Atelier Cent Onze, une histoire de famille
À 23 ans, Pauline Rosset-Boulon a fondé Atelier Cent Onze, une marque de maroquinerie alliant artisanat Made in Europe et storytelling familial. Originaire de Saint-Martin-de-la-Cluze, la jeune entrepreneuse s’est associée à son frère Nathan, 25 ans, ingénieur d’affaires spécialisé en référencement digital.
Dès le lancement d’Atelier Cent Onze, Pauline et Nathan Rosset-Boulon ont choisi d’ancrer la marque dans leur histoire familiale. Les premiers modèles portent ainsi les prénoms de leurs grands-parents : Fernande, Marthe et Victor. Une façon de créer du lien et de raconter une histoire à travers chaque création. « Les pièces de maroquinerie représentent pour moi des objets qui traversent les saisons. Ce sont des morceaux de vie que l’on peut transmettre », explique Pauline Rosset-Boulon.
Cette aventure n’est pas la première pour le jeune duo. À 14 et 16 ans, Pauline et Nathan avaient déjà créé Fourth Clothing, une marque de vêtements orientée streetwear. « Il a fallu tout apprendre : trouver des fournisseurs, communiquer, vendre… Cela nous a mis le pied à l’étrier », se souvient Nathan. C’est de cette expérience qu’ils ont tiré le modèle en précommande qu’ils appliquent aujourd’hui.
Une production croissante sur un segment premium
Atelier Cent Onze a misé sur une distribution quasi exclusivement numérique via les réseaux sociaux, avec un système de précommande. Cette stratégie présente au moins deux avantages : l’absence de surstock et la sécurisation de la trésorerie avant le lancement de la production. Le revers de la médaille ? Le délai d’attente, qui peut représenter un frein potentiel pour certains clients. « Mais nous disposons désormais de stock depuis novembre, précise Pauline Rosset-Boulon. Aujourd’hui, toute commande passée sur notre site est expédiée sous vingt-quatre heures. »
Pour sa première collection, Atelier Cent Onze a produit 30 pièces par modèle et par coloris, pour un prix de vente allant de 111 à 595 euros. La fabrication a été confiée à un atelier d’Ubrique, en Espagne, capitale historique de la maroquinerie de luxe européenne, tandis que le cuir provient d’Italie, référence mondiale en la matière. « Nous visons le marché premium, mais avec des prix relativement abordables. Sur ce segment, la demande est de plus en plus forte », assure Pauline Rosset-Boulon. La cible principale : les femmes actives de 45 ans et plus privilégiant une consommation durable et responsable. Pour leur troisième année d’exercice, Pauline et Nathan comptent s’attaquer au marché masculin, avec un sac (ou une sacoche) dédié à cette cible. Et si le numérique reste leur canal de vente principal, ils envisagent désormais un développement en boutiques physiques. Pour l’heure, seul le magasin Victor et Lola, à Vif, propose les créations de la marque. Rien de surprenant, c’est le commerce de leur mère. Une histoire de famille encore.
C. Le Goff
Infos clés
- Créé en 2024
- CA : 40 k€ sur les six premiers mois d’exercice
A savoir
- Pourquoi Atelier Cent Onze ? Parce que Pauline Rosset-Boulon est née un 11 novembre.

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