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Industrie — Le 31 mai 2021 - Mis à jour le 7 juin 2021

Un renouveau industriel en région grenobloise ?

À l’heure où la pandémie a révélé les fragilités du tissu productif français, le plan France Relance met l’accent sur l’enjeu de réindustrialisation. Quelle forme prend-il en région grenobloise ? Quels sont les grands projets qui marqueront les années à venir ? Sur quelles filières le Sud-Isère est-il particulièrement actif et peut-il miser à l’avenir ? Point prospectif.

© AdobeStock

Selon France Stratégie, avec 13,5 % du PIB en 2018, la part de l’industrie en France est bien inférieure à celle de ses voisins allemands (25,5 %), italiens (19,7 %) ou même espagnols (16,1 %).« La France est le pays développé qui s’est le plus désindustrialisé depuis 20 ans », estime le Cercle des économistes dans son cahier « Va-t-on vraiment réindustrialiser la France ? », paru fin 2020.
« Entre le début des années 2000 et 2016, le nombre d’entreprises industrielles de plus de 20 salariés en France a diminué de près de 40 %, quand il progressait de 2 % en Allemagne. » Or, comme le rappellent ces économistes, « pour rester souverain et puissant, un pays doit produire les principaux biens et services qu’il consomme dans les filières dites de souveraineté (défense, finance, agroalimentaire, santé et énergie) ».

Nous l’avons vécu avec la crise de la Covid-19 et le manque d’équipements de protection, de tests et de gel hydroalcoolique au printemps 2020, la forte dépendance vis-à-vis des pays asiatiques pour les approvisionnements se fait cruellement sentir. Ici la santé, là, la microélectronique, touchée depuis plusieurs mois par une pénurie de composants…
L’enjeu est donc de retrouver une souveraineté dans certains secteurs stratégiques, en maintenant l’activité industrielle existante et en favorisant l’implantation de nouveaux acteurs.

France Relance : un plan de reconquête industrielle

Lancé en septembre 2020 en réponse à la crise économique, le plan France Relance, doté de 100 Md€, a été pensé en partie pour répondre à cet enjeu de reconquête industrielle.

Agir sur la compétitivité des entreprises constitue l’un des trois axes de ce plan, aux côtés des volets « écologie et transition énergétique » et « cohésion des territoires ». Pour y arriver, le plan prévoit d’agir sur plusieurs tableaux : la baisse des impôts de production, estimée à 10 Md€ pour 2021 (484 M€ en Isère pour 2021 et 2022) ; la relocalisation de l’industrie, avec un financement de 2 Md€, dont 600 M€ pour des projets dans les secteurs critiques (santé, agroalimentaire, électronique, télécommunications-5G et intrants essentiels de l’industrie) ; la modernisation de l’appareil de production ; l’investissement dans les technologies d’avenir…

Au total, ce plan mobilise 35 Md€ directement fléchés vers l’industrie. Le programme européen « Next Generation EU », doté de 750 Md€, vise de son côté, à financer les plans de relance nationaux. La France devrait percevoir, à ce titre, 40 Md€.

L’Isère, grande bénéficiaire du plan

« Avec 40 entreprises, dont 25 dans le Sud-Isère, l’Isère est l’un des départements qui a obtenu le plus de lauréats dans le cadre du plan France Relance », affirme Samy Sisaid, sous-préfet à la relance.
Le 4 mai dernier, l’Isère dépassait même la barre des 100 lauréats grâce, notamment, aux 58 bénéficiaires de l’aide en faveur des investissements de transformation vers l’industrie du futur. Cet excellent positionnement s’explique par le terreau technologique propre à ce territoire : « Nous bénéficions de nombreuses technologies issues notamment du CEA. Le passage de la recherche à l’application, tel qu’il existe en Isère, a rarement lieu dans d’autres départements, poursuit Samy Sisaid. Grenoble dispose d’un grand nombre d’entreprises récentes dotées de technologies d’innovation. »

Une caractéristique quasi unique en France. Malgré l’absence, en 2020, de grands projets de la part d’investisseurs étrangers, il faut noter que « les entreprises iséroises ont fait preuve d’une capacité à croître et à créer de l’emploi au-delà de ce qu’auraient pu permettre des investissements étrangers », complète Samy Sisaid.
Ainsi, l’ensemble des 40 sociétés iséroises soutenues par le plan France Relance représente un total d’au moins 350 nouveaux emplois. « Il existe un effet levier du plan. Les subventions constituent 30 % du montant des projets. L’aide de l’État permet de réduire le risque, et donc de lancer ou accélérer ces projets d’avenir. »

La filière électronique, bien représentée en Isère

Sur le plan national, la filière électronique bénéficie d’une enveloppe de 125 M€ dans le cadre de France Relance. Ses acteurs apparaissent particulièrement concentrés en Isère.

