Sumot optimise les moteurs électriques
Réduire la taille, le coût et la dépendance aux terres rares : la start-up grenobloise Sumot développe une technologie qui s’attaque aux limites actuelles des moteurs électriques.
Créée fin 2025 par Robin Thomas et Quentin Lœuillet, Sumot transforme en solution industrielle plus de dix années de recherche menées au G2Elab*. Les deux cofondateurs, ingénieurs-docteurs formés à Grenoble INP-UGA, ont déjà présenté leur technologie à plus de 70 acteurs de la mobilité et de l’industrie.
Au cœur de leur proposition : un onduleur capable d’apporter un surcroît de puissance à la demande. Car aujourd’hui, les moteurs électriques sont dimensionnés pour des usages extrêmes, rarement rencontrés en conditions réelles. « Un véhicule est à l’arrêt plus de 90 % du temps et fonctionne le plus souvent à faible charge, rappelle Robin Thomas. Chez Sumot, nous concevons des moteurs optimisés pour leur fonctionnement courant, et nous gérons les pics de puissance grâce à notre technologie. » Cette approche permet de réduire la taille des moteurs, leur coût et leur consommation de matériaux critiques, notamment les terres rares, dans un contexte de forte pression sur les approvisionnements.
Cap sur les marchés de niche
Sumot cible d’abord des marchés accessibles comme la micromobilité, les quadricycles de livraison ou la manutention, où le besoin de compacité et de puissance ponctuelle est fort. L’automobile constitue une perspective à moyen terme, avec déjà des premiers échanges engagés.
La start-up, encore hébergée au G2Elab et qui mobilise pour l’instant les deux fondateurs, vise une levée de fonds en 2027, afin d’industrialiser sa solution avec des partenaires, selon un modèle fabless.
L. Marty
*Laboratoire de Génie Electrique de Grenoble (CNRS / UGA / Grenoble INP – UGA)

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