Le bois révèle un nouveau gisement de molécules biosourcées
Coordonné par Grenoble INP-Pagora, le projet hémicelluloses entend transformer un coproduit aujourd'hui peu exploité, en ressource stratégique pour les industries de demain.
Longtemps considérées comme un simple sous-produit de l'industrie papetière, les hémicelluloses pourraient bientôt changer de statut. Coordonné par Grenoble INP- Pagora, le projet hémicelluloses vient de décrocher 1,6 M€ dans le cadre du programme national PEPR B-BEST. Son ambition : développer des procédés durables pour valoriser ces polysaccharides issus du bois, aujourd'hui majoritairement brûlés pour produire de l'énergie.
Représentant jusqu'à 30 % de la biomasse végétale, les hémicelluloses renferment pourtant des sucres rares, comme le xylose ou le mannose, recherchés pour de nombreuses applications.
Des molécules d'avenir
Pendant quatre ans, cinq partenaires académiques et un industriel travailleront à mettre au point des procédés combinant chimie et biotechnologies afin d'extraire et transformer ces composés, sans bouleverser l'équilibre énergétique des usines papetières. Les molécules obtenues pourront servir à fabriquer des édulcorants comme le xylitol, des solvants biosourcés, des polymères ou encore des prébiotiques destinés aux secteurs de la santé, de la cosmétique ou de l'agriculture.
Au-delà des débouchés industriels, le projet ouvre un vaste champ d'exploration scientifique. Une opportunité pour Grenoble INP de renforcer son positionnement dans la bioéconomie et la valorisation durable de la biomasse.
L. Marty

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