Flambée des carburants : les solutions concrètes pour aider les salariés
Face à la hausse des prix du carburant, les entreprises disposent de plusieurs leviers pour soutenir immédiatement le pouvoir d’achat des salariés dépendant de leur véhicule pour se rendre au travail.
Plusieurs dispositifs légaux, cumulables et à fiscalité avantageuse, peuvent être activés rapidement :
La prime carburant
Elle permet la prise en charge des frais de carburant et d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène, liés aux trajets domicile-travail. Mise en place par accord collectif ou décision unilatérale, elle est exonérée de cotisations sociales dans la limite de 300 € par an, par salarié, et d’impôt sur le revenu.
Le forfait mobilités durables (FMD)
Il constitue un autre outil efficace, mis en place par accord collectif ou décision unilatérale. Il finance les déplacements trajets domicile travail à l’aide de transports alternatifs : vélo, trottinette, covoiturage. Le dispositif est exonéré de cotisations sociales dans la limite de 600 € par an et par salarié. Il peut se cumuler avec la prise en charge obligatoire des frais de transports publics, portant l’exonération dans la limite de 900 €, voire davantage si la participation de l’employeur aux abonnements dépasse ce seuil. Il peut se cumuler avec la prise en charge facultative des frais de carburant ou de recharge, dans la limite de 600 € par an et par salarié sans que l’exonération de la prise en charge des frais de carburant puisse excéder 300 €.
En cas de cumul du FMD, de la participation aux frais de transports en commun et de la prime carburant, cette dernière n’est pas exonérée de cotisations sociales.
Dispositions de la loi de finances 2026
La prise en charge par l’entreprise au-delà des 50 % obligatoires des abonnements aux transports en commun (jusqu’à 75 %) bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu pour les salariés.
Les critères d’attribution doivent respecter le principe d’égalité de traitement entre les salariés.
Autre levier mobilisable : la prime de partage de la valeur (PPV)
Fixée par accord collectif ou décision unilatérale après consultation du CSE, s’il existe, elle peut être identique pour tous ou modulée selon des critères objectifs (ancienneté, salaire, temps de travail). Elle peut atteindre 3 000 € par an, voire 6 000 € en présence d’un accord d’intéressement ou de participation. Le salarié peut choisir d’affecter tout ou partie de cette prime à un plan d’épargne salariale ou retraite. La PPV bénéficie d’un régime fiscal et social avantageux.
Au delà des aides financières, le télétravail demeure l’outil le plus puissant pour réduire les dépenses de transport. Deux jours travaillés à distance par semaine représentent dix trajets économisés par mois, soit de 80 à 150 € d’économie pour un salarié parcourant une longue distance.
Article rédigé par Giovanna Roda, Fidal Avocats.

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