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Services — Le 1 septembre 2021

Santé : radiographie d’une filière

Le secteur de la santé, placé sous les feux des projecteurs depuis mars 2020, occupe une place essentielle dans l’économie grenobloise. Il regroupe une grande diversité d’acteurs, du CHU aux start-up des medtechs, en passant par les groupes internationaux, PME, centres de recherche et laboratoires. Quelles sont les lignes de force de la filière ? Quel rôle grandissant joue-t-elle pour la société ? Sur quelles technologies d’avenir travaillent localement ses chercheurs et entrepreneurs ? Éléments de diagnostic.

© AdobeStock

Avec l’apparition du Covid, la filière de la santé est redevenue essentielle. Elle fait d’ailleurs partie des cinq secteurs critiques soutenus dans le cadre du plan France Relance, des secteurs pour lesquels le pays doit absolument conserver sa souveraineté nationale. Un exemple fort : l’annonce, en juin, par Sequens, de la relocalisation en Isère (Roussillon) de la production de paracétamol, un principe actif dont la dépendance vis-à-vis de la Chine et l’Inde est pleinement ressortie au printemps 2020. Comme l’affirme Grégory Vernier, directeur de Medicalps, le cluster de la filière des technologies de la santé du sillon alpin, « la pandémie de Covid a révélé encore davantage l’importance stratégique de cette filière. Par ailleurs, elle a pour conséquence d’accélérer les tendances telles que la santé numérique, la gestion des données, les technologies mini-invasives réduisant les temps d’hospitalisation ».

Le Covid-19, accélérateur d’innovations

Sur le plan purement économique, la pandémie a eu des impacts directs, mais très divers, sur la filière. « Les entreprises proposant des équipements hospitaliers ont connu des difficultés commerciales par manque d’accès direct à leurs clients, analyse Grégory Vernier. D’autres, en pleine procédure de levées de fonds, ont subi un ralentissement de leur démarche, ou ont vu leurs essais cliniques retardés. À l’inverse, pour certaines entreprises, telles celles gravitant dans le champ de la télémédecine par exemple, le Covid a représenté de vraies opportunités. »

Des sociétés ont également connu un regain d’activité en raison même de leur marché directement lié aux problématiques soulevées par cette pathologie. C’est le cas de la start-up meylanaise EverCleanHand, à l’origine de la création de bornes de désinfection automatiques des mains. De grands groupes, comme BD ou ARaymondLife, ont dû faire face à un accroissement de la demande, le premier de ses dispositifs d’injection pour l’administration des vaccins, le second de bouchons pour les doses de ces mêmes vaccins. Idem pour Trixell et ses détecteurs radiologiques de pointe qui a vu ses ventes s’envoler l’an dernier.

Des sociétés se sont même repositionnées pour répondre aux enjeux du moment. La start-up grenobloise Avalun a imaginé un test antigénique rapide de détection du Covid, un produit commercialisé depuis fin 2020. De son côté, Grapheal, spécialiste des biocapteurs embarqués, a mis au point un test numérique permettant d’identifier la présence du virus en quelques minutes. Autre start-up qui a su rapidement répondre à la demande des chercheurs : Cell&Soft, deeptech grenobloise de biotechnologies fondée en 2018. Spécialisée dans le développement de supports de culture cellulaire innovants, capables de reproduire la souplesse des tissus, elle a mis sur le marché, au printemps dernier, une nouvelle génération de supports de culture pour l’isolement et l’amplification de virus avec, comme première application, le Covid-19.

Un écosystème très diversifié

Si la pandémie actuelle a été l’occasion de mettre en lumière certains acteurs du secteur, l’écosystème grenoblois est riche d’une multitude de sociétés dans tous les domaines de la santé. Le territoire Grenoble-Alpes concentre de nombreux leaders mondiaux : BD, Biomérieux, Trixell, Medtronic, Fresenius, Koelis, Roche Diabetes CareRoche Diagnostic France, dont Grenoble constitue la plus importante entité en France. Des ETI et PME, telles ARaymondLife ou Eveon, marquent aussi la filière de leur empreinte. Eveon, concepteur et fabricant de dispositifs médicaux intelligents, a été classé par le magazine Forbes troisième entreprise la plus inventive de France en 2019 dans la catégorie des technologies médicales.