Comme le rappelle Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA : « Le bassin grenoblois est très bien positionné sur ce secteur stratégique. Il couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de la microélectronique : les composants et matériaux avec STMicroelectronics et Soitec, les écrans avec Aledia, MicroOled, les imageurs avec Lynred, Trixell… »

Parmi les lauréats de l’appel à projets « Résilience » dédié aux secteurs dits critiques, des start-up et PME en plein essor ont été sélectionnées, pourvoyeuses des emplois de demain, telles Aryballe, MicroOled, Aledia, Cedrat Technologies, ou encore des sociétés d’envergure internationale, comme Soitec ou Lynred.
Leader mondial de la vision et de la détection infrarouges, Lynred a été retenue pour son projet Silk portant sur le développement d’une nouvelle génération de détecteurs infrarouges. Ce projet permettra de diminuer le niveau de dépendance aux importations par la relocalisation d’une partie de l’activité de développement en France. Un investissement de 2,8 M€ avec, à la clé, la création d’une vingtaine d’emplois directs à l’horizon 2030, eux-mêmes générateurs d’emplois indirects sur le territoire.

Réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiale

Un des enjeux de la réindustrialisation du pays est bien la réduction de la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiale. Autre exemple, toujours dans le secteur électronique : Vogo, fondée en 2013, spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes de communication notamment dans le domaine sportif, mais également dans les secteurs de la santé et de l’industrie.
Récente lauréate de l’appel à projets « Territoires d’industrie », elle ambitionne de créer un nouveau site industriel, à Bernin, afin de maîtriser et moderniser l’ensemble de son cycle de fabrication d’équipements électroniques, tout en s’affranchissant de la dépendance actuelle à un sous-traitant asiatique.

Filière également stratégique pour conquérir une nouvelle souveraineté nationale : la santé.

En Isère, Eras Labo, à Saint-Nazaire-les-Eymes, et GlycoBAR, à Meylan, ont été retenues dans l’appel à projets « Résilience ».

GlycoBAR développe une technologie qui permet de filtrer le plasma sanguin pour y éliminer les anticorps et ainsi le rendre compatible avec tous les receveurs, quel que soit le donneur. Le soutien de l’État lui permettra de se doter d’un outil de production de plus haut volume pour faire face à la demande mondiale.

De son côté, acteur majeur des technologies médicales depuis plus de 120 ans, BD France (Le Pont-de-Claix, 2 000 collaborateurs en France) continue d’investir massivement. Plus de 175 M$ sont ainsi consacrés à l’extension et à l’amélioration de ses lignes de production dédiées aux dispositifs d’injection sur son site du Pont-de-Claix. Centre de référence pour la production de seringues préremplissables, BD a annoncé le recrutement de 90 personnes, s’ajoutant aux 1 700 salariés du site.

Investir dans les technologies d’avenir

De nombreux lauréats du plan France Relance ont pour objectif l’industrialisation de produits et procédés issus d’innovations de rupture : Aryballe avec son dispositif révolutionnaire de capture de signaux olfactifs (voir encadré) ; MicroOled et ses micro-écrans Oled à haute résolution et très basse consommation d’énergie ; Aledia, dont la technologie MicroLED 3D devrait bouleverser le marché des écrans dans les années à venir…

Le bassin grenoblois fourmille ainsi de sociétés à la pointe de la technologie. Cet écosystème unique est notamment lié à la présence du CEA Grenoble, à l’origine de nombre de ces jeunes entreprises innovantes.

« Depuis 10 ans, le CEA a donné naissance à plus de 200 start-up, parmi lesquelles Soitec, Exagan, Aledia, Lynred, Diabeloop, MicroOled…, rappelle Stéphane Siebert. Le transfert industriel est l’une des forces de notre territoire. Dans 80 % des cas, il s’effectue dans des entreprises existantes afin d’augmenter les chances de mise sur le marché du produit. On sous-estime trop souvent les difficultés de passage d’une technologie issue d’un laboratoire vers un produit industriel. À Grenoble, nous nous sommes dotés des moyens de développer cet écosystème : le CEA met à disposition des porteurs de projets des plateformes technologiques dans lesquelles nous investissons chaque année 120 M€.

Nous leur offrons un accès privilégié à notre réseau de plus de 700 partenaires industriels. Par ailleurs, le CEA a été pionnier dans l’investissement en amorçage technologique avec la création en 1999 de CEA Investissement. Depuis 2017, la structure fondée avec Amundi, Supernova Invest a investi 250 M€ dans plus de 70 sociétés. Les start-up essaimées du CEA ont ainsi permis la création de 5 000 emplois à très haute valeur ajoutée. » Selon Grenoble-Alpes Métropole, en 2020, au plus fort de la crise, les start-up grenobloises ont encore permis la création de près de 500 emplois.

