Comment l’Isère compte faire recette autour du Tour de France 2026
Parti de Barcelone le 4 juillet, le Tour de France se terminera à Paris, sur les Champs-Elysées, le 26 juillet. Entre les deux, l’Isère accueille quatre étapes, du 22 au 25 juillet. Soit les quatre dernières journées de course avant le final parisien.
L’Isère accueille cette année quatre étapes du Tour de France avec une particularité qui fera date : la double ascension de l’Alpe d’Huez. Le 22 juillet, les coureurs partiront de Chambéry pour traverser le massif des Bauges, puis celui de la Chartreuse pour arriver à Voiron. La ville n'avait plus accueilli le Tour depuis 19 ans. Et cette fois, c'est un couple double puisque Voiron sera à la fois ville d'arrivée et ville de départ. Pour fêter cela, de nombreuses animations sont prévues : village départ, village arrivée, retransmission sur écran géant, défilé de la caravane publicitaire... Le lendemain, départ du peloton pour Orcières-Merlette, dans les Hautes-Alpes, avec notamment l’ascension de la côte d’Engins puis celle de Monteynard. Le 24 juillet, le peloton partira de Gap pour grimper le col Bayard, le col du Noyer, le col d’Ornon et enfin, la célèbre montée des 21 virages de l’Alpe d’Huez. Cette étape de 128 km est la plus courte de cette 113e édition de la Grande Boucle.
Un levier d’attractivité
Enfin, le 25 juillet, se déroulera l’avant-dernière étape du Tour de France avec la plus grosse étape de montagne. Elle se traduira par 170 km au programme et 5 600 mètres de dénivelé positif cumulé. Départ de Bourg-d’Oisans puis ascension du col de la Croix de Fer, du Télégraphe, du Galibier, de la Sarenne, avant de rejoindre, pour la seconde fois, l’Alpe d’Huez. Le podium du Tour se jouera très probablement ce jour-là. Avec la concentration exceptionnelle de cols mythiques sur son territoire, l’Isère occupe une place de choix dans l’histoire du Tour de France. La fréquentation pour la seule montée de l’Alpe d’Huez s’établit, selon les années, dans une fourchette comprise entre 300 000 et 500 000 visiteurs, et s’accompagne d’un pic d’audience pour les retransmissions mondiales. Si les retombées économiques sont difficiles à mesurer avec précision – elles sont évaluées entre 3 et 8€ de retombées pour 1€ investi, en fonction des études - le passage du Tour entraîne bien des répercussions directes : hausse spectaculaire des nuitées, des réservations et, plus globalement, du chiffre d’affaires des commerces des villes étapes. C’est ainsi toute la vallée de l’Oisans, et plus largement cette année, l’ensemble de la région grenobloise, qui sera irrigué, hors conditions météorologiques exceptionnelles, par la fréquentation liée au Tour.
Au-delà de l'impact ponctuel, la Grande Boucle constitue un puissant levier d'attractivité touristique. Diffusée dans plus de 190 pays et cumulant environ un milliard d'heures vues en 2025, la course attire dans son sillage, du printemps à l'automne, un flux de touristes et de passionnés de cyclisme venus rouler sur les routes qu'ils ont admirées à la télévision. De quoi prolonger le sourire des professionnels sur toute la saison.
C. Le Goff

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