Dispositifs médicaux, instrumentation et robotique chirurgicales, imagerie, implants, biotechnologies… « C’est l’une des caractéristiques de l’écosystème de Grenoble-Alpes : la grande diversité des problématiques adressées par les entreprises, remarque Grégory Vernier. Nous sommes aussi bien présents dans le diagnostic in vitro avec des acteurs comme Roche, Biomérieux, Sobioda, MagIA diagnostics, LXRepair, Medimprint, Avalun ; dans la délivrance de médicaments avec BD, Fresenius, Eveon ; dans l’instrumentation et l’imagerie médicale grâce à Koelis, eCential Robotics, Imactis, BlueOrtho ; ou encore les implants avec Wright, Uromems, Diabeloop, SentinHealth ; enfin, dans les technologies de l’information avec Pixyl, Anatoscope, Twinsight, Sinnovial, ou l’e-santé avec Grapheal, Remedee Labs, Sublimed. »

Une filière plus mature, fortement créatrice d’emplois

Il est à noter qu’en région grenobloise, l’écosystème de la santé devient plus mature : « 49 % des entreprises de Medicalps ont plus de dix ans », constate ainsi Grégory Vernier. Le cluster, qui fêtera ses 20 ans le 4 novembre prochain, regroupe 104 adhérents, dont 80 % de PME de moins de 50 salariés. « La santé est un secteur fortement créateur d’emplois, depuis deux ans notamment, remarque encore Grégory Vernier. Nos entreprises adhérentes emploient 5 000 salariés. » La filière regroupe, sur Grenoble-Alpes, plus de 200 entreprises et 32 000 personnes toutes activités confondues. Dans le seul domaine de la robotique chirurgicale, ce sont 400 emplois qui ont été créés par les différentes entreprises lancées par Stéphane Lavallée (BlueOrtho, eCential Robotics, Imactis, Orthotaxy, Uromems…). Sans compter les emplois indirects.

Un nouvel accélérateur, Bizmedtech

Il faut dire que le domaine de l’instrumentation et notamment du geste médical assisté par ordinateur constitue une vraie force du territoire. Depuis 1989 et le premier système de robotique guidé par l’image et utilisé en routine clinique, de nombreuses premières mondiales ont été réalisées au CHUGA (CHU Grenoble Alpes) et dans les cliniques de l’agglomération grenobloise. « Nous disposons d’un écosystème puissant constitué de nombreux laboratoires et entreprises du secteur, explique Éric Falco, directeur de Bizmedtech, le seul accélérateur au monde dédié à la robotique chirurgicale, implanté à Grenoble. Nous possédons des compétences très variées et complémentaires, des ressources uniques au monde. L’enjeu est d’ailleurs de faire grandir ce vivier de talents ! »

Fondé officiellement en 2012, Bizmedtech accompagne les start-up de leur création jusqu’à leur envol, en leur apportant un certain nombre de services, mais également en les aidant financièrement. Six start-up sont déjà passées par l’accélérateur grenoblois, dont Imactis, Blue Ortho, rachetée depuis par l’Américain Exactech, Orthotaxy, acquise, elle, par le groupe Johnson & Johnson… « Même si certaines d’entre elles ont été reprises par de grandes sociétés internationales, il est à noter que leur base reste ici, en raison notamment des compétences locales, remarque Éric Falco. Et ces acteurs contribuent à la croissance de ces entreprises. » Pour exemple, BlueOrtho, spécialiste des systèmes de chirurgie augmentée, est passée de 15 salariés au moment de son rachat, en 2015, à 70 collaborateurs aujourd’hui.

