Guillaume Lissy, nouveau président de la Métropole grenobloise
Le maire de Seyssinet-Pariset a été élu jeudi dès le premier tour avec 87 voix sur 110, après un accord avec le groupe des petites communes, d’élus de droite et du centre-droit.
Guillaume Lissy a été élu jeudi président de la Métropole grenobloise au premier tour du scrutin et à la majorité absolue avec 87 voix (sur 110) contre Allan Brunon (LFI, 10 voix) et Enzo Billon (RN, 2 voix). Âgé de 47 ans, le maire de Seyssinet-Pariset succède à Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de 2014 à 2026.
Sitôt élu, Guillaume Lissy a promis d'œuvrer en faveur d’« une Métropole pour l’emploi, une Métropole aux côtés des entreprises ». Il s’est aussi engagé sur une « gestion sérieuse et rigoureuse » de la collectivité, dans un contexte de « contraintes budgétaires ». Il a également promis d’agir pour des logements « dignes et abordables », en faveur des « quartiers populaires et des petits villages », de l’adaptation de la Métropole au réchauffement climatique, pour les mobilités douces ou encore pour l’innovation.
Élu grâce au désistement de Raphaël Guerrero, le nouveau président s’est présenté « non pas en super héros, mais comme l’animateur d’une majorité forcément plurielle ». « Je serai un président clairement à gauche, mais aussi clairement déterminé à écouter les autres composantes », a-t-il notamment déclaré.
Cette élection est le fruit d'une semaine de négociations entre les différents groupes du conseil métropolitain. Un accord s'est noué entre le collectif écologiste et de gauche - emmené notamment par la maire de Grenoble, Laurence Ruffin - et le groupe des petites communes, composé d'élus de droite et de centre-droit conduits par Raphaël Guerrero. Le maire de Jarrie, qui avait devancé Guillaume Lissy lors des deux premiers tours de la séance précédente, a finalement choisi de « s'effacer au profit du collectif », ouvrant la voie à l'accord final.
La semaine passée, la séance avait mal tournée. Après plus de treize heures de discussions, un troisième tour à la majorité relative s'apprêtait à se tenir, lorsque le candidat de La France Insoumise, Allan Brunon, avait annoncé vers 2 h du matin son retrait au profit Guillaume Lissy. La séance fut finalement suspendue en raison d'un malaise du maire de Seyssinet-Pariset. Sept jours plus tard, l'élection s’est déroulée en à peine une heure.
C. Le Goff

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