De son côté, Linksium contribue à la création d’une quinzaine de start-up deeptech par an. La SATT grenobloise a notamment incubé et accompagné des sociétés à fort potentiel comme EverCleanHand, Magia Diagnostics, Microlight 3D dans la santé, BeFC, Hymag’In, Lancey Energy Storage dans l’énergie, Vulkam pour l’industrie des matériaux.

L’Isère, territoire d’énergies

Outre l’électronique et la santé, l’un des axes forts de développement industriel pour le bassin grenoblois est, historiquement, celui de l’énergie. Face aux enjeux de la transition énergétique, les acteurs se multiplient.

Avec sa technologie WagaBox, Waga Energy (Meylan) valorise le biogaz issu des sites de stockage des déchets sous forme de biométhane. Quant à la jeune société BeFC (Grenoble), elle devrait produire ses premières biopiles en région grenobloise d’ici fin 2022.
Les deux start-up viennent d’être sélectionnées parmi 20 autres pour rejoindre le programme national French Tech Green20 qui vise à faire émerger les nouveaux champions technologiques de la transition écologique.

Autre start-up prometteuse : Sylfen et son ingénieux procédé de stockage d’énergie sous forme d’hydrogène. L’entreprise du Cheylas fait partie des lauréats du plan France Relance (appel à projets « Territoires d’industrie »). Elle démarre son activité industrielle avec une première infrastructure de production qui lui permettra de créer d’ici deux ans 40 emplois directs et autant d’emplois indirects, et d'atteindre 10 M€ de chiffre d’affaires par an. La première phase représente un investissement de 580 k€, dont la moitié financée grâce au Plan. D’ici 2024-2025, elle passera à une industrialisation à plus grande échelle qui nécessitera l’emploi de 150 personnes, 490 en comptant les emplois indirects.

En particulier, l’hydrogène constitue un marché en plein essor. Une technologie dont s’est pleinement emparé le territoire grenoblois, avec là encore, la marque du CEA. « Cela fait plus de dix ans que nous menons des recherches avancées sur l’hydrogène, confirme Stéphane Siebert. Nous travaillons sur deux axes principaux : la production d’hydrogène propre et à bas coût et la transformation d’hydrogène en électricité. Le CEA Grenoble dispose du plus important pôle de R&D en France sur ce sujet. »

Au-delà de la recherche technologique liée à la production énergétique se pose aussi la question de l’industrialisation à grande échelle de ces procédés. Le projet Verkor en est une illustration. Il vise à produire sur le sol national les batteries nécessaires aux futurs véhicules électriques circulant en France et en Europe du Sud.
Verkor a déjà séduit des investisseurs de poids : Capgemini, Schneider Electric, EIT InnoEnergy et le groupe IDEC.

Faire travailler ensemble start-up et grandes entreprises

Construire l’industrie du futur suppose donc une collaboration entre tous les acteurs de l’écosystème, le monde de la recherche, mais aussi les groupes, PME/TPE et start-up.
Le 1er avril dernier, Bpifrance lançait sa plateforme Tech in Fab, portail d’informations et de mise en relation entre start-up, PME et ETI. En parallèle, elle signait un partenariat avec France Industrie pour favoriser les ponts entre les grands groupes industriels et les start-up deeptech.

Le message est clair : au-delà des industries traditionnelles, la reconquête industrielle en France passe par ce vivier de start-up et de jeunes entreprises innovantes.Car si les technologies ne suscitent pas d’intérêt au niveau national ou européen, d’autres acteurs, asiatiques ou américains, repèrent, eux, leurs atouts. Désormais conscients des enjeux, de grands groupes tendent à investir à leurs côtés.

Avec son programme d’accélération « Innovation Booster », lancé en 2016, STMicroelectronics apporte un soutien aux sociétés technologiques. Le groupe a accueilli, par exemple, la start-up Hydrao, créatrice du pommeau de douche connecté écologique ou, plus récemment, Activ’Motion, à l’origine d’un dispositif d’écoute innovant.

Air Liquide a aussi lancé, en 2019, un accélérateur de start-up deep tech (Accelair) et dispose, depuis 2013, d’une structure de capital-risque dédiée ciblant les secteurs de la transition énergétique, de la santé et du numérique. Le groupe a investi, en local, dans des start-up comme Apix Analytics, Diabeloop, McPhy ou Waga Energy.