Faire de Grenoble la capitale mondiale de la robotique chirurgicale

Parmi les six autres start-up actuellement accompagnées par Bizmedtech figure eCential Robotics. Fondée en 2009 sous le nom de Surgivisio, eCential Robotics et sa plateforme unique concentrant imagerie médicale, système de navigation et robotique, est identifiée comme un futur champion mondial.

La plateforme d'eCential Robotics unifie imagerie 2D/3D robotisée, navigation chirurgicale et bras robotisé chirurgical. © F. Combier
La plateforme d'eCential Robotics unifie imagerie 2D/3D robotisée, navigation chirurgicale, bras robotisé chirurgical © FCombier

Président d’eCential Robotics, Stéphane Lavallée l’est également de Bizmedtech. Son objectif ? Lancer jusqu’à 100 start-up ! « Les entreprises que nous sélectionnons ciblent une problématique médicale spécifique dans le domaine de la chirurgie orthopédique », précise Éric Falco. Le champ de l’orthopédie est extrêmement vaste, autrement dit, il y a encore de la place pour bon nombre d’acteurs. Le potentiel du marché mondial de la robotique chirurgicale est d’ailleurs considérable. Il est estimé aujourd’hui à 12 Md$ à l’horizon 2025. « Nous avons atteint une maturité des technologies qui permet d’offrir des solutions vraiment efficaces. L’ambition de Bizmedtech est d’affirmer la position de Grenoble comme capitale mondiale de la robotique chirurgicale », annonce Éric Falco.

Des start-up en devenir

Le territoire Grenoble-Alpes fourmille de start-up, toutes plus innovantes les unes que les autres. Lauréate de l’appel à projets Résilience du plan France Relance, GlycoBAR est issue du Cermav, un laboratoire du CNRS, et de la société Elicityl, à Crolles. Fondée en 2015, elle a mis au point une technologie révolutionnaire. Elle est, en effet, capable de produire des antigènes et de les intégrer au plasma afin d’obtenir un plasma universel. Le résultat ? Fini les problèmes d’incompatibilité de groupes sanguins entre donneurs et receveurs ! « L’idée de fabriquer des antigènes n’est pas nouvelle, assure Henri Sors, dirigeant de GlycoBAR. Mais jusqu’à présent, il n’existait pas de technologie pour produire à un prix compatible avec le marché. Nous y sommes arrivés ! »

La société souhaite multiplier par dix sa production. Pour cela, elle doit transformer ses locaux, basés à Crolles, et acquérir du matériel afin de passer, d’ici deux à trois ans, en phase d’industrialisation. Cette première étape représente un investissement de 1 M€, dont la moitié sera financée par les subventions du plan de relance. Et GlycoBAR ne compte pas s’arrêter là. Elle travaille déjà à d’autres applications, telle la transplantation d’organes, en particulier des reins, entre groupes sanguins non compatibles.

Le dispositif médical imaginé par SentiHealth © SentinHealth
Le dispositif médical imaginé par SentiHealth © SentinHealth

Autre start-up prometteuse : SentinHealth. Créée en 2017, elle a imaginé un dispositif implantable pour la surveillance des maladies chroniques liées au vieillissement, notamment l’insuffisance cardiaque. « Notre dispositif, de la taille d’une mini-clé USB, est implanté en sous-cutané chez le patient, explique le CTO, Thibault Parmentier. Le capteur permet d’acquérir des données, transmises ensuite à un serveur pour être analysées. Si nécessaire, une alerte est envoyée au médecin afin de corriger le parcours de soins. L’idée est de détecter en amont les crises, de les anticiper et donc d’en réduire les effets. Cela est bénéfique pour le patient, à qui l’on peut éviter l’hospitalisation, mais réduit aussi les coûts économiques de prise en charge de ces pathologies. » Après une première levée de fonds de 1,1 M€ en 2019, elle espère lever 5 M€ d’ici l’automne prochain, ce qui lui permettrait de financer les premiers essais cliniques en fin d’année. « Le déploiement de notre dispositif est prévu en 2024, précise Thibault Parmentier. » Si le siège social de SentiHealth est implanté à Paris, le laboratoire de R&D se situe, lui, à Biopolis, à La Tronche. La start-up emploie 18 personnes, dont 15 en local. Elle prévoit de doubler ses effectifs d’ici deux ans.

