans un quartier en plein essor, le centre est aménagé avec trois espaces privatifs équipés de saunas infrarouge et d’un bain froid, et propose aussi des massages. Un coin café propose diverses boissons et des produits issus des environs de Grenoble. L’espace a nécessité un investissement de 340 k€, financés par un prêt bancaire et des fonds personnels, ainsi qu’un prêt d’honneur du Réseau Entreprendre Isère, dont Emilie Cortial a été lauréate en janvier 2026. Elle bénéficie à ce titre d’un accompagnement pendant trois ans. La dirigeante vise un chiffre d’affaires de 190 k€ pour sa première année. 

    A. Fourney

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