Capion : une batterie bio bientôt valorisée en start-up
Avec Capion, le chercheur australien Donald Martin développe une technologie de stockage d’énergie inspirée du vivant. Soutenu par deux financements européens, ce projet pourrait déboucher dès 2026 sur la création d’une start-up.
Et si les batteries du futur s’inspiraient du fonctionnement des cellules vivantes ? C’est le pari de Donald Martin, professeur à l’UGA et chercheur au Laboratoire des matériaux et du génie physique (LMGP), qui développe une technologie de stockage basée sur des gradients ioniques biologiques.
Arrivé d’Australie en 2009, le chercheur a d’abord travaillé au laboratoire TIMC avant de rejoindre le LMGP pour renforcer la dimension ingénierie de ses recherches. Ses travaux ont été soutenus par un financement européen (ERC Advanced Grant) qui a commencé en novembre 2024, doté de 2,8 M€. Il se prolonge aujourd’hui avec Capion, un « ERC Proof of Concept » de 150 k€ sur 18 mois à partir de mai 2026.
Un principe de stockage inédit
Contrairement aux batteries classiques, cette approche ne repose pas sur des réactions d’oxydoréduction, mais sur des gradients ioniques stables, inspirés du vivant. À la clé : une solution potentiellement plus sûre, plus légère et sans métaux rares. Le projet vise à réaliser un prototype capable d’alimenter un dispositif électronique pendant un mois sans recharge, ouvrant des perspectives pour les capteurs autonomes, l’électronique embarquée ou les dispositifs médicaux
Cette innovation devrait donner naissance à une start-up dès 2026, avec l’objectif de transformer cette rupture scientifique en solution industrielle.
L. Marty
* CNRS / UGA / Grenoble INP – UGA

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