Un système hospitalier ouvert à l’innovation

Outre ses start-up et autres entreprises innovantes, « l’autre force du territoire est de pouvoir s’appuyer sur le CHUGA, un partenaire très actif », explique Éric Falco. Selon Medicalps, ce sont 1 500 essais cliniques qui sont réalisés chaque année sur le territoire. L’écosystème Grenoble-Alpes est révélateur de la fertilisation croisée du milieu de la recherche, de la formation et des acteurs industriels, tous unis pour la médecine de demain. Porté par le CEA, le CHU de Grenoble, l’Inserm et l’Université Grenoble Alpes, Clinatec en est un parfait exemple. La spécificité de ce centre, lancé il y a dix ans, est d’associer sur un même site une plateforme technique, où naissent des dispositifs technologiques de pointe, et un hôpital doté des meilleurs équipements. Clinatec a pour ambition de lutter contre les maladies dégénératives, les cancers et le handicap. En 2017, c’est à Grenoble que fut opéré le premier patient tétraplégique équipé d’un exosquelette.

Le numérique au service de la santé

La médecine de demain s’appuiera sur des technologies de pointe et sur le numérique. Selon une étude de l’institut Montaigne parue en juin 2020, le marché de l’e-santé représente un potentiel de 16 à 22 Md€ par an en France. En 2020, le pays a enregistré 19 millions de téléconsultations, un boom dû en partie à la pandémie. L’e-santé et la télémédecine font partie des tendances de la médecine du futur. Pour accélérer la recherche sur les nouvelles technologies et solutions dédiées à la santé, le groupe Orange et les laboratoires AGEIS (autonomie, gérontologie, e-santé, imagerie & société) et LIG (Laboratoire d’informatique de Grenoble) de l’Université Grenoble Alpes, ont lancé le 29 juin un laboratoire commun, Telecom4Health. Les travaux de recherche porteront autour de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies appliquées à la médecine dite « 4 P » : prédictive, préventive, personnalisée et participative.

Une médecine préventive et personnalisée

« La médecine prédictive et préventive devrait prendre une place de plus en plus importante grâce à l’intelligence artificielle et au croisement des données. Tout ceci permettra le développement d’une médecine personnalisée », confirme, de son côté, Grégory Vernier. Certaines start-up proposent déjà des solutions en ce sens. C’est le cas de Pixyl (La Tronche) qui a conçu des solutions d’analyse d’imagerie cérébrale, s’appuyant sur l’intelligence artificielle, capables de prédire l’évolution de certaines maladies neurodégénératives et neuro-inflammatoires. La start-up Anatoscope (Montbonnot) développe des solutions logicielles pour convertir tous types d’imagerie médicale en avatar 3D du patient. Le patch de suivi à distance de cicatrisation, mis au point par Grapheal (Grenoble), constitue, lui aussi, une réponse adaptée à chaque patient.

De son côté, Sinnovial (Échirolles), société de biotechnologie créée en 2015 en partenariat avec le CHU et l’Université Grenoble Alpes, conçoit des dispositifs innovants de médecine personnalisée afin d’améliorer la prise en charge des rhumatismes inflammatoires chroniques. Quant à Reckonect (La Tronche), elle développe un moteur de recherche graphique sécurisé permettant de prendre des décisions personnalisées. Sa technologie combine une base de connaissances propriétaire et des modèles d’intelligence artificielle de prédiction de nouveaux liens. La start-up, incubée par Linksium, a obtenu, en avril dernier, le trophée R2B Onco 2021 décerné par le cancéropole Clara. La santé numérique constitue l’un des grands enjeux du pays pour les années à venir. Tirant les leçons des failles du système de santé français lors de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a annoncé, le 29 juin, un plan d’investissement de 7 Md€ pour l’innovation dans cette filière, dont 650 M€ pour la santé numérique. Objectif : faire de la France un leader européen à l’horizon 2030. Nul doute que le territoire isérois sera au rendez-vous des innovations attendues !

