La métallurgie mobilisée pour l’industrie
Malgré la vitalité des métiers industriels et celle de ses deux centres de formation, l’Union des industries et métiers de la métallurgie de l’Isère reste prudente face aux incertitudes économiques et aux récentes évolutions du financement de l’apprentissage.
L’Union des industries et métiers de la métallurgie de l’Isère ne décolère pas depuis l’entrée en vigueur, le 1er juillet 2025, de nouvelles modalités de financement des formations en apprentissage. Désormais, les employeurs doivent s’acquitter d’une participation de 750 € pour tout contrat pour les formations à partir de bac +3. « C’est un vrai problème, observe Émilie Journiac, responsable du pôle expertise emploi et conseil RH de l’Udimec. Les entreprises ne comprennent pas pourquoi elles doivent remettre au pot alors qu’elles paient déjà une taxe pour la formation. Elles s’estiment devenir les dindons de la farce. » Ce reste à charge est censé assurer une meilleure gestion et une soutenabilité des financements de l’apprentissage, selon la volonté du législateur. Émilie Journiac constate pour l’heure que cette mesure n’a pas eu d’effets sur le nombre d’alternants du supérieur dans la métallurgie.
+ 4 % d’apprentis
De manière générale, le climat d’incertitude pèse sur les entreprises. Cette tendance se traduit par une légère érosion des effectifs en alternance depuis la rentrée de septembre 2025. Le nombre d’apprentis est ainsi passé de 1 363 en septembre 2024 à 1 324 un an plus tard, et celui des sociétés qui en emploient recule également, de 420 à 412 sur la même période. « Les entreprises ont d’abord la nécessité de s’occuper de leurs carnets de commandes plutôt que de déterminer dans l’instant si elles vont prendre ou non un alternant », constate Émilie Journiac.
Dans ce contexte, l’Udimec estime s’en sortir plutôt bien. Ses deux centres de formation, situés à Moirans et Beaurepaire, ont connu une hausse de 4 % du nombre d’apprentis (soit 462 contrats signés) lors de la rentrée dernière, en particulier dans les métiers de l’électrotechnique et de l’électronique, de la chaudronnerie, du soudage et de la maintenance, en plein essor. Émilie Journiac explique ce phénomène par la conjonction de plusieurs facteurs : « L’attractivité de nos centres de formation et l’investissement important que nous faisons sur les outils d’apprentissage, le travail de fond mené par les équipes afin de faire connaître nos métiers. Et notre capacité à répondre aux besoins des entreprises. »

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