« C’est en facilitant cette coopération entre grands groupes et start-up, surtout en phase préindustrielle, que nous parviendrons à accélérer la mutation de l’industrie française vers une industrie du futur plus compétitive, plus innovante », affirmait Émilie Mouren-Renouard, vice-présidente innovation d’Air Liquide, lors d’une table ronde organisée, à Grenoble, le 6 avril dernier par le Cercle des économistes.
« C’est par l’innovation que l’industrie répondra aux enjeux de relocalisation, de réindustrialisation et de décarbonation de notre économie, mais aussi de rayonnement à l’international », concluait-elle.

Attirer et maintenir l’industrie traditionnelle

Pour certaines entreprises déjà bien implantées, il s’agit de moderniser avant tout l’outil de production, voire d’imaginer de nouveaux processus industriels.

Société spécialisée depuis plus de 50 ans en chaudronnerie et soudure dans les domaines de l’hydroélectricité, l’hydrogène, le nucléaire, ACS (Atelier de chaudronnerie de Sassenage) souhaite devenir le référent français en conteneurisation de stations hydrogène. La PMI a été lauréate, en ce début d’année, de l’appel à projets « Territoire d’industrie » du plan France Relance.

Fabricant de pièces mécaniques pour le secteur automobile, Poral (siège à Oléron, site au Pont-de-Claix employant 20 salariés) s’est, elle, distinguée pour son projet « Poral 2021 » consistant à développer une flexibilité et une agilité dans les processus de métallurgie des poudres afin de capter de nouveaux marchés.

Vue 3D du futur Centre de Services Alstom au Cheylas © SLS Actiparc Sillon Alpin

 

Le renouveau industriel en Sud-Isère passe également par l’implantation de nouveaux projets d’envergure. Alstom a ainsi choisi d’installer un nouveau centre de services au Cheylas, sur la friche industrielle d’Ascométal.
Ce site sera dédié à la rénovation de trains régionaux, trams et métros. Cette activité d’Alstom (ex-Bombardier Transport), unique en France, emploiera à terme 120 personnes.

Pourquoi Le Cheylas ? D’abord, parce que le site est embranché au réseau ferroviaire, une configuration rare en France selon Alstom. La Région s’est d'ailleurs engagée, le 4 juin dernier, à apporter 1,4 M€ pour aider le groupe à remettre en état cet embranchement ferroviaire d’accès au site. Il dispose ensuite d’un bâtiment très long déjà existant qui sera réaménagé en hall ferroviaire.

Enfin, autre point fort : une implantation en Auvergne-Rhône-Alpes, une région où la part du ferroviaire dans la mobilité est importante. Alstom compte mettre en exploitation son site dès octobre prochain, avec une montée en puissance progressive sur plusieurs années.

Bâtir une nouvelle attractivité pour l’industrie

Trouver les compétences, attirer les talents dans la région constitue un des enjeux de ce renouveau industriel. Fidèle à ses origines, ARaymond a choisi de poursuivre son développement dans notre département, en construisant un nouveau site dans le Pays Voironnais (voir notre article).

En attendant sa future installation en 2023 et pour faire face à la croissance de son activité pharmaceutique, l’entreprise prévoit une extension de son site ARaymondlife de Saint-Égrève.

« La région grenobloise dispose d’atouts forts en termes de technologies, de cadre de vie, d’écosystèmes, de relation avec les industriels. Nous croyons en Grenoble et sa région ! », affirme Dominique Roullet-Revol, chief operations d’ARaymond. Il reconnaît cependant : « Nous ne ferons pas de réindustrialisation sans développer l’attractivité de nos métiers auprès des jeunes et déployer des politiques locales en cohérence avec un développement industriel raisonné. »

Première esquisse Projet ARaymond Centr’Alp © ARaymond

 

Le secteur industriel est plus que jamais nécessaire, condition à la survie de nombreux autres domaines d’activité, et à l’exercice même d’une souveraineté économique.

Avec l’intégration de plus en plus forte d’innovations, de technologies, de procédés plus écologiques, l’industrie prouve aussi qu’elle sait conjuguer expériences du passé et défis de l’avenir.
C’est notamment le sens de la nouvelle filière Solutions Industrie du Futur, lancée le 9 avril dernier. Elle s’inscrit dans une approche résolument conquérante, en structurant une offre française de machines et solutions de production alliant le numérique au service des autres filières industrielles.

F. Combier

L'industrie en chiffres

. 33 000 entreprises industrielles de plus de 5 salariés en France 
. 3,2 millions d’emplois directs, soit 12 % des emplois en France et 16 % en Isère
. 4,5 millions d’emplois indirects
. 13,5 % du PIB 
. 25 Md€ de dépenses de R&D
. 80 Md€ d’investissement 
. +10 %, montant de la reprise des investissements en 2021 (contre -12 % en 2020)
. 74 % des exportations françaises 


Sources : Ministère de l’Économie, France Industrie, Préfecture de l’Isère, Insee. 
 

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