F. Combier

Infos clés

En Isère

32 000 emplois dans les technologies de la santé dont plus de 8 200 emplois industriels, 2 300 emplois dans la recherche publique. 

Plus de 200 entreprises et laboratoires.

(source : Grenoble-Alpes Métropole)

LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS EN SUD-ISÈRE 

Nombre de lits en hospitalisation complète

Médecine : 1 345

Chirurgie : 761

Gynécologie-Obstétrique : 200

Total : 2 306

Nombre de lits ou places installées en psychiatrie

Psychiatrie générale : 582

Psychiatrie infanto-juvénile : 22

Total : 604

Effectifs salariés

Total (hors internes) : 1 628

Internes : 585 (Source : ARS)

Liste des établissements hospitaliers en Sud-Isère

CH RHUMATOLOGIQUE D’URIAGE - SAINT-MARTIN-D’URIAGE

CH FABRICE MARCHIOL LA MURE - LA MURE

CH DE RIVES RIVES HÔPITAL NORD – CHU38 - LA TRONCHE

CH DE TULLINS SITE PERRET - TULLINS

CH DE SAINT MARCELLIN - SAINT-MARCELLIN

CH DE SAINT LAURENT DU PONT - SAINT-LAURENT-DU-PONT

CENTRE HOSPITALIER ALPES ISÈRE - SAINT-ÉGRÈVE

CENTRE HOSPITALIER DE VOIRON - VOIRON

KORIAN LES GRANGES - ÉCHIROLLES

CENTRE MÉDICAL ROCHEPLANE - SAINT-MARTIN-D’HÈRES

GROUPE HOSPIT. MUTUALISTE DE GRENOBLE - GRENOBLE

AGDUC CENTRE DE DIALYSE VOIRON - VOIRON

ANTENNE SMUR AÉRODROME VERSOUD – CHU38 - DOMÈNE

ANTENNE SMUR ALPES D’HUEZ – CHU38 - HUEZ

CH DE VOIRON – MÉDECINE POLYVALENTE - COUBLEVIE

SSR HTP CHU38 - SITE CH DE VOIRON - VOIRON

NOUVELLE CLINIQUE DE CHARTREUSE - VOIRON

CLINIQUE DU DAUPHINE - SEYSSINS

CLINIQUE DU GRÉSIVAUDAN - LA TRONCHE

CENTRE DE PNEUMOLOGIE HENRI BAZIRE - LA SURE EN CHARTREUSE

HÔPITAL SUD – CHU38 - ÉCHIROLLES

ÉTAB. DE SANTÉ MENTALE DE GRENOBLE - GRENOBLE

AGDUC CENTRE DE DIALYSE LA TRONCHE - LA TRONCHE

CLINIQUE DES CÈDRES - ÉCHIROLLES

CLINIQUE BELLEDONNE - SAINT-MARTIN-D’HÈRES

AGDUC CENTRE DE DIALYSE MEYLAN - MEYLAN

CTRE SOCIAL LUTTE CONTRE L’ISOLEMENT -  GRENOBLE

AGDUC CENTRE DE DIALYSE VIZILLE - VIZILLE

USLD M.PHILIBERT SAINT-MARTIN-D’HÈRES - SAINT-MARTIN-D’HÈRES

AGDUC CENTRE DE DIALYSE VOIRON - VOIRON

AGDUC CENTRE DE DIALYSE SAINT-MARCELLIN - SAINT-MARCELLIN

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