Comment l’Idrac tente de tirer son épingle du jeu
Quand les entreprises réduisent leur recours au contrat d’alternance, l’Idrac Business School de Grenoble travaille et déploie des offres de formation pour répondre, de façon toujours plus ajustée, à leurs besoins.
Avec 350 jeunes en alternance, le campus grenoblois de l’Idrac a connu en 2025 une stabilité de ses effectifs. L’année 2026 reste encore floue puisque les formulations de vœux sur Parcoursup sont en cours. « Il est trop tôt pour faire des prévisions. Néanmoins, du côté de la demande, le recul des aides n’incite pas les entreprises à investir sur l’alternance », analyse Jean-Michel Vigneron, directeur de l’établissement. Quand les formations proposées par la business school sont en grande partie effectuées par ce biais, un recul important du nombre d’alternants pourrait avoir des conséquences sur le modèle économique de l’école. Le directeur croit pourtant aux vertus de l’apprentissage. « Je reste convaincu que, lorsque les entreprises connaissent des difficultés de recrutement, font face à des transformations et de profondes évolutions de modèles, l’alternance permet de préparer les forces vives de demain. » Lucide quant aux défis à venir, Jean-Michel Vigneron mise donc sur une stratégie bâtie sur une offre répondant au besoin des acteurs économiques, afin de se démarquer et de toucher davantage d’entreprises. La formation qualité, sécurité, environnement en est un exemple, tout comme celle en supply chain. Jean-Michel Vigneron prévient par ailleurs que la solidarité entre les établissements de formation est indispensable pour passer la tempête : « Nous avons tout intérêt à échanger et communiquer avec les autres structures plutôt qu’à être en opposition, pour un intérêt commun : celui des entreprises et des étudiants. »

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