Plateforme chimique : Vega Energies reprend le flambeau de Solvay
La Compagnie de chauffage, GEG et Primeo Énergie se sont associés pour créer Vega Energies et assurer la continuité énergétique de la plateforme chimique de Pont-de-Claix. Derrière l'opération, l'espoir d'une réindustrialisation du site après l’échec du projet Exalia.
Le projet Exalia enterré, la plateforme chimique de Pont-de-Claix peut-elle encore attirer de nouveaux projets industriels ? C'est le pari que font la Compagnie de chauffage, GEG (Gaz Électricité de Grenoble) et Primeo Énergie, qui se sont associés en avril dernier pour créer Vega Energies. Cette nouvelle société a repris les activités de l'entreprise belge Solvay, ainsi que ses 13 salariés, qui produisait et distribuait de l'énergie aux entreprises de la plateforme chimique : Vencorex, PDC Chemical, Seqens, Poral et Suez.
Mais dans le contexte actuel, la création de cette nouvelle entité interroge. Quel est l’objectif ? Premier élément de réponse : selon Frank Leroy, directeur général de la Compagnie de chauffage, Vega Energies continuera de vendre de l'énergie aux entreprises de la plateforme afin d'atteindre l'équilibre financier. Second élément : Vega Energies est une société par actions simplifiée, détenue à parts égales par ses trois actionnaires. Or, GEG et la Compagnie de chauffage sont deux sociétés d'économie mixte (SEM), dont la Métropole et la Ville de Grenoble sont les principales actionnaires, ce qui leur confère 66% du capital de la nouvelle entité.
La création de Vega Energies est avant tout “un objectif d'intérêt général”, selon Frank Leroy qui dit espérer une mobilisation des acteurs publics et privés autour de la plateforme chimique. “Cette reprise d’activité intervient dans un contexte complexe, c'est vrai, mais nous avons ici des outils industriels qu'il faut absolument maintenir en activité. Car s'ils s'arrêtent, ils ne redémarreront plus, ce qui limiterait alors les capacités ultérieures de réindustrialisation du site.” Le but de Vega Energies est donc de préserver l'outil industriel en état de fonctionnement dans l'espoir de voir arriver de nouveaux clients sur la plateforme.
Après l’annonce de l’abandon du projet Exalia, la Métropole grenobloise s'est d’ailleurs engagée, dans un communiqué, en faveur d'un “pacte local de réindustrialisation” de la plateforme chimique de Pont-de-Claix. Selon elle, ce pacte est “piloté par les services de l'État, en étroite association avec la Métropole, les collectivités concernées, la Région et les futurs industriels susceptibles d'investir le site”. De nouveaux développements sont donc attendus.
C. Le Goff

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