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Présences Grenoble
Start-up — Le 29 août 2025

Saxol lutte contre les effets secondaires de la chimiothérapie

Créée fin 2024 à Grenoble, la start-up Saxol développe un traitement destiné à prévenir les neuropathies périphériques liées aux chimiothérapies. Hébergée par Linksium, elle est en cours de réalisation d’une première levée de fonds et entame la phase préclinique de son candidat-médicament.

Laurence Lafanechère et Philippe Bordeau, cofondateurs de Saxol
Laurence Lafanechère et Philippe Bordeau, cofondateurs de Saxol © F. Ardito

Le projet trouve son origine dans les recherches de Laurence Lafanechère, chercheuse au CNRS à l’Institut pour l'avancée des biosciences. En collaboration avec une équipe de l’université de Caen, elle a identifié une famille de composés capables de renforcer l’action des taxanes dans les traitements anticancéreux, tout en limitant leur toxicité sur les neurones. Sans remplacer les protocoles existants, Saxol propose une approche complémentaire, sous forme d’un médicament préventif, le Carba1, qui contribue à réduire les effets secondaires, sans compromis sur l’efficacité anticancéreuse.

Douleurs, fourmillements, troubles moteurs, cognitifs ou auditifs : près de 70 % des patients sous chimiothérapie subissent ces atteintes neurologiques, pour lesquelles il n’existe aujourd’hui que des solutions symptomatiques. L’objectif de Saxol est de démontrer, d’ici cinq ans, la preuve de concept (PoC) de son traitement chez l’humain.

Cap sur les essais cliniques

La start-up planifie un programme de développement sur cinq ans, évalué à 20 M€. Cette première levée, en partie via une campagne de financement participatif permettra de produire la molécule selon les standards pharmaceutiques et de préparer les études de toxicité animale. Une nouvelle levée est programmée dès 2026, pour réaliser les études de toxicité animale et préparer l’étude clinique chez l’homme.

Composée actuellement de cinq personnes, Saxol prévoit de doubler ses effectifs d’ici 2027. À terme, la technologie sera transférée à un acteur industriel en mesure de poursuivre les essais cliniques à grande échelle une fois l’efficacité chez l’homme démontrée. Une perspective déjà bien balisée dans un secteur où les biotechs s’allient aux grands laboratoires, afin de transformer leurs découvertes en solutions concrètes pour les patients.

L. Marty

Infos clés

Approche thérapeutique pour lutter contre les effets neurotoxiques des chimiothérapies.
Hébergée par Linksium, à Grenoble
5 employés, une dizaine d’ici fin 2027

 

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