Maltacina : Ultra-local
Sans s’interdire les viandes, les trois mousquetaires du Maltacina ont choisi plutôt le poisson, et surtout privilégié ostensiblement le végétal. Pour cela, ils se sont d’emblée attachés au local, et même à l’ultra-local, en ne se fournissant qu’auprès de producteurs situés dans un périmètre de 100 kilomètres à vol d’oiseau. Ils donnent une belle représentation géographique de leur région. La Matheysine, naturellement, avec, pour les légumes, Le Jardin des Engelas, de Frédéric et Lætitia Ducroc, à Valbonnais, La Mine aux légumes, de Sébastien et Julien Cavilier, à Nantes-en-Ratier, et Potaju, de Julien et Bérangère Reymond, à Corps. Pour le poisson, c’est le Vercors tout proche, avec La Pisciculture des sources, de Fannie et Nicolas Vidal, à Archiane. Pour les fromages et les produits laitiers, la Matheysine toujours, avec le Gaec Normand, qui poursuit depuis le XIVe siècle la tradition laitière familiale au marché de Pierre-Châtel, et, pour la brebis, Philippe et Chloé, à la Ferme des passerelles, à Mayres-Savel. Pour la viande, on reste en Matheysine, avec les pigeons de Carine Chantre à La Basse-Cour des Mottes, à La Motte-d’Aveillans, et il n’y a guère que pour le bœuf qu’ils s’éloignent un peu, en restant en Isère toujours, avec le bœuf d’Aubrac de la ferme de Joël et Véronique Vincent, à Siévoz. Côté liquide, en cuisine, le vinaigre vient de La Clandestine d’Hervé Bollot, à Izeron, au pied du Vercors. Et sur table, ce sont les vins du Trièves qui sont largement à l’honneur, provenant des domaines de Jérémy Bricka à Mens, de Samuel Delus à Prébois et de Maxime Poulat à Prébois aussi. Sans oublier, pour représenter le Grésivaudan, ceux de Thomas Finot à Bernin. Enfin, pour finir, le whisky du Domaine des Hautes Glaces, en Trièves, s’impose. Ou, à peine plus éloignée, une petite chartreuse…

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